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Le langage animal

Un monde sentimental

Amour et affection chez l'animal

Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l'ignorance, l'indifférence, la cruauté, qui d'ailleurs ne s'exerce si souvent contre l'homme que parce qu'elles se sont fait la main sur les animaux. Rappelons-nous qu'il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés. Marguerite Yourcenar.

Pas mal mais peut mieux faire

Nous sommes loin d'avoir découvert tous les mystères de la nature. Loin d'avoir saisi toutes les subtilités affectives en cours dans le monde animal. Pourtant, nous nous comportons bien souvent envers les autres espèces, comme des dictateurs imbus et méprisants*.

*Et parfois même, comme de véritables tortionnaires ayant perdu toute notion d'humanité, comme c'est le cas dans l'élevage intensif.

Certes, nous avons sophistiqué notre langage, notre intelligence et notre raisonnement. Nous avons amélioré nos capacités affectives et sentimentales et fournit de merveilleuses dotes à la création.*

* l'écriture, la technique, l'art, la musique, etc.

Mais après des milliers de siècles de culture, notre ouverture de conscience peut sembler encore bien faible. Notre humanité et notre respect pour les autres espèces, peuvent paraître encore bien archaïques.

De la construction à la conscience

Seulement l'humanité ne peut être plus en avance que ce qu'elle est. Son évolution suit une progression logique d'où s'exclus toute précipitation (exit l'échec du communisme). La première étape nous a conduit à nous répandre sur l'ensemble de ce monde. À en découvrir tous les contours, à nous acclimater à toutes ses conditions. La seconde étape travaille à la réunion de l'humanité. À son unification autour d'un système universel et bienveillant. Nous sommes en effet passés de la tribu à la cité. De la cité aux pays. Du pays à la nation. Aujourd'hui nous travaillons à la communauté des nations* avec comme horizon, le village planétaire.

*Asean, Oua, Alena, CE

Après l'ère de la construction, arrive, me semble-t-il, l'âge de raison. L'âge où vont se constituer les ententes universelles, l'unité humaine et la compréhension du sens de notre chemin.

Mais maintenant

En attendant, l'homme doit finir de découvrir son monde, se comprendre lui-même et comprendre les autres formes vivantes. C'est d'ailleurs ce qu'il fait à travers des nouvelles disciplines comme l'éthologie. En réalité, nous ignorons tout des sentiments qui animent les autres espèces. Ce n'est pas pour autant qu'ils n'existent pas. En tout cas, cela ne nous autorise pas à minimiser leurs capacités affectives, amoureuses ou sentimentales. L'humanité perd toute sa beauté quand l'homme maltraite ses semblables ou torture les animaux. Il dégrade alors tout simplement, l'âme de son espèce.

La sensation est l'armature du vivant.

Le vivant se distingue du végétal et du minéral, par sa grande capacité à exprimé son ressenti. La sensation est même notre conseiller le plus fondamental. L'amour et le plaisir sont les « guides positifs » de nos actions. La souffrance en est le « guide négatif »*.

*Face à la douleur il n'y a aucune différence entre les hommes. L'illettré comme l'intellectuel, l'européen, l'africain, l'américain ou l'asiatique, souffre si on le torture.

Le monde animal est à égalité dans la souffrance

L'homme, comme l'animal, redoute la souffrance et la mort. il n'y a aucune différence entre les espèces. L'animal souffre autant que l'homme lorsqu'on le supplicie. Pourtant, notre égocentrisme nous conduit bien souvent à nous considérer radicalement différent de la nature. C'est grâce à ce type de point de vue, que l'homme peut traiter les animaux de la plus sordide façon qu'il soit.

L'essor de l'éthologie

Pour le respect de la vie

Des découvertes éthologiques à la raison humaine

C'est la vraie marque d'un philosophe que le sentiment d'étonnement. Platon

Depuis quelques décennies, de nouvelles disciplines comme l'éthologie,* ouvrent notre conscience aux autres espèces.

