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  • l'humanité

De la symbiose

Du libéralisme au symbiotisme

Henri matisse, artiste francais, la danse Symbiose : association durable et réciproque, profitable à l'ensemble

De siècle en siècle, l'élargissement progressif de nos connaissances, élève peu à peu le niveau global de la conscience humaine. Le développement de nos interdits et de notre sensibilité, augmente notre capacité d'aimer autrui.

L'accroissement du degré de conscience est proportionnel à la diminution des pulsions primaires. Plus nos instincts violents diminuent, et plus notre conscience (morale) augmente. Le duel entre conscience et pulsions est un des marqueurs de l'humanité.

Le problème des dominants

Tant que l'instinct domine la raison, les dominants ne peuvent accéder au fondement spirituel de la démocratie. Tant que les pulsions contrôlent leur conscience, ils thésauriseront les richesses, les prérogatives et les pouvoirs. Ils les déroberont au peuple qu'ils devraient pourtant considérer comme son « souverain ». Tant que ces pulsions gouverneront nos leaders, ils feront leurs politiques et non pas celle des peuples comme la démocratie l'exige. Tant que la conscience s'enfuira à l'approche des pulsions, les dominants préféreront des systèmes violents pour évoluer. Des rapports de domination / soumission, au lieu des relations symbiotiques.

Ce rapport pulsion / conscience, détermine le choix des idéologies. On préfère la dictature, l'aristocratie, la démocratie, le libéralisme, ou le communisme et la façon dont elles sont appliquées, en fonction de ce rapport. Lorsque le niveau de conscience de l'humanité passera au-dessus des pulsions, la démocratie sera effective. Les systèmes privilégieront alors l'universalité, la paix, la solidarité, le partage, la fraternité et l'égalité. A mon sens, la prochaine étape dans la grande montée des idéologies, sera le commensalisme ou la symbiose (en attendant l'osmose).

Philosophie de l'homme à l'humain

De l'autocratie à l'osmose en passant par la symbiose

Vieille femme noire americaineLe commensalisme

Le commensalisme, est l'association d'espèces différentes qui vivent de telle sorte que l'une d'entre elles profite des autres sans que ces dernières en subissent un inconvénient. Le commensalisme est donc différent du parasitisme.

La symbiose

La symbiose se définit par l'association entre des êtres vivants à profit mutuel. Ils s'aident les uns les autres pour se nourrir, se protéger, se donner de l'affection. Dans toute les sociétés où l'amour, la fraternité, la compréhension et l'amitié sont encensés (et l'égoïsme ou le communautarisme, repoussés), des systèmes symbiotiques voient le jour. Ce genre de relations humaines, justes, bienveillantes et universalistes, existent. Elles existent au sein d'associations comme le secours populaire, les organismes caritatifs universels, le commerce équitable, les associations d'entraides universelles. Elles peuvent donc s'étendre à la communauté des nations, autrement dit, à l'humanité toute entière.

Des paradis originels

afrique, portrait d'africainDans la longue histoire de l'humanité, ce type de société symbiotique a sans doute vu le jour quand de petits groupes humains se sont retrouvés isolés en des endroits suffisamment abondants en nourriture. Dans des paradis sans ennemis potentiels. Sous ces hospices, les hommes ont pu acquérir une philosophie de la vie assez haute pour préférer l'harmonie à l'antagonisme. Il faudrait approfondir la question. N'est ce pas le cas, avant l'arrivée de la civilisation industrielle, par exemple, dans diverses îles de l'océan Pacifique, dans le monde aborigène ou sur le continent indien d'Amérique du Nord ?

Des utopies de paradis

D'autre part, des essais de construire une société idéale sur les bases de la symbiose, ont déjà été tenté par des utopistes. Les premières ont été perverties au contact de sociétés violentes, et les secondes, négligeant les réalités humaines, se sont soldées par des échecs.

Le symbiotisme comme futur humain

portrait de chinoisToutes les tentatives de constituer à petite échelle un monde meilleur, ont été vouée à l'échec. Ces avortements ne marquent pas la caducité de l'utopie symbiotique. Il signale simplement qu'il est impossible d'imposer un monde idéal de force et avant qu'il n'en soit temps.

La démocratie fut inventé par les grecs. Ceux ci ne disposaient pas d'une majorité consciente pour la mettre véritablement en pratique à long terme. Même des philosophes comme Platon, n'ont pas eu les moyens d'en saisir l'intérêt. Par contre, l'idée de la démocratie colle aujourd'hui à la hauteur globale de la conscience humaine. C'est pourquoi elle s'installe assez facilement et devient l'un des socles de l'humanité.

Le retard des dominants

Seulement, les dominants, n'ont pas encore atteint un niveau de conscience suffisant pour l'appliquer correctement. C'est pourquoi ils écartent le peuple tant qu'ils le peuvent. C'est pourquoi ils le divisent ou le manipulent pour arriver à leur fins. Mais bientôt, les dominants auront hissé leur conscience au niveau ou se situe déjà celle du peuple. La démocratie sera alors enfin réalisée, elle sera aboutie. De la même façon, la symbiose est une étape sur le parcours de l'humanité. Cette vision du monde s'imposera à son rythme et quand il en sera temps.

Le futur humain

L'idée de « symbiose planétaire » n'est donc pas à ranger dans la catégorie des utopies irréalisables. A mon sens, il s'agit au contraire d'une utopie avant-gardiste et réalisable. Elle représente le futur de l'humanité. Elle émergera d'elle-même à sa cadence, autrement dit au rythme propre de l'évolution humaine.

L'évolution irrépressible de la conscience

Portrait d'indouMalgré toutes nos faiblesses, notre niveau de conscience ne cesse d'augmenter. Il y a 50 ans encore, pour une grande partie de l'humanité la ségrégation raciale était une « norme ». Aujourd'hui, les derniers pays ségrégationnistes sont tombés. A présent, le racisme d'état est interdit sur toute la planète. Et l'homme (naturellement orienté vers le bien), ne cesse d'en combattre aussi la pensée. Les rapports inter groupes progressent en suivant la progression de l'humanité. Au début de l'aventure humaine, la puissance des pulsions condamnaient les diverses communautés d'individus, au neutralisme (refus d'échange avec le groupe voisin) ou à l'antagonisme (agressivité envers l'étranger).

En se socialisant, l'homme parvient de mieux en mieux à domestiquer ses tendances. Ainsi, les échanges inter groupes se sont améliorés. Le commerce a remplacé le pillage ou la razzia, et des formes de contacts diplomatiques sont apparues. Aujourd'hui, globalement, la plupart des relations entre pays sont plutôt paisibles et diplomatiques.

Biens ur, des conflits, des guerres, des dominations continuent d'ensanglanter la planète. Mais ce type d'événement ne fait plus recette auprès des peuples. Ils sont le fait des dominants. L'homme peu à peu tend à s'en détacher. Nous n'avons certes pas encore atteint le degré de conscience suffisant pour pratiquer à l'échelle planétaire des échanges respectueux, loyaux et pacifique. Mais l'espèce humaine se dirige irrépressible vers ce type de relations symbiotique et osmotique.

2001

philosophie

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Seneque

Partout ou il y a un homme il y a la place pour un bienfait.

Je suis né pour les autres et j'en remercierais la nature, qu'elle meilleure façon avait-elle de pourvoir à mes intérêts.

Les parties sont sacrées si le tout est vénérable, donc si l'humanité est vénérable tous les hommes sont sacrés.

Sénèque

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