philosophie naïve du devenir humain

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Bien mal
Introduction
généralités  [ ↗ ]
Le bien et le mal 1
Le bien et le mal 2
Dieu et le mal
Intro délinquant
Délinquant suite  [ ↗ ]
Intro au péché
Le péché suite  [ ↗ ]
L'égalité
L'égalité suite  [ ↗ ]
La perversion  [ ↗ ]
 

Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? Voltaire

Le mal

L'injustifiable continu d'appeler une justification. Nabert

Le MAL est un paradoxe.

Il est « NÉCESSAIRE» pour élaborer l'humanité, et en même temps, nous devont le considéré INUTILE pour qu'il diminue constament jusqu'à disparaître tout à fait de l'humanité.

Il est un mal nécessaire pour plusieurs raisons.

Mal nécessaire car notre espèce est devenue l'HUMANITÉ à partir du moment où elle a su qualifier certaines de ses actions héritées de la nature, comme étant : « MAL » (et commencer ainsi à se les interdire).

Mal nécessaire aussi, dans la mesure où le mal par rapport à la configuration psychique de l'être humain, et un des plus puissants aiguillons pour motivé ce que nous appelons : « LE BIEN ».

Pour nous en convaincre rappelons-nous que le « MAL » commis par un policier sud-africain, racistes et violents, envers le jeune avocat Gandhi jeté hors d'un train à cause de la couleur de sa peau, à « engendré » d'une certaine manière, l'engagement du Mahatma dans la voie de la LUTTE NON-VIOLENTE (la NON-VIOLENCE ACTIVE), avec les incroyables résultats sur l'empire colonial britannique que nous savons.

Le mal est donc NÉCESSAIRE à notre évolution, mais il est également NÉCESSAIREMENT CONDAMNABLE pour réduire progressivement, et en permanence, son champ d'influences.

Nous devons non seulement le condamner, mais également l'analyser, le disséquer, le comprendre, pour le soigner. Le mal doit en effet cesser d'être une fatalité, cessé de jeter par sa présence, une sorte de LINCEUL D'ABSURDE, sur l'humanité.

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En ce qui concerne notre théorie, si nous voulons consolider sa pertinence, autrement dit, consolider l'idée selon laquelle L'HUMANITÉ ÉVOLUE VERS LA PAIX UNIVERSELLE, vers le BONHEUR et L'AMOUR, bref, vers LE BIEN, nous devons, nous aussi, dépasser les écueils formés par le « SCANDALE du MAL » comme dit Paul Ricoeur .

Nous sommes là devant un problème majeur.

Comment en effet, justifier L'INJUSTIFIABLE ?

Comment EXPLIQUER sans DISCULPER, la capacité humaine à faire souffrir ses semblables ? Comment expliquer la propention qu'ont certains ÊTRES HUMAINS à décider l'élimination d'autres HUMAINS ? Comment expliquer l'aptitude à utiliser ses congénères comme du betail ? Comment pouvons-nous légitimer la présence de l'homme au sein du vivant, en sachant qu'il peut commettre certaines MONSTRUOSITÉS inconnues du règne animal ?

Et pourtant, nous devons expliquer le mal, si nous voulons éliminer cette noirceur « insensée » qu'il jette sur l'humain, noirceur capable de dégrader toute la beauté de notre espèce (et c'est également une nécessité pour confirmer notre théorie).

 

Le mal et l'humanité

L'impression d'absurdités qui nous tourmente parfois vient du spectacle du mal autour de nous et en nous. Voir mourir un enfant, un être aimé, voir souffrir, torturer, tout cela fait mal. Louis Millet métaphysique

Plusieurs points sont à observer à propos du bien et du mal.

a/ n'ont d'existence, qu'en relation l'une envers l'autre. Une action est dite « MAL » en la comparant à la même action estimée « BIEN ».

b/ Elles sont parfois RELATIVES aux temps et à la culture (le mal et le bien, d'hier, de demain ou d'ailleurs peuvent être variables),

c/ Et parfois, ces deux VALEURS sont ABSOLUES et UNIVERSELLLES (la générosité, l'interdiction du meurtre, de la perversion, par exemple sont des valeurs partagées par chaque groupe humain).

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Notre réflexion portera essentiellement sur la notion de « MAL » (la notion de « BIEN » étant inclut à la racine même de notre théorie), la notion de « MAL » pris au sens moral et universel du terme (l'injustice, la cruauté, l'abus du faible).

