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durable et réciproque, profitable à l'ensemble
Philosophie de la motivation
Il n'y a pas d'action sans motivation et il
n'y a pas de motivation sans but.
Le monde des dominants via les MÉDIAS, fait circuler aujourd'hui une idée insidieuse et totalement
inepte selon laquelle, l'ouvrier serait fainéant, il refuserait de travailler
s'il n'était pas menacé de diverses représailles (.
Cette culpabilisation injustes et immorale reflète le narcissisme pervers de certains dominants instinctivement poussé à instrumentaliser
sa victime (en l'occurrence les ouvriers) pour en soutirer toute l'énergie, et la réduire peu à peu à
son esclavage.
Ce retour sur le devant de la scène des mentalités narcissiques et esclavagiste, est le résultat de l'effondrement critique des penseurs et des médias, laissant le champ libre à l'expansionnisme progressif des élites élitistes. A partir du moment où les médias sont passés dans le giron du marché, la parole a été subtilisé au peuple
pour être essentiellement donné aux dominants et évidemment, aux plus narcissiques d'entre eux.
En réalité, les ouvriers aiment
travailler, et aiment leur travail. Ils désirent ardemment
s'épanouir à travers lui et être utile
aux autres.
Ce qui démotive aujourd'hui le peuple,
c'est le non-respect de sa dignité, la dévalorisation
de ses activités, l'incapacité actuelle du marché à offrir
à donner à ses ouvriers le sens de son ouvrage. C'est le détournement
de sa sueur à des fins égoïstes et la
précarisation à laquelle le libéralisme
le soumet.
Nous pouvons schématiser 3
formes de motivation au
travail.
L'esclavage direct
ou indirect, la quête de l'argent, du pouvoir ou de la
célébrité,
et l'honneur du travail bien fait.
- On peut contraindre un homme au travail par la peur et l'autorité,
la servitude et l'asservissement en l'affamant, en le menaçant
de perdre son emploi ...
- Mais on peut également lui montrer l'intérêt
du résultat de ses actions pour le bien des autres hommes,
lui expliquer le sens de son travail, l'importance de son rôle
dans la société, lui permettre de s'épanouir et d'épanouir sa famille et de vivre sans angoisse ...
- On peut maintenir des ouvriers à la limite de la survie
pour transformer en travail la plus grande partie de leur existence.
- Mais on peut également leur offrir suffisamment de temps libre pour évoluer, pour se divertir et pour apprendre, et pour veiller à l'épanouissement de leurs enfants en échange du fruit
de leur travail.
Les systèmes démocratiques conscients du caractère
profondément généreux, altruiste et scrupuleux
du peuple devraient choisir la 2ème forme de motivation,
la forme juste et équitable et laissaient au régime
primaire et archaïque toutes les autres formes d'esclavage.
Aujourd'hui, par rapport au niveau
de connaissances atteint par l'humanité, le meilleur rendement
s'obtient par une motivation juste et consciente.
Seulement ce type d'émulation exige
une attitude profondément juste, honnête et loyale de la part de l'élite patronale, une véritable considération
de l'ouvrier par le dirigeant.
Genèse d'une dé-motivation
C'est l'homme tout entier qui
est conditionné au comportement productif par
l'organisation du travail,
et hors de l'usine il garde la même peau et
la même tête. Dépersonnalisé au travail,
il demeurera dépersonnalisé chez lui. C.
Dejours
Dans
les débuts de la mondialisation, c'est-à-dire à partir
des années 80,
le principe choisi pour motiver les ouvriers, consistait à
leur donner l'illusion de les inclure dans la « grande famille »
de l'entreprise et de les associer à la compétition
féroce du commerce mondialisé avec l'espoir d'en
retirer des bénéfices.
Malheureusement, le PEUPLE a dû
très vite déchanté.
Une grande partie des dominants du marché
a vite montré sa véritable nature :
égoïste, manipulatrice, esclavagiste et incapable de
considération envers le peuple.
Diminution des salaires du peuple et augmentation
invraisemblable de ceux de l'élite. Limogeage
du personnel après que celui-ci ait consenti à tous les efforts, délocalisation
sans prévenir, démantèlement
des acquis sociaux et des défenses ouvrières,
voilà comment les ouvriers ont été récompensés après avoir accepté la régression de leur salaire et l'augmentation du temps de travail.
Dans le même temps, le commerce fleurissait, les prix flambaient et le patronat
exigeait
toujours plus de sacrifices de la part des employés.
Pendant tout ce temps, les médias ont
gardé un silence complice sur tous ces abus, permettant leurs
multiplications.
Le sentiment populaire d'avoir été abusé
de tous côtés est grand. Et il est en grande partie
responsable de la dé-motivation progressive ouvrière
observée depuis ces années-là.
Si la « compétition impitoyable »
motive les élites du marché en titillant leurs penchants guerriers
alors qu'ils ne prennent aucun risque réel,
qu'ils ne risquent pas de se retrouver à la rue, ce n'est pas le
cas pour le peuple.
En effet, pour lui le surmenage, le non-sens, l'angoisse de la précarité, et l'obscénité
des écarts de traitement, le démotivent plus qu'elles
ne l'animent. Et elle lui font perdre ses valeurs ancestrales (conscience
professionnelle, sentiment de participer ou d'agir pour le bien
autrui ... )
Comment espérer du peuple qu'il soit motivé par la
compétition mondiale, quand les puissants du marché
ne respectent même pas le fruit de son travail ni ne se soucient
des ravages engendrés sur l'humanité
et l'environnement.
Le peuple ne se démotive donc pas tout
seul.
Injustices et indécences
libérales en sont les responsables.
C'est la raison pour laquelle le système est aujourd'hui
contraint d'imaginer des stratagèmes dignes de l'esclavage
pour forcer au labeur : atteintes aux protections sociales, état
de stress et de survie, working poor etc
Le marché, ignorant ce qu'il construit d'universel, profite de son intelligence pour abuser de la gentillesse
et de la naïveté de la majorité humaine.
Il suffit de voir avec quelle détermination
le peuple réclame du travail quand son oeuvre est
prise en compte.
Quand sa dignité et
son ouvrage sont respectées, quand le sens de son action
est respectable, l'homme choisit invariablement
le travail à l'inactivité.
Le principe de démotivation est simple,
il est la conséquence de plusieurs facteurs :
Incompréhension du sens de son travail / Dévalorisation par les médias des métiers
du peuple (seuls comptent
les activités
de l'élite) / Développement des écarts de salaires et du culte
de la fortune.
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