philosophie naïve du devenir humain
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Bien mal
Introduction
généralités  [ ↗ ]
Le bien et le mal 1
Le bien et le mal 2
Dieu et le mal
Intro délinquant
Délinquant suite  [ ↗ ]
Intro au péché
Le péché suite  [ ↗ ]
L'égalité
L'égalité suite  [ ↗ ]
La perversion  [ ↗ ]
 

Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas. Baudelaire

Dieu et le mal

L'injustifiable continu d'appeler une justification. NabertLa présence, la dimension et la pérennité du mal au sein de notre espèce, est un des excellents générateurs du nihilisme.
En effet, cette "industrie" semble remettre en cause 1/ la toute puissance de dieu, 2/ le sens du monde, 3/ l'idée d'évolution positive, 4/ celle de perfection, 5/ et la simple capacité de la raison à se justifier elle-même.

Si dieu est omnipotent, pourquoi a-t-il choisit un type d'évolution incluant ce que nous appelons la méchanceté, la cruauté, le crime, la guerre ?

Si l'homme représente un progrès dans l'évolution du vivant, pourquoi est-il la seule espèce capable d'une telle barbarie envers ses semblables et envers le reste de la création ?

Si le mal peut n'être jamais puni et la vertu jamais récompensée, les choses ont-elles un sens ?

Pourquoi l'homme, parvenu à un aussi haut degré d'intelligence, ne parvient-il pas à juguler le mal qui représente son plus grand archaïsme ?

Ainsi donc, la présence scandaleuse du mal, semble en mesure d'anéantir l'idée d'un dieu de bonté et d'amour, généreux envers ses créatures, en mesure aussi de nous faire croire que l'homme est mauvais, corrompu ou imparfait.

En réalité, il n'en est rien.

Car si l'on examine attentivement l'évolution du vivant et principalement le passage du primate naturel à l'homme, le mal se révèle être une composante indispensable de cette métamorphose, une absolue nécessité.

 

Le mal comme nécessité.

Il avait fermé les yeux pour ne pas voir le mal sur cette terre et c'est ainsi que le mal l'a trouvé, sans défense. Ernst wiechert

S'il était une sorte de pièce hétérogène à l'évolution humaine, si la raison n'arrivait à le situer dans le processus d'évolution, alors la présence du mal rendrait effectivement absurde la création et incoherente l'existence de Dieu.

Seulement le mal à un sens et sa place existe.

Pour transformer un primate naturel, en homme, pour passer des moeurs animales au fonctionnement humain, notre espèce devait s'interdire certains comportements légitimes dans la nature, comme la prédation, la domination, l'agressivité etc. elle devait donc poser sur chaque action humaine un jugement de bien ou de mal, d'autorisé ou d'interdit.

Nous pouvons aujourd'hui nous considérer comme des hommes, parce qu'un jour, les premiers hommes se sont mis à juger bien ou mal leurs comportements.

Nous pouvons nous concentrer, réfléchir, raisonner, donc évoluer, parce qu'un jour nous avons dû apprendre à maîtriser des impulsions jugées négatives par la société.

Nous nous sommes ouvert au divin, parce que nos ancêtres, en plaçant le concept de bien et de mal au dessus de la toute-puissance du dominant, ont anéantit cette toute puissance.

Nous avons dépassé les « lois » de la nature, parce qu'un jour notre espèce s'est autorisé à juger celles-ci et à leurs imposer des interdits

En condamnant certains comportements primates, l'homme est entré dans l'humanité.

En enrichissant toujours plus le nombre de ces interdits (l'évolution du droit), l'homme devient de plus en plus humain.

Cette évolution du droit, est fondamentale pour éteindre peu à peu dans le psychisme humain, la capacité de s'affirmer aux détriments d'autrui.

Cette évolution est possible grâce au législateur, au politique, au système répressif, mais également et à la même hauteur, grâce au transgressant, comme nous allons le voir dans le prochain chapitre.

 

philosophie de Dieu >> Délinquant

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Platon-mecaniqueuniverselle

Pour moi, je suis à peu près persuadé que, parmi les philosophes, il n’y en a un qui pense qu’un homme pèche volontairement et fasse volontairement des actions honteuses et mauvaises ; ils savent tous au contraire que tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement, PLATON Les sophistes.

 

 

Nietzsche

En vérité le moi rusé, le moi sans amour, qui cherche son avantage dans l'avantage du plus grand nombre, n'est à l'origine du troupeau mais son déclin.

Ce furent toujours des fervents et des créateurs qui créèrent le bien-et le mal. Le feu de l'amour et le feu de la colère l'allume au nom de toutes les vertus.

Zarathustra vit beaucoup de pays et beaucoup de peuples et n'a pas trouvé de plus grande puissance sur la terre que l'oeuvre des fervents;

bien et mal voilà le nom de cette puissance.
En vérité la puissance de ces louanges et de ces blâmes est pareille à un monstre.

Dites-moi mes frères qui me terrasseras ce monstre ?

Dites, qui jettera une chaîne sur les 1000 nuques de cette bête ?

Il y a eu jusqu'à présent 1000 buts parce qu'il y a 1000 peuples.Il ne manque que la chaîne des 1000 nuques, le but unique.

l'humanité n'a encore de but.

Mais dites moi donc mes frères si l'humanité manque de but n'est-elle pas elle-même en défaut ?

Friedrich Nietzsche

 

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