Autrement dit le « MAL » moralement condamnable au nord comme au sud. condamnable par un HINDOUISTE, un ANIMISTE, un BOUDDHISTE, un CHRÉTIEN, un JUIF ou un MUSULMAN.  

C'est le « MAL » capable de révolter tout être humain conscient des valeurs humaines. Capable de révolter l'inuit et le golden boy, le milliardaire et l'ascète. Le « MAL » scandaleux pour le plus grand nombre d'entre nous .

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Dans ce chapitre, nous essaierons de voir pourquoi, tout comme l'alliance entre la sphéricité de la terre et la curiosité humaine, ont conduit l'homme à faire le tour de son monde, le « MAL » plus la DOULEUR qu'il engendre, force l'humanité à le combattre. Il oblige les hommes à œuvrer pour le bien et à réfléchir au sens réel de cet élément négatif.

Nous essaierons également d'apporter quelques contre argumentations à L'ATHÉISME lorsqu'il utilise la présence du mal pour décrédibiliser l'idée d'un Dieu « tout amour » à l'origine du monde (il est en effet bien difficile d'admettre une toute puissance divine laissant l'homme succomber à la cruauté et au génocide).

Il nous faudra alors expliquer pourquoi la CRÉATION ne pouvait se construire autrement que comme elle s'est construite. Pourquoi notre espèce ne pouvait passer du stade PRIMATE NATUREL de nos origines au stade D'HOMME que nous sommes devenus, sans la présence de ce que nous appelons le « MAL ». Nous devrons expliquer pourquoi nous pensons que Gottfried Wilhelm Leibniz a raison lorsqu'il écrit : « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles »

Il nous faudra également expliquer pourquoi le mal, y compris sous sa forme extrême, n'est pas atavique ou innée, mais résulte d'un ensemble de facteurs sociaux et éducatifs comme ceux-ci :

  • Carences affectives.
  • Défaut d'éducation à l'empathie.
  • Défaut d'apprentissage à la frustration
  • Défaut d'éducation à la morale et à l'éthique.
  • Stimulation et valorisation de certaines pulsions violentes par la société (aujourd'hui les médias).

Nous aurons également à expliquer pourquoi toutes les grandes valeurs humaines : MORALE, LOI, ÉTHIQUE, SOCIABILITÉ, AMOUR DU PROCHAIN, DÉSIR de S'AMÉLIORER, PROPENSION à AIMER le BIEN ... n'aurait jamais pu apparaître si l'homme n'avait pas pris un jour, la décision de juger certaines de ses actions comme étant « MAL » et de se les interdire.

Nous nous contenterons d'exprimer les grandes lignes de l'inévitabilité du « MAL » pour l'évolution humaine.

Une preuve incontournable, exigerait une étude minutieuse de chaque point de l'évolution, de l'apport positif de cette valeur négative et de sa régression constante au cours des siècles.

À mon sens, une telle analyse scientifique et historique se concrétisera dans le futur.

Ce jour là, la présence du mal au sein de l'humanité sera enfin complètement saisie, et le sens de l'humanité éclairera l'esprit de l'homme, sans rencontrer d'obstacle.

 

Philosophie et morale >> histoire du mal

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Platon-mecaniqueuniverselle

Pour moi, je suis à peu près persuadé que, parmi les philosophes, il n’y en a pas un qui pense qu’un homme pèche volontairement et fasse volontairement des actions honteuses et mauvaises ; ils savent tous au contraire que tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement, PLATON Les sophistes.

 

 

Nietzsche

En vérité le moi rusé, le moi sans amour, qui cherche son avantage dans l'avantage du plus grand nombre, ce n'est pas à l'origine du troupeau mais son déclin.

Ce furent toujours des fervents et des créateurs qui créèrent le bien-et le mal. Le feu de l'amour et le feu de la colère l'allume au nom de toutes les vertus.

Zarathustra vit beaucoup de pays et beaucoup de peuples et n'a pas trouvé de plus grande puissance sur la terre que l'oeuvre des fervents;

Bien et mal voilà le nom de cette puissance.
En vérité la puissance de ces louanges et de ces blâmes est pareille à un monstre.

Dites-moi mes frères qui me terrasseras ce monstre ?

Dites, qui jettera une chaîne sur les 1000 nuques de cette bête ?

Il y a eu jusqu'à présent 1000 buts parce qu'il y a 1000 peuples.Il ne manque que la chaîne des 1000 nuques, le but unique.

L'humanité n'a pas encore de but.

Mais dites moi donc mes frères si l'humanité manque de but n'est-elle pas elle-même en défaut ?

Friedrich Nietzsche

 

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