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    la mondialisation (suite)

Les réalités de la mondialisation.

Il y a un sens à toute chose.

Claude Monet Peintre Français, coquelicotsSi on avait su !

Il est toujours facile d'imaginer que nous aurions pu mieux faire, de corriger des systèmes à posteriori ou de rêver d'autres versions à notre passé. Seulement, c'est impossible, comme nous l'avons déjà vu dans les chapitres consacrés à la nécessité, l'évolution humaine ne peut se faire autrement que comme elle se fait. Autrement dit, le passé ne pouvait être autre que ce qu'il est.

La réalité n'empêche pas de critiquer

Jusqu'à présent la mondialisation s'est déroulée sous une forme impérialiste, violente, ravageuse et obscène. Et selon notre principe, elle devait se dérouler ainsi (ce principe de « fatalité » n'empêche pas qu'il nous faut absolument critiquer toutes ces dérives). Avec une petite analyse nous pourrions d'ailleurs déceler les apports positifs de telles outrances.

Les abus génèrent l'énergie capable de les détruire

Par exemple, les excès du marché ont engendré une quantité de colère mondiale. Cette indignation est aujourd'hui suffisante pour pousser les hommes à s'organiser en mouvement universel de défense. Les alter-mondialistes et les syndicats suivent. Cette force est une véritable chance pour l'universalité.

Nous pouvons donc donner du sens à la globalisation telle qu'elle se déroule. Du sens à ses indécences. Mais il y a également du sens à analyser et à critiquer à posteriori ces abus. Pour maintenir notre évolution dans une direction positive, c'est même un impératif, comme nous l'avons souligné plus haut. Il faut analyser et critiquer pour comprendre les mécanismes et en préserver le futur.

Les dominants se surestiment

Les leaders du marché s'imaginent raisonnables

Depuis les années 80, la mondialisation est victime d'une sorte de précipitation utopiste. Ses grands décideurs ont ouvert le monde à la libre concurrence sans construire de système de régulation suffisant fort. Sans élever de digues capables de maîtriser les tendances dominatrices du marché.

On ne peut faire confiance aux dominants

Nous n'avons pas tenu compte du pouvoir corrupteur d'un système soumis à la compétition agressive. Accorder par exemple aux industriels, la gestion des médias sans préserver l'indépendance absolue des journalistes, démontre la naïveté de notre société. Elle éclaire également notre méconnaissance de la psychologie du marché à l'ère du libéralisme.

Nécessité d'étudier la psychologie des dominants

tonizzo, oeuvre céramique, untitleSi nous avions entrepris la globalisation, en utilisant un principe de précaution, autrement dit, si nous avions tout simplement anticipé correctement l'utopie de la mondialisation, elle aurait sans doute pris le visage humain promis par ses prosateurs.

Anticiper les possibles déviances de l'utopie mondialiste, nécessitait : d'avoir une bonne connaissance du caractère et de la psychologie du leadorat du marché. De bien saisir le but réel de cette mondialisation et d'élaborer cette utopie future en tenant compte des humains présents sur terre.

Une évolution consciente est devenue vitale

En général, les utopies finissent mal lorsque les dominants privilégient le concept sur les hommes. Quand des pouvoirs poursuivent les yeux fermés la réalisation de leur théorie, ils n'hésitent pas à sacrifier des humains présents pour l'humanité future. Pressés d'en voir la réalisation, ils en brûlent toutes les étapes fondamentales.

L'utopie est nécessaire mais accompagnés de raison

Les utopies sont nécessaires à l'homme. L'humanité s'est constituée grâce à ses croyances et à ses rêves. Mais la raison et la bienveillance doivent accompagner chaque projet destiné aux futurs. Les utopies doivent garder au cœur de leurs préoccupations l'existence de l'homme présent. Être bienveillant envers lui, envers ses progrès et son bonheur.

Sans cet état d'esprit, la quête d’idéal se solde en général par l'immolation des humains présents pour le bénéfice d'humains futurs. Elle engendre inévitablement le sacrifice des pauvres et vulnérables actuels, pour des lendemains en principe chantants, mais se faisant sans cesse attendre (ou le sacrifice des classes dominantes comme dans certaines révolutions).

texte écrit en 2000

 

mondialisation libérale

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Denis Diderot, philosophe Français

Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène. Denis Diderot