*étude scientifique des moeurs et des comportements animaux et humains

Leurs incroyables découvertes modifient progressivement la vision que nous avions des animaux. Cette nouvelle discipline met à jour notre véritable proximité avec la nature. Elle révèle les profondes similitudes entre toutes les espèces sociales. Cette nouvelle étape de compréhension de notre environnement, devrait réduire progressivement notre narcissisme. Elle devrait favoriser le discernement et la communication de l'homme avec le règne animal.

Écouter le langage de l'éthologie.

Cette science en effet, nous apprend plusieurs choses :

  • La culture*, les relations sociales et affectives, l'amour ou les sentiments, ne sont pas le propre de l'homme.
  • Les besoins affectifs et relationnels de la plupart des autres animaux sociaux, ne diffèrent pas des nôtres.
*langage, technique, problèmes de société, sexualité, apprentissage, connaissance de soi.

Cette similitude relationnelle entre l'animal est nous, devrait nous les faire mieux comprendre. Elle devrait nous permettre de mesurer par exemple, toute la cruauté de l'élevage intensif. Une cruauté envers d'autres mammifères. Cette attitude, relativement récente dans l'histoire des relations entre l'homme et l'animal, est inconsciente. Elle résulte de l'assemblage entre le mercantilisme, le nihilisme, la technologie et le narcissisme.

Valeurs du marché et cruauté

L'élevage intensif

Une inconscience humaine

Pas de place pour la dimension spirituelle dans l'esprit du marché..

L'homme fait partie de la classe des mammalia (les mammifères). Cette classe, par sa morphologie même, à développé une grande panoplie de sentiments familiaux. La profondeur de ces sentiments, me semble relativement proche entre les espèces. L'affection d'une vache pour son petit est sensiblement identique à celle d'une femme pour son bébé.

Des aberrations stupéfiantes

Il suffit d'observer les actes de tendresse et d'amour échangés par n'importe quel mammifère, pour saisir l'aberration de l'élevage intensif.

Les coups de langue ont évolué en caresses et en baisers. Mais l'attention et l'amour sont les mêmes. L'esprit et le cœur d'un bovin, ressentent très certainement des émotions identiques à celles d'une mère humaine.

Inconscients tortionnaires, pour le profit.

Que penser alors de la filière agro-alimentaire actuelle ?

Comment qualifier ce nouveau modèle de paysannerie capable de détacher un petit veau de sa mère, quelques jours seulement après sa naissance ? Une paysannerie qui incarcère un bébé mammifère dans une cellule de fer à des fins d'engraissement ? Que dire de ce système, incapable d'imaginer qu'un tel comportement est insensé, qu'il peut bouleverser l'équilibre psychique, voire l'équilibre physiologique de ces animaux ?

Il y a de quoi devenir fou.

Que se passerait-il dans l'esprit d'un bébé humain ainsi livré à des conditions de vie aussi traumatisante ?

  • Imaginer ce que pourrait devenir un nouveau-né, isolé quelques jours après sa naissance, de sa mère et de toute affection.
  • Imaginez un enfant privé à tout jamais, de tendresse, de douceur maternelle, de contacts physiques, de regard affectueux et rassurant.
  • Imaginez un enfant coincé toute sa vie dans une cage de fer et qui ne pourrait pas exprimer son désir de contact et de mouvements.

Ne développerait-il pas, durant sa croissance, une quantité de troubles ? Une quantité de psychoses et de déficiences psychiques ? N'engendrerait-il pas des dissociations mentales et des incohérences de comportement ?

Vraisemblables relations avec la vache folle

Ce genre de traumatismes peut, à mon sens, déclencher des modifications cérébrales. C'est d'ailleurs le cas de tout traumatisme violent et permanent subit par un enfant. Et ces modifications cérébrales peuvent, bien entendu, se transmettre de génération en génération. Et cette transmission de traumas, peut modifier, à la longue, les structures cérébrales de la lignée d'animal. Elle peut causer des troubles bio chimiques et finir par entamer les fonctions essentielles. En un mot, rendre folle une partie de cette espèce.

Il y à là, peut être, une réflexion à avoir sur la maladie de la vache folle.

