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  • l'humanité
    introduction aux tendances

Quitter le primate

Le peuple souverain

Oeuvre sur tissus pour la mecaniqueuniverselle.net, de Jean-Marc Tonizzo. Acrylique sur toile. Atomes dansantsDe l'animal à l'homme

La conscience est la dernière et la plus tardive évolution de la vie organique, et par conséquent ce qu'il y a de moins accompli et de plus fragile en elle. Friedrich Nietzsche

Si l'animal est contraint d'obéir à ses pulsions, l'homme a acquis les moyens d'y résister. Des lois l'en empêche. Par sa volonté ou sa conscience morale, il peut également lutter contre ce fonctionnement instinctuel. C'est d'ailleurs ce que réclament les grandes valeurs humaines comme la démocratie.

Par exemple, la loi et la morale interdisent aux hommes politiques d'abuser de leurs administrés. Ils doivent au contraire, les servir et les protéger, la religion, la philosophie, la justice et la démocratie l'exige. Dans ce sens, les valeurs démocratiques inversent parfaitement les lois de la nature. Cette merveilleuse permutation, estampille tout simplement la différence de l'humanité. Mais la métamorphose n'est pas encore achevée. Il suffit d'observer le monde comme il va, pour s'en rendre compte. Rares sont les dominants humains suffisamment évolués pour respecter parfaitement les valeurs républicaines et démocratiques. Rares sont ceux qui rétrogradent leur intérêt personnel et la satisfaction de leur narcissisme, derrière l'intérêt général. Ce n'est pas véritablement de leur faute. La démocratie en est à son stade d'adolescence et l'humanité n'en a pas encore bien compris tout l'intérêt.

La perversion contemporaine

Depuis la naissance des grandes religions (judaïsme, hindouisme et leurs enfants) les grandes valeurs sont posées sur l'horizon. Pendant 3 millénaires, le saint, le sage, le juste, l'ascète étaient les attracteurs, de l'ensemble humain. Depuis quelques siècles, une période nihiliste s'impose à l'humanité. Au début de cette période, des icones spirituelles subsistaient au zénith. Gandhi, Mère Teresa, Soeur Emmanuelle, Abbé Pierre, furent de ceux-là. Ils ont servit d'horizon à une grande partie du 20eme siècle. Mais avec leur disparition se sont imposés de nouveaux guides profanes. Des businessman, des sportifs et des stars, ont pris leur place. Seulement ces nouveaux archetypes ne sont pas posés sur le lointain. Leurs valeurs n'appartiennent pas au sublime ni à l'absolu. Ces nouveaux porte-drapeaux, méprisent le dénuement, la pauvreté, le sacrifice, l'abnégation, la conscience supérieure ou le divin. L'idéal à quitter l'horizon pour l'ordinaire. L'humanité du coup, se retrouve sans absolu pour attirer sa route. Quant, à l'horizon, la société n'éclaire plus les idéaux humains. A cause de cela, l'homme stagne, puis reflue vers sa primatitude. Il lui est alors naturel d'agir comme le primate qu'aucune morale ne vient contraindre*.

*C'est le cas des dominants qui volent le peuple. ils miment tout simplement le chimpanzé dérobant la nourriture d'un dominé. L'autorité de leurs pulsions les empêchent d'accéder aux vraies valeurs humaines. Leur esprit est incapable d'atteindre les zones ou s'épanouissent la conscience morale et l'éthique politique. Zones ou se déploie l'honnêteté, le don de soi, l'amour de la justice et le désir d'agir pour le bien du peuple. C'est ce qui distingue l'esprit politique supérieur (De Gaulle par exemple) de l'esprit politique encore relié aux moeurs de la nature.

Mais évidement, l'homme n'a pas encore atteint sa perfection. Il est encore faible devant les tentations de sa primatitude.

Les valeurs de la société

L'homme subit donc encore l'influence de ses tendances primates. Mais il est également dépendant des valeurs émises par la société. Celles ci peuvent promouvoir l'héroïsme et la bienveillance comme elles peuvent sponsorisées l'égoïsme et la perversité. La société peut donner en exemple : « Zorro » et « La petite maison dans la prairie » et « plus belle la vie". Les valeurs proposées sont alors différentes. D'un côté la société offre l'idéal moral comme horizon à atteindre et de l'autre, une réalité à observer.

2001

soeur Emmanuelle

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Baruch Spinoza, Bento de Espinosa ou Benedictus de Spinoza

Les stoïciens ont voulu soutenir que nos passions dépendent entièrement de notre volonté, et que nous pouvons les gouverner avec une autorité sans bornes ; mais l'expérience les a contraints d'avouer, en dépit de leurs principes, qu'il ne faut pas peu de soins et d'habitude pour contenir et régler nos passions.

Spinoza

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