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  • l'humanité
    le marché (suite)

L'évolution par accident et rectification

Évolution par accident

bonbonOccident ; l'adolescent agité

Nous l'avons vu, tout au long de ce chapitre consacré au marché, les pulsions de l'ultra libéralisme, stimulent de vieux comportements que nous partageons avec les autres primates et constituent en même temps un formidable accélérateur d'universalisation.

La multiplication actuelle de la violence et des transgressions, oblige l'humanité à trouver des parades. Elle nous contraint à créer des formes de protections de plus en plus efficaces. C'est le cas par exemple, des caméras de télé surveillance. Ces nouveaux systèmes de protection, rétrécissent certes, nos libertés, mais permettent également de comprimer de plus en plus la tendance humaine à abuser de ses congénères. Il est évident qu'à terme, un monde entièrement « télé surveillé » empêcherait la plupart des délits physiques de se produire.

Dans le no man's land

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles... Chaque âme représente exactement l'univers tout entier. Leibniz.

Les dérives du marché sont une réalité, mais elles sont également une nécessité en ces débuts de mondialisation. Selon la découpe humaine du temps, nous pouvons nous considérer dans une des nombreuses époques charnières de l'humanité (mais chaque époque n'est elle pas charnière ?.). Notre espèce est en train de délaisser progressivement son ancien système d'interdits religieux pour instaurer à la place un nouveau système d'interdits laïcs. Un droit indépendant, international et beaucoup plus juste et universel. Et nous sommes, semble-t-il, dans le no man's land précédent la finalisation effective de cette évolution.

A cause des tentations vendues par le marché, l'homme est soumis à la transgression. Il a perdu une grande partie de son autocensure morale. Il n'est pas assez retenu par le système juridique encore trop balbutiant. Il accélère donc le nombre d'abus, de violence et de transgressions. Il oblige ainsi, par ricochet, l'humanité à inventer de nouveaux moyens pour protéger l'homme de l'homme.

Parfait au présent mais perfectible

Nous devons admettre que certains excès du marché produisent également des bienfaits. Cela démontre le côté inexorable de ce mouvement « négatif » pour l'évolution « positive » de l'humanité. Mais nous nous retrouvons encore une fois, face à un paradoxe. L'humanité en effet est parfaite au présent tout en étant perfectible (la perfectibilité, est la seule essence humaine écrit Jean Jacques rousseau). Donc, même si les excès du marché travaillent finalement pour le bien de l'humanité, nous devons quand même les combattre. Nous devons avoir envie de les anéantir pour évoluer vers toujours plus d'humanité (surtout quand la forme d'évolution par l'excès, génère un tel nombre de sacrifices humains).

An 2002

médias

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Luis Bunuel, cineaste espagnol

Le travail est une malédiction quand on est obligé de le faire pour gagner sa vie il ne sert qu'à remplir les poches de ces cochons d'exploitants.
Seul le travail qu'on fait avec plaisir par vocation ennobli l'homme.
Tous les gens devraient pouvoir travailler de cette façon là.
Luis Bunuel tristana