philosophie naïve du devenir humain

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Humanite
Introduction
Les tendances
L'élitisme
L'égocentrisme, la clanicité
La démocratie
La mondialisation
Le libéralisme
Liberalisme suite  [ ↗ ]
Le libéralisme 2
La symbiose
Symbiose suite  [ ↗ ]
Le marché
 

Quand une société ne peut pas enseigner, c'est que cette société ne peut pas s'enseigner. Charles Péguy

Philosophie de la société

Car la sagesse est en vous, et ce n'est que l'amour de la sagesse, nommé par les Grecs philosophie, que cette lecture allumait en moi. Saint AugustinTout être vivant est un ensemble dynamique de BESOINS, d'appétit et de fonctions diverses, génératrices d'activité.

L'ensemble des FORCES qui orientent l'activité de l'homme vers certaines fins, se nomme les tendances.

Certaines de ces TENDANCES, l'humanité les valorise.

C'est le cas par exemple de la tendance à l'amitié, à la fraternité, à l'égalité, à la paix, à la justice, au respect d'autrui, à l'altruisme, à la générosité, etc.

D'autres au contraire sont dépréciées, ou condamnées par la majorité humaine.

C'est le cas de l'élitisme discriminant, l'égoïsme, la thésaurisation des privilèges, la clanicité, la prédation, l'abus d'autrui, la violence, la domination etc.

Il y a donc, d'un côté, ce que nous pourrions appeler les tendances positives et, de l'autre, les tendances négatives.

Cette distinction entre actions positives et actions négatives, est à prendre à la légère, dans le mesure ou chaque action humaine, bonne ou mauvaise, finit, au bout du compte, par enrichir l'évolution positive de l'humanité.

Cette distinction entre bien et mal, est également nécessaire pour permettre à l'individu de se conformer à la cohérence de l'évolution humaine, autrement dit, de préférer le bien sur le mal.

Dans ce chapitre, nous adopterons un point de vu critique envers ce que nous appelons les tendances négatives sans nous préoccuper pour l'instant, de leur apports positifs (il suffit de lire par exemple, les grandes philosophies du libéralisme, pour comprendre l'intérêt de l'égoïsme dans la construction humaine) ...

 

Les tendances négatives

La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions. Sigmund FreudLa puissance des tendances négatives agit sur l'acte individuel comme sur les décisions de l'Etat.

Ce sont elles qui nous conduisent à transgresser la morale et les lois humaines, à saboter les utopies (l'idéal communiste en est un exemple), et à dévier le positivisme du progrès.

Nous devons également, à ces tendances abusantes, le décalage entre un système tel qu'il est conçu sur le papier et son résultat effectif dans la pratique.

Prenons un exemple :

En théorie, sur le papier, le libéralisme semble être le meilleur système actuel pour développer socialement et techniquement l'humanité, et pour l'unifier.

Si le libéralisme s'est imposé sur le communisme, c'est sans doute qu'il entre en meilleure cohérence aujourd'hui avec la hauteur des pulsions humaines.

En effet, la compétition, quand elle est loyale, stimule l'activité et la créativité. Le libre-échange, s'il était honnête et respectueux d'autrui, permettrait l'expansion des pays pauvres. Et les valeurs matérialistes (stars, modes, etc.) semblent plus efficaces pour universaliser la jeunesse mondiale, que les valeurs ascétiques prônées par les spiritualités...

Seulement, nous constatons qu'en pratique, ce système libéral possède aussi un autre visage.

Il s'avère impérialiste, déloyal, thésaurisant, clanique, non respectueux de la morale, de l'éthique, et des lois humaines, vampirisateur des pays pauvres, assassin des populations fragiles, générateur de génocides, et il empêche l'émergence des différents contre-pouvoirs (médias, justice, syndicats, groupements de consommateurs) etc. etc.

 

Tendances et conscience

La plus grande pulsion n'est pas la libido mais le besoin de sécurité. Jean DelumeauSi le LIBÉRALISME n'est pas aussi bon qu'il voudrait l'être c'est à cause de la puissance des tendances humaines.

En effet, les théories généreuses des philosophes libéraux, sont la plupart du temps submergées par les tendances naturels des dominants, elles sont dévoyées par les désirs de domination et de thésaurisation des privilèges ...

La tendance à abuser d'autrui imprègne encore très fort le caractère humain.

Lorsque cette tendance ne rencontre pas suffisamment de résistances, elle ravage, comme nous le constatons depuis 30 ans, les acquis sociaux et moraux, elle ramène l'humanité au fonctionnement primate pré-moral ... autrement dit, à la loi du plus fort.

 

Dans les prochains chapitres, nous essaierons d'analyser où se situent les défaillances et les responsabilités qui ont conduit les dominants à ces récents abus.

Nous étudierons également l'influence de nos pulsions sur le déroulement de nos activités.

Nous pouvons dors et déjà comprendre la nécessité d'avoir une vision juste des pulsions humaines pour anticiper les conséquences d'un trop grand pouvoir accordé aux dominants du moments.

Par exemple, si nous avions disposé de ce regard affûté lors de la prise en main des grands systèmes par le marché, il y a quelques décennies, nous aurions renforcé les mécanismes capables de contenir le système marchand et éviter ses ravages.

Évidemment, cela ne sert à rien de regretter les événements passés, puisque comme nous l'avons exprimé à maintes reprises : tout a un sens dans le déroulement des événements et ce qui a été fait devait l' être ainsi.

Toute critique à posteriori ne peut servir qu'à corriger nos actions futures.


Ces 20 ans de libéralisme forcené ont commis un grand nombre de dommages, mais ceux-ci ont un sens.

Ils ont obligé par exemple l'humanité à évoluer vers une solidarité mondiale (la création de mouvement comme Attac par exemple), à tenir compte de l'environnement, à s'ouvrir à la conscience universelle, à saisir notre interdépendance, à inventer de nouvelles lois internationales etc.

Ce ne sont donc pas tant les systèmes qui posent un problème à l'humanité, mais la puissance des pulsions qui nous conduisent à les transgresser, à les détourner des vocations et des buts pour lesquels ils ont été pensés.

C'est pourquoi, nous allons commencer par étudier la puissance et l'influence de certaines tendances humaines et principalement celles qu'utilise un individu pour s'affirmer aux dépens d'autrui.

 

 

Philosophie et société >> tendances

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