Vers un libéralisme symbiotique
Mondialisation et symbiose, philosophie
Symbiose : association durable et réciproque, profitable à l'ensemble.
La majeure partie de l'activité humaine
consiste à élaborer
les structures
matérielles de l'humanité (organisation,
construction, protection, circulation, communication ... ).
C'est le progrès adaptatif.
Dans les premiers temps de l'humanité,
ces activités concernaient des groupes
restreints (la tribu, le village, la cité où le pays).
A présent le progrès concerne
l'ensemble de l'humanité. Nous appelons ce développent global : la mondialisation.
Neutralisme, antagonisme
Le progrès en général est
motivé par diverses « intentions ».
Il peut obéir globalement aux lois du neutralisme
(chaque groupe travaille pour lui même sans s'occuper du
voisin).
Il peut suivre les mécanismes de l’antagonisme (la guerre, la violence, la domination, la lutte, permettent
à leurs manières archaïques, de construire l'humanité)
Commensalisme, symbiose
Et il peut utiliser les voies royales du commensalisme
et de la symbiose pour lesquels l'ensemble
des expériences,
des acquis et des activités, profitent à tous.
La symbiose a pour intérêt majeur
de ne pas être une idéologie classique. Elle n'est pas comme les autres,
désireuse de renverser l'idéologie dominante
(comme ce fut le cas du communisme par exemple). Cette philosophie est avant tout une question
d'ouverture de conscience. Elle est capable d'utiliser le système en place en l'enrichissant d'une valeur supérieure « le désir de tenir compte et de faire du bien à l'ensemble
humain».
La philosophie symbiotique déborde
donc en cela : l'intérêt personnel, l'intérêt
tribal, l'intérêt régional, national, idéologique ou communautaire ...
Cette philosophie de vie, peut venir en complément de l'idéologie en
place.
Ajouter une telle philosophie
aux organisations existantes et nous aurions alors à faire à une démocratie
symbiotique, un libéralisme symbiotique, voire un régionalisme
ou un nationalisme symbiotique ...
La juxtaposition de cette vision universalisante, permettrait d'extirper au libéralisme, sa fâcheuse
tendance au parasitisme,
à la ségrégation, à l'injustice et à la prédation comme c'est le cas aujourd'hui quant il utilise le fruit du travail
populaire essentiellement pour enrichir le groupe dominant.
Passage en douceur symbiotique
L'excès de liberté ne peut tourner qu'en un excès
de servitude, pour un particulier aussi bien que pour un État. Plato
Pour qu'une évolution soit
symbiotique,
la conscience doit prédominer sur les tendances.
De façon tout à fait naturelle, notre espèce évolue en douceur
dans ce sens.
Progressivement l'esprit humain évolue vers une vision philosophique et universelle de l'humanité. Notre conscience commence progressivement à entrevoir
un but commun : construire progressivement
ce monde pour le bien de chacun.
Aujourd'hui donc, il serait possible d'accéder à un fonctionnement symbiotique
sans passer nécessairement par une « rupture révolutionnaire »
avec le le système en place (comme le communisme a dû le faire
à cause de la surdité du capitalisme).
La conscience des « chantres » de la mondialisation doit tout simplement évoluer vers une vision plus universelle
et démocratique.
Les dominants actuels, se disant démocratiques, doivent apprendre à voir, à aimer et à
servir leur « souverain» autrement dit le «peuple». Il doivent saisir le véritable
sens de la mondialisation (le bien de l'ensemble).
Il est possible d'évoluer en douceur vers une position symbiotique.
Des clefs pour aller vers la symbiose

Tout comme
certains divertissements sont passés de « cruels »
(les jeux du cirque) à « ludiques »
(le "cirque" médiatique), les motivations
de la mondialisation peuvent évoluer de « néo-libérales » à « symbiotiques ».
Il est possible d'imaginer par exemple, de grandes émissions de télévision diffusées internationalement (comme l'Eurovision, les Oscars, les jeux olympiques, les matchs de foot ou l'élection de miss
monde) dont le but serait de valoriser les entreprises les plus éthiques, de décerner des prix aux meilleurs multinationales (humainement parlant).
La palme reviendrait
aux sociétés offrant les meilleures existences à leurs employés.
Les sociétés capables d'allier la compétitivité avec l'enrichissement et le bien-être
des populations locales.
Les industries préservant et faisant évoluer
les acquis sociaux humains. Les compagnies embellissant l'environnement et la qualité de
vie, oeuvrant pour le rapprochement entre pays pauvres et pays
riches.
Les sociétés ayant réduit le plus les écarts de salaire entre dirigeants et employés ...
La palme irait aux sociétés
capables de favoriser le bien de l'ensemble, la vision à long
terme et la protection des fragiles, capable de sportivité,
de générosité, de clairvoyance universelle
...
Avec de toutes petites actions médiatiques aussi facile à réaliser, l'humanité passerait rapidement d'un libéralisme féroce à un libéralisme symbiotique.
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