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    le marché (suite)

valeurs et pulsions du marché

Philosophie et valeurs du marché.

Prison breakL'être humain à l'épreuve du néo-libéralisme.

Depuis la séparation de l'église et de l'état, le marchand remplace le spirituel (et le philosophe), au côté du politique. Ce nouveau « conseillé » à imposé son « système de valeurs » à l'ensemble de la société. Dans ce nouveau système de valeur baigne à présent l'Occident, et finalement, une grande partie du monde.

C'est donc le monde marchand qui fournit à l'humanité, sa nouvelle « philosophie", le chemin qu'elle doit emprunter pour évoluer. Il s'agit évidemment d'une parfaite aberration.

En effet, les « valeurs  » du marché, s'opposent clairement aux grandes valeurs humaines. Par nature le marché doit valoriser les pulsions, les instincts, la tendance à la cupidité et à la compulsivité. Il est un « ennemi » de la conscience, un rival de la mesure, de la spiritualité profonde et de la raison, valeurs supérieures, censées être en progression dans l'humanité.

Les « valeurs » du marché, n'en sont pas.

Le Goût du pouvoir, de l'élitisme ségrégant, de la clanicité, du luxe. Le goût de la compétition brutale, de la sexualité sans sentiment, sont des pulsions primaires dérivant des mœurs primates.

  1. Le culte de l'élitisme discriminant procède directement du principe dominant-subordonnés en cours chez le primate naturel..
  2. Le culte de compétition féroce (commerciale) découle de l'agressivité permanente des dominants primates.
  3. Le culte du luxe, dérive des conduites automatiques (thésaurisation des privilèges), et des attributs génétiques que les dominants primates sont condamnés à utiliser instinctivement. Si ces attributs ont évolué chez l'homme en objets, c'est justement pour qu'ils puissent régresser et disparaître un jour tout à fait.
  4. La sexualité abusante, dominatrice et sans manifestation affective proposé par le marché du sexe (le nouveau porno) caricature tout simplement la sexualité utilitaire et sans affection en cours chez certains primates.

Les valeurs humaines sont toute autre.

  1. Il s'agit du goût pour l'égalité,
  2. pour le partage,
  3. pour l'humilité,
  4. pour l'amour global (sexe et sentiment)
  5. pour les échanges respectueux, justes et honnêtes.

Voilà les vraies valeurs humaines apportées par notre espèce à la grande montée de l'esprit vers l'esprit supérieur (de la bactérie à l'éponge, au poisson, au mammifère, à l'homme).

Baisse de la culture

La culture est un outil pour dépasser les lois de la nature

La promotion des pulsions primaires s'impose donc aux dépens des valeurs que l'humain cherche à promouvoir depuis des millénaires. Il s'agit d'une véritable régression. Une régression dans la mesure ou les bases de l'humanité reposent entièrement sur ces « valeurs idéales » élaborées par nos grandes spiritualités.

Ces valeurs supérieures : vérité, justice, entraide, altruisme, amour d'autrui, charité, bonté, compassion, pardon, partage, forment le socle de nos lois, de notre droit, de notre éducation et de nos rapports humains... En répandant depuis 30 ans les pulsions primaires (pouvoir, narcissisme, compétition agressive, clanicité), le marché à progressivement transformé l'ambiance de l'humanité, lui injecte de nouvelles formes de violence dont nous voyons le résultat chaque jour.

Un générateur de conflit

L'industrie de l'armement, en favorisant de multiples conflits, a fermé de nombreux pays au tourisme (donc à la rencontre paisible). Des dominants occidentaux stimulent les injustices et la corruption dans leurs échanges commerciaux entre Occident et pays pauvres. En exportant leurs pulsions (goût du pouvoir, de la domination etc.), ils ont rendu invivable et dangereux une grande partie des pays émergeants.

Un retour vers notre primatitude

Le marché, en poussant l'ensemble humain vers ces pulsions primaires, conduit la société à retrouver ses conditions primitives, la violence et la souffrance inhérentes à la vie primate. Nous retournons vers l'insécurité, l'élimination des fragiles, la crainte permanente d'un danger, la frustration du dominé, le sentiment de toute-puissance du dominant, la surdité à autrui. Et évidemment, en exaltant les pulsions primates la société se retrouve avec les mêmes réactions. État de qui-vive permanent, isolement, protection, indifférence ou abus envers les inférieurs hiérarchiques, camouflage, clanicité, abandon des vulnérables.

Inversion des valeurs

Les valeurs divines comme horizon

Pourtant, notre espèce est parvenu à s'éloigner des moeurs souvent violentes et injustes du monde naturel. Elle y est parvenue parce qu'elle avait en permanence comme point de mire, les valeurs du sage et du spirituel. Depuis plus de 3000 ans, l'idéal auquel l'homme devait tendre était celui du divin. Les exemples sur lesquels la plus grande partie de l'humanité essayait de calquer ses conduites, étaient Yahvé, bouddha, brahman ou Allah. C'était les prophètes, les saints ou les grands philosophes, Socrate, Platon, Epicure, Sénèque.

En s'appuyant sur ces exemples spirituels, l'homme s'évertuait le plus possible, à maîtriser sa nature primaire. Il se rapprochait ainsi d'une vie de bonté, de justice, d'éveil et de pureté. A la clef, il y avait la sagesse, la béatitude, l'extase, le nirvana. Ces exemples issus des grandes religions et philosophies, étaient remplis de justice de conscience et d'universalité. Ils remplaçaient les dieux et les héros antiques. Ces dieux antérieurs étaient bagarreurs, souvent pervers et injustes. Ils étaient capables du meilleur comme du pire, et pétris d'une religiosité matérialiste.

Retour polythéistes

Curieusement d'ailleurs, les symboles remis en scène par le marché via la télévision, sont ceux de l'antiquité. Ce sont ceux des dieux et des héros du monde polythéiste et mythologique. Des dieux ou des héros téméraires, inconscients et bien souvent pervers.

Évidemment, cette régression à un sens et elle est ponctuelle. Elles permet d'unifier le monde (la mondialisation) sur des choses universelles. Des choses simples comme l'objet, la mode, les valeurs du marché. Mais nous le pressentons tous, la majorité humaine souffre de ces nouvelles valeurs. L'humanité doit sortir peu à peu de ces conduites absurdes. Des conduites violentes et régressives.

an 2001

le marché démocraticide

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Pierre Bourdieu sociologue Français

La télévision à une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d'une partie très importante de la population. Pierre Bourdieu

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