Quand domine l'insensé, le vivant souffre

L'industrie, à l'ère de la rentabilité primaire, agit d'une façon parfaitement inconsciente envers les animaux d'élevage. Et elle agit de la même façon envers les hommes qu'elle emploie. C'est le cas lorsqu'elle « incarcéré » des êtres humains pendant la majeure partie de leur journée devant une chaîne de travail. Lorsqu'elle les conduit à répéter sans cesse les mêmes gestes* et pour des salaires de misère.

*et quand l'Occident interdit ces conditions de travail inhumaines, le marché n'hésite pas à les décentraliser vers les pays pauvres, montrant, une fois de plus, son inconscience.

Améliorer le marché et le libéralisme

Ce n'est pas le marché en lui-même qui pose un problème à la société. Au contraire, il vaut toujours mieux vivre sous la domination du libéralisme que sous celle des dictatures, sous l'autorité du commerce que sous l'autorité des guerriers ou des utopies trop précoces (le communisme). Il s'agit simplement d'appeler le marché à un peu plus de conscience. A un peu plus de respect envers le vivant et l'être humain.

Rudolf Steiner 1923

vaches

12/09/2005 Aujourd'hui une lectrice m'a fait parvenir cet extrait d'une conférence de Rudolf Steiner en....janvier 1923.

Eh bien, Messieurs, vous pouvez faire cuire un chou aussi longtemps que vous le voulez,...

Eh bien, Messieurs, vous pouvez faire cuire un chou aussi longtemps que vous le voulez, vous n'en tirerez pas de la viande. Vous n'arriverez pas à en tirer de la viande en le mettant dans votre poêle ou dans votre casserole, pas plus qu'il n'est possible de transformer en viande un gâteau que l'on prépare. Il n'y a pas de technique qui permette cela. Mais, en somme, ce que l'on ne peut faire techniquement se fait dans le corps de l'animal. Mais les forces nécessaires à cette opération doivent d'abord se trouver dans le corps de l'animal. Parmi toutes les forces techniques dont nous disposons, il n'en est pas qui nous permettent de transformer des végétaux en viande. Nous n'en avons pas.

Notre corps, ainsi que le corps de l'animal, contient donc des forces capables de transformer des substances végétales, des matières végétales, en matières carnées... Imaginez qu'il prenne au boeuf l'envie de se dire :

.. J'en assez de me promener et de ne faire qu'arracher ces herbes. Un animal pourrait le faire pour moi. Je vais de ce pas manger cet animal !.

Voyons : le boeuf se mettrait à manger de la viande !

Il est pourtant capable de produire lui-même de la chair !

Il dispose de forces le lui permettant.

Que se produirait-il donc si, au lieu de végétaux, le boeuf se mettait à manger de la viande ?

Toutes les forces qui pourraient produire de la chair en lui se trouveraient donc désoeuvrées...

Prenez n'importe quelle fabrique devant produire une chose quelconque, et supposez que vous ne produisiez rien mais que vous mettiez toute la fabrique en marche. Imaginez un peu le gaspillage de force qu'il pourrait y avoir. Une force considérable serait donc gaspillée.

Or, Messieurs, la force qui est gaspillée dans le corps de l'animal ne peut pas se dissiper comme cela.

Le boeuf déborde de cette force, elle fait en lui autre chose que de transformer des matières végétales.

Cette force demeure, elle est bien là, elle agit autrement en lui. Et ce qu'elle fait produit toutes sortes de déchets. Au lieu de chair, ce sont des substances nuisibles qui sont fabriquées. Le boeuf se remplirait donc de toutes les matières nuisibles possibles s'il se mettait soudain à être carnivore. Il se remplirait notamment d'acide urique et d'urate... Or l'urate, quant à lui, a des habitudes particulières.

Les habitudes particulières de l'urate est d'avoir un faible pour le système nerveux et le cerveau. Si le boeuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d'urate en énorme quantité, l'urate irait au cerveau et le boeuf deviendrait fou (... ). Si nous pouvions faire l'expérience de nourrir tout un troupeau de boeufs en leur donnant des colombes, nous obtiendrions un troupeau de boeufs complètement fous....

2002

la mort

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Wang Bo

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