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Idéologies et tendances

L'influence des pulsions

 Mao Tsé toung, photos de bustes en avis communisteDe l'évolution humaine

Les pulsions font parties des forces naturelles qui poussent l'homme à agir. Ces énergies peuvent travailler dans le sens des valeurs humaines ou à contre sens. Nous pouvons donc séparer ces moteurs en deux grands schèmes

  • D'un côté les « tendances considérées comme positives » (la générosité, la bienveillance, l'amitié, la tolérance, l'universalité, etc.).
  • de l'autre les « tendances considérées comme négatives » (l'égoïsme, la prédation, la domination, la thésaurisation des privilèges, etc.).

Nous nous intéresserons essentiellement aux tendances dites négatives. Bien entendu, l'emploi du terme « négatif », est tout à fait subjectif. L'égoïsme par exemple, peut être positif et l'altruisme néfaste (selon notre philosophie en effet, toute action négative finit par construire positivement l'humanité. En somme, le mal travaille aussi à la construction du bien et conduit notre espèce vers sa perfection).

Mais nous sommes là dans des cas de figure particuliers. La grande voie morale de l'humanité (hormis la "réal politique"), valorise l'altruisme et critique l'égoïsme, préfère l'égalité à la domination, le partage à la thésaurisation, la bienveillance à la méchanceté etc., et c'est cette grande voie morale qui fait le socle conceptuel de l'évolution humaine.

Les tendances négatives

Résumons nous, dans la mesure ou elles sont étudiées et critiquées, les tendances « négatives », travaillent donc au côté positif de l'humanité. Elles ont une influence considérable sur notre évolution et agissent sur l'acte individuel comme sur les décisions de l'État (et c'est ce dernier point qui nous intéresse).

Ces forces inconscientes, nous le savons, poussent parfois l'homme à transgresser la morale et les lois humaines. Elles sabotent nos plus belles utopies (l'idéal communiste en est un exemple). Elles sont à l'origine de certaines dégradations du progrès et du décalage entre la théorie et la pratique, entre le concept et son résultat effectif pour l'humanité.

Prenons un exemple :

Après 100 ans de lutte entre capitalisme et communisme, les idées libérales se sont imposées. Le système libéral serait donc le meilleur agencement possible pour le monde actuel. Le plus à même de faire progresser socialement et techniquement l'humanité. Il sonnerait mieux avec la hauteur des pulsions humaines. Et en effet, la compétition, quand elle est loyale, stimule l'activité et la créativité. Le libre-échange quand il est honnête et respectueux d'autrui, permet l'expansion des pays pauvres. Et les valeurs matérialistes (stars, modes, etc.) fédèrent mieux les diverses communautés que les valeurs spirituelles.

Seulement, nous constatons qu'en pratique, l'ultra-libéralisme actuel (le néo libéralisme) montre un autre visage. Il s'avère impérialiste, déloyal, thésaurisant, clanique, ne respectant ni la morale, ni l'éthique, et pas vraiment la loi. Il vampirise les pays pauvres. Assassine les populations fragiles et engendre indirectement des génocides. Il empêche l'émergence des différents contre-pouvoirs (médias, justice, syndicats, groupements de consommateurs). Et il creuse constamment les écarts entre riches et pauvres.

Si les théories libérales visent l'harmonie et l'intérêt collectif, certains de leurs bâtisseurs actuels en sont fortement éloignés (même s'il existe des libéraux bienfaisants, respectueux et conscients de leurs actions). Certains hommes chargés d'établir ce libéralisme, obéissent plus à leurs pulsions qu'à leur raison. Ce ne sont pas les idéologies qui sont néfastes, mais certaines tendances humaines qui les pervertissent.

L'homme ne peut pas être plus évolué que ce qu'il est. Il suffit de tenir compte de cette réalité pour comprendre qu'il n'est pas à incriminer. Certains dominants, qu'ils soient libéraux ou communistes, ont absolument besoin d'être rigoureusement encadré. Ils ne savent pas encore faire autrement qu'abuser de la liberté qu'on leur accorde, mais les choses évolue peu à peu dans le le sens des grandes valeurs humaines.

Année 2000

 

la pulsion d'abus



 Sigmund Freud, médecin, et psychanaliste Allemand. Photo d'un buste au cigare

La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions. Sigmund Freud