La
philosophie n'est pas une doctrine mais une activité.
Ludwig Wittgenstein
L'évolution par accident
Il faut avoir des amis et des ennemis
; des amis pour nous apprendre notre devoir, et des ennemis pour
nous obliger à le faire. Plutarque Lorsque nous observons le comportement du libéralisme depuis
qu'il a écrasé ou muselé ses contradicteurs idéologiques, nous pourrions le comparer à un
individu dépendant et compulsif. Un être humain incapable
de prendre suffisamment de recul pour comprendre sa conduite,
et attendant l'accident pour rectifier le tir (mais n'est ce pas là un trait caractéristique de l'évolution humaine jusqu'à présent
?).
Les vertus libérales sont évidentes.
La créativité est à son
comble. Le développement des objets,
des idées, du progrès n'a jamais été aussi
intensif qu'aujourd'hui. Cet élan créateur,
recueille aujourd'hui les énergies venues du monde entier.
Aucune autre
idéologie
jusqu'à présent, n'a permis un tel essor technique.
Si ce mécanisme libéral était conscient,
s'il prenait appui sur des valeurs morales
universelles et
s'il restait à sa place, autrement dit,
derrière le politique, l'éducatif, et le média,
il serait un « ange » pour l'humanité.
Seulement
ce n'est pas le cas.
Inconscient de ce qu'il réalise,
inconscient de l'orientation
réelle de l'humanité, immoral, si les conditions le lui permettent,
motivé par
ses pulsions, il domine la politique et les médias,
et anéantie les autres
contre-pouvoirs (écologie, attac, associations)
en les décridibilisant, les dévalorisant et les marginalisant.
Le libéralisme actuel, faits appel au réflexe et à l'accoutumance. il fait perdre du poids à la conscience. Son expansion est proportionnelle à l'addiction humaine,
à l'autorité de l'inconscient, à l'acte spontanée
et à la compulsivité de l'humanité.
Stressé par les conditions de travail, d'existence, par les médias, dé spiritualisé par
un matérialisme toute-puissant, « l'homme
industriel » traverse la vie comme un automate sans
en voir les subtilités et les « langages ». Le
marché fait l'humanité à son
image.
Cruauté inconsciente
L'inconscience a parfois des audaces que
la sagesse n'a pas
le pouvoir de réprimer
Gilles LamerCe type d'évolution forcenée, si elle refuse d'entendre les sonnettes d'alarme, si elle reste indifférents aux symptômes, évolue naturellement vers l'accident.
Entre temps, sa surdité engendre une quantité de cruauté envers l'humanité
fragile, (même
si cette cruauté ne semble pas intentionnelle).
CRUAUTÉ, voilà bien la réalité par exemple, d'un système capable de délaisser la partie vulnérable,
souffrante et silencieuse de sa population (SDF, Working Poor, Pauvres,
Prostitués,
Toxicomanes, etc.) au profit exclusif d'une petite élite élitiste, égoïste,
bruyante, égocentrique, et surmédiatisé.
Cruauté l'attitude égoïste de cette
petite élite,
thésaurisant l'attention des médias au
détriment
du monde en souffrance. Par quel étrange enivrement le marché est-il
parvenu à élaborer des médias dans lequel des journalistes consacrent
plus de temps à divertir et à promotionner les objets du marché, qu'a dénoncer
et a insister sur les grands problème du monde ?.
Cruauté lorsqu'un système fournit seringues
et médicaments de substitution à la toxicomanie
(ce qu'il faut évidemment faire et continuer de faire),
sans se donner véritablement les moyens d'en soigner les
causes profondes. La corruption des États, l'essor des mafias, mais également la violence, le surmenage, la perte de valeur
ou l'insécurité occasionnée par le libéralisme sur la partie hyper sensible et émotive de l'humanité.
Le virus a un sens, mais son sens est, à mon sens, à l'envers des affirmations moralistes ou intégristes bien éloignés
de la vraie spiritualité qu'ils prétendent incarner. La véritable spiritualité engage au contraire, à l'amour
universel, à ne pas jeter la pierre, et à la
compassion compréhensive.
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