Avantages
et raisons de la mondialisation
La libération de l'esprit au profit du spirituel
Après s'être répandue sur l'ensemble de la terre, l'humanité à entrepris sa grande réunification.
Le grand mouvement de réunification de l'espèce humaine, ne date pas d'hier.
La montée vers l'unité du séculier et du spirituel
Les organisations territoriales, politiques et religieuses, n'ont cessé de travailler dans ce sens depuis quelques millénaires.
Plusieurs tribus se sont regroupées pour devenir des  cités, plusieurs cités ont formé des pays, et plusieurs pays forment aujourd'hui des communautés de nations.
Le spirituel a oeuvré lui aussi dans ce sens. Les croyances tribales  (distinctes d'une tribu à l'autre), se sont fondues en un polythéisme unique (celui de la cité) et les monothéismes ont réuni les divers polythéismes au sein de quelques grandes unités (judaïsme, hindouisme, christianisme, bouddhisme, islam).
La logique conduit à l'unité universelle
Si l'on poursuit cette logique (et il n'y a aucune raison qu'elle s'arrête), les diverses communautés de nations (Europe, Afrique, Amérique, Asie, Océanie) fusionneront naturellement dans un système universel dont on perçoit déjà les prémices (l'ONU).
De la même façon, l'ensemble des religions, vont réunir leur sommet, pour former une spiritualité universelle (tout en conservant leurs qualités propres, ces dernières seront tout simplement mises au service du bien de tous)
Le travail actuel autour de la mondialisation
Chaque époque travaille intuitivement à cette unification et avec ses propres moyens.
L'humanité actuelle se
rassemble autour de la technique, de l'objet et de la culture
de masse.
L'intérêt de cette unification
matérielle, n'est évidemment pas d’offrir à
l'ensemble humain la possibilité de consommer à outrance
ou de sombrer dans un gaspillage de richesse digne de la plus puérile
des inconsciences.
Ce n'est pas non plus pour faire oublier
à l'homme sa nature profondément spirituelle.
La mondialisation a ses défauts
L'évolution spontanée
Les
excès du marché, observés depuis
le début des années 80, sont typiques du fonctionnement inconscient humain.
Ce comportement n'est pas spécifique au monde contemporain. L'inconscience accompagne l'évolution humaine depuis très longtemps. La construction de Venise par exemple, ne s'est pas souciée des ravages qu'elle pratiquait sur les forêts de l'Europe.
Évidemment, les dangers liés à l'évolution inconsciente, sont relatifs au développement technique de l'humanité.
Tentative, erreur et rectification
Jusqu'a présent, l'homme agissait spontanément, observait
les résultats,
puis corrigeait ses erreurs.
Ne disposant pas d'un "plan de voyage" fournit par le créateur, notre espèce utilise
bien souvent un type d'évolution que nous pourrions qualifier
de «Â
forcené ».
Elle fait des expériences, les pousses jusqu'à
l'accident, réfléchit aux conséquences et
rectifier le tir.
Les avantages de l'évolution consciente
Depuis quelques temps, ce mécanisme (naturel pour une
humanité faiblement
consciente), est en train de changer.
L'expansion fulgurante de nos
capacités à l'anticipation (réfléchir, étudier, analyser les conséquences futures de nos actes
présents),
est en train de changer la donne.
En théorie par exemple, nous aurions eu les moyens
de prévenir les conséquences de cette troisième révolution
industrielle qu'est la mondialisation.
Nous avions
les moyens de gérer la phase de transition dans laquelle
nous sommes.
L'évolution à la hauteur de notre conscience
Mais ce n'est pas ce qui devait se passer (puisque
ce n'est pas ce qui s'est passé).
L'énergie débridée et l'inconscience,
devaient être le moteur de cette mondialisation. Et ses
conséquences
désastreuses ont également un sens.
Vraisemblable
un principe de responsabilité et
de peur comme celui proposé par Hans
Jonas,
auraient entraîné beaucoup trop d'hésitation,
d'antagonisme et de controverse.
Vaincre les réticences à
l'égard de cette mondialisation, exigeait sans doute la
surdité
et la spontanéité de ses acteurs. Mais tenons le principe de précaution comme un avantage en réserve. L'humanité à présent,
a les moyens d'anticiper une plus grande partie des conséquences
de ses choix, au moins à court et moyen terme.
L'exaltation puérile de la nouveauté
D'autre part, l'excès matérialiste (duquel
semble t-il nous commençons à sortir), correspond à
la première phase de la relation des hommes avec la mondialisation : c'est l'exaltation
de la nouveauté.
Cette phase est à l'échelle de l'humanité ce
qu'elle est
à l'échelle de l'homme. L'achat d'une voiture neuve par exemple, commence par l'envie de posséder cet objet, ensuite vient le plaisir de jouer avec cette nouveauté (faire des kilomètres inutiles par exemple), et enfin, avec le temps, le plaisir primaire s'estompe
pour rendre aux véhicules sa véritable utilité.
Une mondialisation consciente, aurait évité la phase de l'excès. Elle nous aurait gardé présents à l'esprit la véritable finalité de l'objet : libérer
l'esprit humain et non pas l'encombrer.
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