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  • l'humanité

En route vers la symbiose

Du libéralisme au symbiotisme

matisseSymbiose : association durable et réciproque, profitable à l'ensemble

De siècle en siècle, le développement progressif de nos connaissances, de nos interdits et de notre sensibilité, élève progressivement le niveau global de la conscience humaine.

L'accroissement du degré de conscience est proportionnel à la diminution des pulsions primaires de l'homme. Plus nos pulsions agressives et violentes diminues, et plus notre conscience augmente.

Le duel entre conscience et pulsions est un des marqueurs de l'humanité.

Le problème des dominants

Tant que l'instinct dominera la raison, les dominants ne comprendront rien à la logique de la démocratie. Tant que les pulsions contrôleront la conscience, les dominants thésauriseront les richesses, les prérogatives et les pouvoirs au mépris de la démocratie. Ils feront leurs politiques et non pas celle des peuples comme les démocraties l'exigent. Tant que la conscience sera sous la coupe des pulsions, les dominants choisiront invariablement des systèmes violents pour évoluer, les rapports de domination / soumission, au lieu des relations symbiotiques.

Ce rapport pulsion / conscience, détermine le choix des idéologies (dictature, aristocratie, démocratie, libéralisme, communisme ...) et la façon dont celles-ci sont appliquées.

Lorsque le niveau de conscience humaine passera au-dessus des pulsions, la démocratie sera effective et les systèmes privilégieront l'universalité, la paix, la solidarité, le partage, la fraternité et l'égalité.

A mon sens, la prochaine étape dans la grande montée des idéologies, sera le commensalisme ou la symbiose (en attendant l'osmose).

 

Philosophie de l'homme à l'humain

De l'autocratie à l'osmose en passant par la symbiose

Le commensalisme

Le commensalisme, c'est l'association d'espèces différentes qui vivent de telle sorte que l'une d'entre elles profite des autres sans que ces dernières en subissent un inconvénient.
Le commensalisme est donc différent du parasitisme.

La symbiose

La symbiose correspond à l'association entre des êtres vivants dont chacun tire bénéfice. Ils s'aident mutuellement à se nourrir et se protéger.

Dans toute les sociétés où l'amour, la fraternité, la compréhension et l'amitié sont encensés et l'égoïsme ou le communautarisme, repoussés, des systèmes symbiotiques à profit mutuel, peuvent voir le jour.

Ce genre de relations humaines, justes, bienveillantes et universalistes, existent au niveau de certaines formes d'association (secours populaire, organisme caritatif universel, Commerce équitable, association d'entraides universelles). Elles peuvent donc s'étendre à la communauté des nations, et plus haut encore, à l'humanité toute entière.

afriqueCe type de société symbiotique a sans doute déjà vu le jour quand de petits groupes humains se sont retrouvés isolés dans des endroits suffisamment abondants en nourriture, sans ennemis potentiels, et ayant acquis une philosophie de la vie assez haute pour préférer l'harmonie à l'antagonisme.

Il faudrait approfondir la question mais ce fut le cas, me semble-t-il, avant l'arrivée de la civilisation industrielle dans diverses îles de l'océan Pacifique, dans le monde aborigène ou sur le continent indien d'Amérique du Nord.

D'autre part, de multiples tentatives de construire consciemment une société idéale sur les bases de la symbiose, ont déjà vu le jour au sein de la communauté humaine initiée par des utopistes.

Les premières ont été perverties au contact de sociétés violentes, et les secondes, négligeant les réalités humaines, se sont soldé par des échecs.

 

Le symbiotisme comme futur humain

asieL'échec systématique de toutes les tentatives de constituer à petite échelle un monde meilleur, ne marque pas la caducité de l'utopie symbiotique. Il met simplement en évidence le fait qu'il est impossible d'imposer un monde idéal de force et avant qu'il n'en soit temps.

La démocratie fut inventé par les grecs. Ceux ci ne disposaient pas d'une majorité consciente pour la mettre véritablement en pratique à long terme (même des philosophes comme Platon, n'en ont pas compris l'intèrêt).
Par contre, l'idée de la démocratie correspond aujourd'hui à la hauteur globale de la conscience humaine. C'est pourquoi elle s'installe assez facilement et devient l'un des socles de l'humanité.
Seulement, les dominants, n'ont pas encore atteint un niveau de conscience suffisant pour l'appliquer correctement. C'est pourquoi ils écartent le peuple tant qu'ils le peuvent, ou bien le manipulent pour arriver à leur fins.
Mais bientôt, les dominants auront hissé leur conscience au niveau ou se situe déjà celle du peuple. Et la démocratie sera enfin réalisée, aboutie.

De la même façon, la symbiose est une étape sur le parcours de l'humanité. Cette vision du monde s'imposera à son rythme et quand il en sera temps.

L'idée de « symbiose planétaire » n'est donc pas à ranger dans la catégorie des utopies irréalisables. A mon sens, il s'agit au contraire d'une utopie avant-gardiste et réalisable. Elle représente le futur de l'humanité. Elle émergera d'elle-même à sa cadence, autrement dit au rythme propre de l'évolution humaine.

L'évolution irrépressible de la conscience

Malgré toutes nos faiblesses, notre niveau de conscience ne cesse d'augmenter.

Il y a 50 ans encore, pour une grande partie de l'humanité la ségrégation raciale était une « norme ».
Aujourd'hui, les derniers pays ségrégationnistes sont tombés.
A présent, le racisme d'État est interdit et l'homme, naturellement orienté vers le bien, ne cesse d'en combattre la pensée même.

Les rapports inter groupes progressent en suivant la progression de l'humanité.

Au début de l'aventure humaine, la puissance des pulsions condamnaient les diverses communautés d'individus, au neutralisme (refus d'échange avec le groupe voisin) ou à l'antagonisme (agressivité envers l'étranger).

En se socialisant, l'homme parvenait de mieux en mieux à domestiquer ses tendances, et les échanges inter groupes s'amélioraient. Le commerce remplaçait le pillage ou la razzia, et des formes de contacts diplomatiques apparaissaient.

Aujourd'hui, globalement, la plupart des relations entre pays sont plutôt paisibles et diplomatiques.
Des conflits, des guerres, des dominations continuent d'ensanglanter la planète mais ce type d'événement ne fait plus recette auprès des peuples. Ils sont le fait des dominants et l'homme peu à peu tend à s'en détacher.

Même si nous n'avons pas encore atteint le degré de conscience suffisant pour pratiquer à l'échelle planétaire des échanges respectueux, loyaux et pacifiques, l'espèce humaine se dirige irrépressible vers ce type de relations symbiotique et osmotique.

 

 

 

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Seneque

Partout ou il y a un homme il y a la place pour un bienfait.

Je suis né pour les autres et j'en remercierais la nature, qu'elle meilleure façon avait-elle de pourvoir à mes intérêts.

Les parties sont sacrées si le tout est vénérable, donc si l'humanité est vénérable tous les hommes sont sacrés.

Seneque

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Mise à jour le 15/03/2010 - Paris
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