Philosophie, conscience, évolution
Histoire des tendances, de l'animal à l'homme
L'être humain, selon Darwin, est issu du monde animal (et nous sommes d'accord avec ce point de vue).
Nous appartenons à la branche des primates avec laquelle nous partageons de nombreuses tendances (prédation, thésaurisation des privilèges, domination, agression, mais également, réconciliation, affection, amitié, etc...
Ces tendances ont suivit chez l'homme un lent processus d'évolution.
Dans les premiers
temps de l'humanité,
comme tous les primates naturels, les hommes devaient utiliser principalement leurs tendances primaires pour survivre à l'hostilité de leur
milieu. Esprit de clan, domination, agressivité, capacité à exprimer sa violence était alors au sommet de la hiérarchie des instincts.
Progressivement, au rythme de l'évolution humaine, les tendances supérieures,
(altruisme, désir de paix, de fraternité élargie, d'égalité, d'universalité) se sont développées.
Lentement elles ont progressé comme pour prendre le pas sur les premières.
Des tendances primaires aux supérieures
Le langage et la conscience morale comme obstacles aux tendances
Nous abordons le XXIe siècle
avec des pouvoirs de démiurges et des instincts de primates. Thierry
Gaudin
Par exemple, entre la troupe primate de nos origine et l'humanité actuelle, la conscience, le langage,
la culture, le droit, la morale, l'organisation sociale,
se sont développés. Ces nouvelles facultés ont dévalorisé progressivement
les tendances primaires au profit des tendances supérieures dans lesquelles nous retrouvons la capacité d'aimer.
Aujourd'hui, plusieurs millions d'êtres humains
parviennent à cohabiter relativement paisiblement dans un espace réduit sur lequel notre cousin singe
parvient péniblement à faire coexister quelques centaines d'individus. Cette difficulté à élaborer une paix sociale solide, les primates naturels le doivent en partie à la difficulté de maîtriser
ses tendances agressives et égocentriques.
Si le dominant chimpanzé abuse ses subalternes,
dérobe leurs possessions, thésaurise l'ensemble des privilèges, c'est
parce qu'il est soumis à ses instincts et à un type
d'organisation indispensable pour sa survie et celle du groupe.
L'homme doit se dévétir du primate
Le peuple plus apte que que le dominant
La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu'il y a de moins accompli et de plus fragile en elle. Friedrich Nietzsche
L'homme en revanche s'est extrait de ce fonctionnement naturel.
Il dispose à présent (grâce à ses nouvelles capacités
psychiques), d'une quantité de moyens pour maîtriser ses tendances primaires.
En somme, lorsqu'un homme profite de sa position hiérarchique
pour abuser autrui,
il agit comme un simple dominant primate qu'aucune conscience,
aucune éducation, aucune morale ne vient contraindre.
Lorsque par exemple, un homme politique profite de sa fonction
pour s'enrichir, corrompre, se laisser corrompre ou
abuser
la justice ... , il agit instinctivement comme le dominant chimpanzé
dérobant la nourriture des plus faibles.
La puissance des tendances primaires du politique transgressant,
l'empêche à ce moment là, d'accéder à
la partie haute de sa conscience.
Il ne parvient pas à atteindre dans son esprit, les zones ou s'épanouissent la conscience morale et l'éthique politique (honnêteté,
don de soi, amour de la justice et du peuple).
soeur Emmanuelle > |