valeurs et pulsions du marché
Philosophie et valeurs du marché.
L'être humain à l'épreuve du néo-libéralisme.
Depuis la séparation de l'église et de l'état, le marchand remplace le spirituel (et le philosophe), au côté du politique.
Ce nouveau conseillé à construit le nouveau « système
de valeurs » dans lequel baigne l'Occident, et finalement, une grande partie du monde.
Le système marchand fournit donc à l'humanité, la nouvelle "philosophie", le nouveau chemin qu'elle doit emprunter pour évoluer.
Il s'agit évidemment d'une parfaite hérésie dans la mesure où les « valeurs » du marché, s'oppose directement aux grandes valeurs humaines.
Par nature le marché doit valoriser les pulsions, les instincts, la tendance à la cupidité et à la compulsivité. Il est un ennemi de la conscience, de la mesure, de la spiritualité profonde et de la raison sur lesquels il doit gagner du terrain.
Les « valeurs » du marché, n'en sont pas.
Le
Goût du pouvoir,
de l'élitisme ségrégationniste, de la clanicité, du luxe, de la compétition
non ludique, de la sexualité sans sentiment ... sont des pulsions
primaires dérivant des mœurs primates.
-
Le culte de l'élitisme ségrégant procède directement du principe dominant-subordonnés
en cours chez le primate naturel..
- Le culte de l'agressivité (commerciale)
et de la compétition féroce découle de l'agressivité permanente des dominants
primates.
- Le culte du luxe, dérive de l'égocentrisme voyant
des dominants primates et de leurs façons de thésauriser les
privilèges au détriment de l'ensemble.
- La sexualité abusante, dominatrice et sans
manifestation affective proposé par le marché
du sexe (le nouveau porno), caricature tout simplement
la sexualité
sans affection en cours chez les dominants primates.
Les valeurs humaines sont toute autre.
-
Il s'agit du goût pour l'égalité,
- pour le partage,
- pour l'humilité,
- pour l'amour global (sexe et sentiment)
- pour les échanges respectueux, justes et honnêtes.
Voilà les véritables valeurs humaines, les véritables nouveautés apportées par notre espèce à la grande montée de l'esprit vers le supérieur (de la bactérie à l'éponge, du poisson à l'homme).
Baisse de la culture
La culture est un outil pour dépasser les lois de la nature
La promotion des pulsions primaires s'impose donc aux dépens des véritables valeurs humaines.
Il s'agit d'une une véritable régression dans la mesure ou les bases de l'humanité, de la culture humaine, repose entièrement sur les « valeurs supérieures » élaborées depuis des millénaires par nos grandes spiritualités.
Ces valeurs supérieures : vérité, justice, entraide,
altruisme, amour d'autrui, charité, bonté, compassion,
pardon, partage, forment le socle de nos lois, de notre droit, de notre éducation et de nos rapports humains ...
En répandant depuis 30 ans les pulsions
primaires (recherche de pouvoir, égocentrisme forcené,
compétition permanente, agressivité, clanicité) et sur toute la surface de la terre, le marché à progressivement transformé l'ambiance de l'humanité.
Il a durci peu à peu le monde.
La partie occidentale du marché lié à l'armement, en favorisant l'ouverture de multiples conflits, a fermé une multitude de pays au tourisme, autrement dit à la rencontre paisible.
La partie occidentale du marché, chargé des échanges commerciaux entre Occident et pays pauvres, par son exemple désastreux, par les injustices qu'elle commet, par la corruption qu'elle engendre, et par les valeurs qu'elle véhicule (goût du pouvoir, de la domination etc.)
, a rendu invivable et dangereux une grande partie de ces pays émergeants.
En
restaurant progressivement les plus basses lois naturelles, la société retrouve la violence et la souffrance inhérentes à
la condition primate (insécurité, élimination
des fragiles, crainte permanente d'un danger, frustration du dominé,
sentiment de toute-puissance, surdité à autrui).
Et évidemment, en exaltant les pulsions primates la société se retrouve avec les mêmes réactions (état
de qui-vive permanent,
isolement, protection, indifférence envers les inférieurs hiérarchiques, camouflage, clanicité, abandon des individus vulnérables).
L'inversion des valeurs spirituelles
Les valeurs divines comme horizon
Pourtant, si notre espèce est parvenu à s'éloigner
des moeurs souvent violentes et injustes du monde naturel, c'est principalement parce qu'elle avait en permanence comme point de mire, les valeurs du
sage et du spirituel.
Depuis plus de 3000 ans, l'idéal auquel l'homme doit tendre, les exemples sur lesquels l'humanité calquait ses conduites, étaient ceux de Yahvé, Dieu, bouddha, brahman ou Allah, ceux des prophètes, des saints ou des grands philosophes, Socrate, Platon, Epicure, Sénèque.
En s'appuyant sur ces exemples spirituels, l'homme s'évertuait le plus possible à maîtriser sa nature primaire pour se rapprocher d'une vie de bonté, de justice, d'éveil et de pureté. A la clef, il y avait la sagesse, la béatitude, l'extase, le nirvana.
Ces exemples issus des grandes religions et philosophies, ces exemples remplis de justice de conscience et d'universalité, venaient en remplacement des dieux et des héros antiques (dieux bagarreurs, souvent pervers et injustes, capables du meilleur comme du pire, et pétris d'une religiosité matérialiste).
Curieusement d'ailleurs, les valeurs remisent en scène par le marché, correspondent aux « qualités » des dieux et des héros du monde polythéiste et mythologique (le Dieu ou le héros téméraire, inconscient et bien souvent pervers).
Évidemment, cette régression à un sens et elle est ponctuelle. Elles nous permet d'unifier le monde (la mondialisation) sur
des choses universelles et simples (les objets, la mode, les valeurs du marché).
Mais nous le pressentons tous, la majorité humaine souffre de ces nouvelles valeurs.
L'humanité doit sortir peu à peu de ces conduites absurdes, violentes et régressives, pour le bien des hommes dans leur globalité.
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