philosophie naïve du devenir humain

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Le langage de l'animal
 

C'est la vraie marque d'un philosophe que le sentiment d'étonnement. Platon

Que savons nous des animaux ?

amour Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l'ignorance, l'indifférence, la cruauté, qui d'ailleurs ne s'exerce si souvent contre l'homme que parce qu'elles se sont fait la main sur les animaux. Rappelons-nous qu'il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés. Marguerite Yourcenar.

Ni la parole, ni la conscience ne nous autorise à maltraiter l'animal.

Le langage, l'écriture, la technique, l'art, la musique, constituent quelques-unes des splendides nouveautés, introduites par notre espèce dans la grande histoire de la création.

Seulement, toutes ces belles qualités se ternissent lorsqu'on sait l'homme également capable de maltraiter et torturer ses semblables, maltraiter et torturer d'autres êtres vivants.

La sensation est l'armature du vivant.
L'amour
et le plaisir en sont les « guides positifs » et la souffrance en est le « guide négatif ».

Face à la douleur il n'y a aucune différence entre les hommes.
L'illettré comme l'intellectuel, l'européen, l'africain, l'américain ou l'asiatique, souffre si on le torture.

Face à la souffrance, aucune différence entre mammifères non plus. L'animal souffre autant que l'homme lorsqu'on le supplicie.

Pourtant, notre égocentrisme nous conduit bien souvent à nous penser radicalement différent de la nature.

À l'aide de ce type de point de vue, nous nous permettons bien souvent de traiter les animaux de la plus sordide façon qu'il soit.

amourDepuis quelques décennies pourtant, l'éthologie nous ramène les pieds sur terre.

Cette nouvelle discipline (étude scientifique des moeurs et des comportements animaux et humains), met à jour notre véritable proximité avec la nature. Cette nouvelle situation de l'homme dans son environnement, devrait réduire progressivement notre narcissime et permettre en principe de développer notre compréhension et notre communication avec le règne animal.

L'éthologie semble nous dire plusieurs choses :

Ni la culture (langage, technique, problèmes de société, sexualité, apprentissage, connaissance de soi), ni les relations sociales et affectives ne sont l'apanage spécifique de l'homme. L'amour et les sentiments non plus. Les besoins affectifs et relationnels de la plupart des autres animaux sociaux, ne diffèrent guère des notres.

Cette similitude de sensations entre l'animal est nous, devrait nous permettre de mesurer toute la cruauté dont l'élevage intensif peut faire preuve envers les mammifères destinés à notre alimentation.

Cruauté inconsciente certes, résultant de la combinaison et du développement du mercantilisme, du nihilisme, de la technologie et du narcissisme.

Valeurs du marché et cruauté

Pas de place pour la dimension spirituelle dans l'esprit du marché

Il suffit d'observer dans la nature, le souci, l'attention, les actes de tendresse, L'AMOUR disons-le, de n'importe quel mammifère envers son petit, pour saisir toute l'aberration de l'élevage intensif

Quelle différence ontologique quelle discrimination qualitative, peut-on sérieusement avancer pour distinguer les agissements entre une vache et son petit veau et ceux d'une mère avec son bébé ?

Les coups de langue ont évolué en caresses et en baisers, mais l'attention et l'amour sont les mêmes, l'œil et le cœur d'une mère humaine et d'une mère bovine ressentent très certainement les mêmes émotions.

Que penser alors d'un système industrialo-scientifique capable de détacher un animal social (le petit veau) de sa mère quelques jours seulement après sa naissance, pour l'incarcérer dans une cellule de fer afin de l'engraisser ? Que penser de ce système qui ne parvient même pas à imaginer qu'un tel comportement peut bouleverser l'équilibre psychique voire l'équilibre physique de ces animaux ?

Que se passerait-il dans l'esprit d'un bébé humain ainsi livré à des conditions de vie aussi traumatisante ?

Imaginer ce que pourrait devenir un bébé isolé de sa mère quelques jours après sa naissance, privé de tendresse, d'affection, de contacts physiques, de regard affectueux et rassurant, dans l'incapacité d'exprimer son désir de bouger et sa curiosité ?
Ne développerait-il pas durant sa croissance, une quantité de troubles, de psychoses, de déficiences physiques, de dissociation mentale et d'incohérence de comportement ?

