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Le sida en humanité

Le sens caché des choses

patrick moya, j'me capotePar delà les apparences

ONU sida Unir le monde contre le sida

Les pages précédentes ont montré les limites du regard phénoménologique et simpliste quand on ne regarde qu'a travers lui, les événements de la vie. Les choses selon nous, ne s'arrêtent pas à leur apparence. Elles revêtent un sens plus profond. Elles envoient beaucoup plus de messages que nous ne savons encore en lire.

Comme toute façon d'appréhender les choses, l'ère mécaniste à laquelle le monde industriel appartient, a ses cotés positifs et négatifs. Le scientisme dont elle est porteuse écarte incontestablement de nombreuses interprétations erronées du monde. Mais cet excès cartésiens limite également l'envergure de notre regard.

Sans abandonner la vision scientifique pour retourner vers les temps anciens ou les explications magiques, religieuses et métaphoriques étaient prépondérantes, l'ouverture de l'esprit rationnel vers les sagesses des autres cultures et civilisations ouvrira son regard.

Les visions de la science comportent de nombreuses lacunes. Elle ne peut comprendre qu'un seul étage de choses ; celui de l'évidence. Les subtilités lui échappent. Sa difficulté à saisir les langages sous-jacents, est caractéristique dans sa relation au sida.

En analysant rétrospectivement ce qu'il s'est passé depuis l'apparition de ce virus, nous pouvons tirer quelques enseignements.

Histoire sensible

du virus du sida

virus du sidaCe que disent silencieusement les choses

Le sida apparaît en Afrique dans les années 80. C'est la période où ce continent commence à être mis en danger par l'égoïsme du marché(après avoir servit de champ de bataille dans le combat capitalisme/communisme, ce continent a dut supporter le sentiment de toute puissance du vainqueur, a savoir le capitalisme. L'avidité et les nouvelles valeurs de la mondialisation transforment jusqu'a l'âme de cette terre de sagesse).

Les voies occidentales (média, intellectuel, médecine), se prétendent universalistes et responsables. Elles ont pourtant négligé le drame du sida sur le continent africain. L'histoire haussera sans doute cet abandon occidental au niveau des autres crimes imputables à l'égoisme, au narcissisme et à la négligence.

Des contre-pouvoirs vraiment bienveillants auraient usé de leur immense influence pour rompre l'égoïsme ambiant. Ils auraient contraint le marché et les pouvoirs occidentaux à déclencher un vaste plan d'entraide vers l'Afrique. Leurs critiques auraient poussé l'occident à travailler sur les causes profondes de la pandémie (dégradation des conditions de vie et d'éducation, guerre, corruption).

Médias et intellectuels auraient montré du doigt les occidentaux qui pillent en douce ce continent. Ceux qui manipulent les élites africaines et sèment la violence pour soutirer leurs matières premières. Ceux qui soutiennent des dictatures en maintenant des peuples dans la misère et le chaos.

L'Occident et ses grandeurs

Un universalisme en berne

robert mapplethorpe, self portraitQue révèle la pandémie de sida en Afrique ?

La façon dont l'occident a aider dans le traitement du sida en Afrique, met à jour l'injustice vécue par un continent tout entier. Un continent que notre égoïsme et notre voracité empêchent de progresser (progrès social, médical, éducatif, et technique, etc.)

L'Occident est capable de mobiliser 300 000 hommes pour des opérations militaires. Il serait donc apte à mobiliser 300 000 hommes pour une vaste opération humanitaire en Afrique (renseigner les populations, construire des structures pour les soins etc.)

L'esprit des puissants occidentaux, soit-disant chrétiens, est en réalité moins universaliste que communautariste. Moins humaniste que vénal. Moins spirituel que matérialiste. Si c'était l'inverse, il se serait soucier de ses semblables africains "comme de lui-même". Il aurait lancé un véritable plan Marshall pour circonscrire la pandémie. Un plan qui aurait été en même temps favorable aux progrès technique et social de ce continent.

Les ONG s'épuisent

Le sida fait des ravages en Afrique. L'égoïsme occidental a une énorme charge dans ce ravage (viennent ensuite les responsabilités des pouvoirs africains).

Depuis la chute du communisme, la vénalité, l'occidentalocentrisme et le narcissisme sont à leur comble. Cet état d'esprit est instillé à nos sociétés par les mass médias. Il empêche les populations occidentales d'exprimer tout leur potentiel humaniste et généreux.

Politiques et médias ont d'une certaine manière, déserté le terrain de l'entraide. Il ne reste plus que la volonté, la générosité et la détermination de quelques citoyens. Ce sont à présent les bénévoles, les O.N.G et les associations qui tentent de compenser cette vampirisation. Ce sont eux qui s'épuisent à endiguer le flot sans cesse grandissant d'injustice et de prédation. Sur la route de la mondialisation, l'Afrique a été délaissée au profit d'une toute petite élite élitiste. Délaissé au profit de "qui veut gagner des millions" et de la chirurgie esthétique. Au profit de l'intellectualisme dandy, et du téléachat qui thésaurisent nos médias.

Les résultat de la surdité en occident

Ce virus africain, dont nous avons négligé l'appel, s'est répandu en occident. Il a touché les groupes humains que nous refusions également de voir, de comprendre, d'aimer et d'aider (homosexuels, toxicomanes, prostitués).

Une maladie ajoute des symptômes en cas de surdité du malade. Le sida a fait la même chose. En investissant l'occident il a réinterpellé sa conscience à propos des laissés pour compte. Une nouvelle fois les dominants ont montré leur indifférence aux sans voix, aux sans logis, aux sans grade (si tu ne te fais pas remarqué, personne ne te remarque, semble être leur slogans issu tout droit du narcissisme).

Résultats, seul le groupe homosexuel, parce qu'il est bien organisé, est parvenu à se faire entendre. Ce ne fut pas le cas du monde toxicomane et prostitué.

Le monde toxicomane et prostitué

Bien entendu, les pouvoirs occidentaux ont fait ce qu'ils pensaient devoir faire envers ces oubliés. Ils ont mis en place un système préventif. Ils ont distribué des seringues et des préservatifs. Ils ont soutenu du bout du doigt les organisations bénévoles qui leurs dispensent un peu d'attention et d'écoute. Mais ils n'ont pas fait ce que spirituellement la vie attend d'eux.

Ils ne se sont pas engagés dans une reconnaissance profonde de ce monde contraint à l'ombre. Ils n'ont pas cherché à comprendre pourquoi ces êtres sensibles et fragiles plongeaient vers ces bas-fonds. Pourquoi l'humanité leur envoyait si peu d'amour, de reconnaissance et de compassion.

C'est cet investissement qu'indirectement le sida exigeait de la société occidentale. Il l'invitait à trouver les solutions pour éviter à ces êtres humains de tomber Dans ces extrémités. Et s'ils y étaient, à leur offrir la meilleure protection possible et des espaces de dignité. Vingt ans plus tard, l'énorme potentiel scientifique occidental a fait progresser la lutte thérapeutique contre le sida (pendant longtemps au profit presque exclusif de l'Occident).

Mais les véritables exigences du sida n'ont pas été écoutées. Notre compréhension spirituelle de celui-ci est restée inchangée. Les pouvoirs occidentaux ont continué d'abandonner l'Afrique à son sort. Et en occident, ils ont laissé prospérer l'esclavage sexuel et la toxicomanie.

Pages écrites dans les débuts des années 2000

 

le virus et l'évolution

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Menno Ter Braack

Écrivain hollandais (Eibergen 1902 – La Haye 1940)

Le langage encourt un risque là où la littérature devient perméable à la philosophie, et la philosophie à la littérature : où la littérature parvient à la finesse de la pensée abstraite, où la philosophie succombe aux attraits de la musique verbale Menno Ter Braack

Écrivain hollandais (Eibergen 1902 – La Haye 1940).

Fondateur (1924) de la revue Forum, avec Du Perron et Roelants, et directeur littéraire (1933) du quotidien Het Vaterland, il publie des essais, directs et lucides, sur les problèmes culturels et sociaux de son temps. Ses œuvres (le Carnaval des bourgeois, 1930 ; la Beauté démasquée, 1932 ; le Deuxième Visage, 1935) respirent l'individualisme rebelle, repoussant toute conception bourgeoise, intellectuelle ou artistique même. Un des premiers à prendre conscience du danger hitlérien, il se donne la mort en mai 1940.