Et ce genre de traumatismes, légitimes pour de tels traitements, ne pourraient-ils pas engendrer des modifications cérébrales comme c'est le cas en général pour tous violents traumatismes subits ? Et ces modifications cérébrales ne sont-elles pas susceptibles de se transmettre de génération en génération ?

Nous pouvons alors très bien imaginer que cette transmission de traumas peut modifier à la longue les structures mêmes du cerveau de cette lignée d'animal, causant des troubles biochimiques et finissant par entamer les fonctions essentielles, en un mot rendre folle une partie de cette espèce.

(Et cette incapacité à tenir compte des besoins affectifs et sociaux de l'animal, l'industrie l'a parfois également envers l'homme puisqu'elle peut « incarcérer » des êtres humains pendant la majeure partie de leur journée devant une chaîne de travail, à répéter sans cesse les mêmes gestes ... aujourd'hui cette déshumanisation est de plus en plus décentralisée vers les pays pauvres).

12/09/2005 Aujourd'hui une lectrice m'a fait parvenir cet extrait d'une conférence de Rudolf Steiner en ... .janvier 1923.

 

Rudolf Steiner 1923

Eh bien, Messieurs, vous pouvez faire cuire un chou aussi longtemps que vous le voulez, ...

Eh bien, Messieurs, vous pouvez faire cuire un chou aussi longtemps que vous le voulez, vous n'en tirerez pas de la viande. Vous n'arriverez pas à en tirer de la viande en le mettant dans votre poêle ou dans votre casserole, pas plus qu'il n'est possible de transformer en viande un gâteau que l'on prépare. Il n'y a pas de technique qui permette cela. Mais, en somme, ce que l'on ne peut faire techniquement se fait dans le corps de l'animal. Mais les forces nécessaires à cette opération doivent d'abord se trouver dans le corps de l'animal. Parmi toutes les forces techniques dont nous disposons, il n'en est pas qui nous permettent de transformer des végétaux en viande. Nous n'en avons pas.

Notre corps, ainsi que le corps de l'animal, contient donc des forces capables de transformer des substances végétales, des matières végétales, en matières carnées ... Imaginez qu'il prenne au boeuf l'envie de se dire :

.. J'en ai assez de me promener et de ne faire qu'arracher ces herbes. Un animal pourrait le faire pour moi. Je vais de ce pas manger cet animal ! .

Voyons : le boeuf se mettrait à manger de la viande !

Il est pourtant capable de produire lui-même de la chair !

Il dispose de forces le lui permettant.

Que se produirait-il donc si, au lieu de végétaux, le boeuf se mettait à manger de la viande ?

Toutes les forces qui pourraient produire de la chair en lui se trouveraient donc désoeuvrées ...

Prenez n'importe quelle fabrique devant produire une chose quelconque, et supposez que vous ne produisiez rien mais que vous mettiez toute la fabrique en marche. Imaginez un peu le gaspillage de force qu'il pourrait y avoir. Une force considérable serait donc gaspillée.

Or, Messieurs, la force qui est gaspillée dans le corps de l'animal ne peut pas se dissiper comme cela.

Le boeuf déborde de cette force, elle fait en lui autre chose que de transformer des matières végétales.

Cette force demeure, elle est bien là, elle agit autrement en lui. Et ce qu'elle fait produit toutes sortes de déchets. Au lieu de chair, ce sont des substances nuisibles qui sont fabriquées. Le boeuf se remplirait donc de toutes les matières nuisibles possibles s'il se mettait soudain à être carnivore. Il se remplitait notamment d'acide urique et d'urate ... Or l'urate, quant à lui, a des habitudes particulières.

Les habitudes particulières de l'urate est d'avoir un faible pour le système nerveux et le cerveau. Si le boeuf mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d'urate en énorme quantité, l'urate irait au cerveau et le boeuf deviendrait fou ( ... ). Si nous pouvions faire l'expérience de nourrir tout un troupeau de boeufs en leur donnant des colombes, nous obtiendrions un troupeau de boeufs complètement fous ... .

 

Philosophie des science >> Mort

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Prenons pour maxime incontestable que les premiers mouvements de la nature sont toujours droits : il n'y a point de perversité originelle dans le coeur humain (J.J.Rousseau , Emile)

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