philosophie naïve du devenir humain

Français Portugais English Deutsch Chinese    Ecrire à l'auteur Format imprimable
 
Bien mal
 >  Le péché suite  <
vie et mort du péché
du pécheur au délinquant
le péché originel
 

La révolution féminine doit maintenant compléter la révolution prolétaire, comme celle-ci consolida la révolution bourgeoise, émanée d'abord de la révolution philosophique. Auguste Comte Cathéchisme positiviste (1852)

Du pécheur au délinquant

Il y a des péchés si flatteurs que, si je les confessais, j'en commettrais un autre d'orgueil. Rivarol Notre période est une période de transition.

Elle marque le déclin progressif de la morale religieuse et de la notion de « PÉCHÉ », au profit du DROIT et de la notion d'infraction.

Sans que nous nous en rendions véritablement compte, il y a transmission progressive de pouvoir entre INTERDITS RELIGIEUX et INTERDITS LAÎQUES.

Le remplacement progressif de la notion de péché par la notion D'INFRACTION, doit permettre de passer du jugement porté sur L'HOMME, au jugement porté sur L'ACTE.

En franchissant ce nouvel échelon, l'homme comprendra ainsi un peu mieux l'intérêt du transgressant, du délinquant, pour l'évolution humaine.

Par contre, le « no man's land » entre ces deux formes de compression des PULSIONS négatives (la MORALE et la LOI), engendre un certain déséquilibre dans l'humanité.

La crise de VALEURS et de MORALITÉ vécue aujourd'hui par l'Occident et exporté sur l'ensemble de la planète, découle de cette situation nécessaire « d'entre deux » (entre RELIGION et LAÎCITÉ) dans laquelle nous nous trouvons.

En effet, cette passation de pouvoirs doit prendre un certain temps et se CHEVAUCHER sur une certaine période.
L'extinction progressive de la MORALE RELIGIEUSE devrait être compensée, en principe, par la montée en puissance des mécanismes chargée de le remplacer : la LOI et le DROIT bien sur, mais également L'ÉDUCATION, la PSYCHOLOGIE, etc.

Aujourd'hui, l'affaiblissement de la morale religieuse n'est pas encore compensé par des LOIS LAÎQUES encore trop injustement appliquée.

La morale religieuse avait cela d'intéressant, qu'elle culpabilisait les « puissants » et leurs conduites égocentriques et égoïstes, pour valoriser au contraire les faibles (en parfaite cohérence avec les valeurs démocratiques).

Ce n'est absolument pas la posture des valeurs laïques censées remplacer ces règles morales.
Au contraire, le système actuel stimule le NARCISSISME et L'ÉLITISME des dominants, en parfaite contradiction avec la démocratie.

Tant que le droit ne comblera pas correctement l'espace occupé précédemment par la morale religieuse, la propension de l'homme à s'affirmer aux dépens de ses semblables, utilisera ce vide moral pour abuser d'autrui tout en restant dans les limites du droit.

Les outrances « légale » du marché - qui ont permis l'augmentation scandaleuse des écarts entre riches et pauvres - utilisent pleinement ces vides moraux pour s'épanouir ... (la marchandisation des êtres humains fait partie de ces excès révoltant)

Face à ces abus « LÉGAUX » mais IMMORAUX, le monde religieux est obligé d'opposer son fondamentalisme pour compenser.

L'idéal serait que le monde religieux et le monde laïc prennent CONSCIENCE de cette passation de POUVOIR, celle-ci se ferait alors en douceur.

a/ La société laïque doit comprendre qu'elle a encore besoin de la vision morale religieuse pour venir à bout des « immoralités légales » qui révoltent à juste titre, le RELIGIEUX et le monde en général  ...
b/ Et le religieux doit assouplir ses interdits moraux pour laisser la société évoluer, et parce que sa morale est destinée à terme à être englober par les lois laïques  ... de manière à se libérer du profane pour se consacrer essentiellement au spirituel

L'exemple de l'avortement est représentatif de ce manque de communication entre ces deux visions de la société.

Si l'avortement est un gain pour l'humanité ... en faire une industrie est une véritable « immoralité légale » ... Et s'y opposer de manière rigide est un frein à l'évolution.

L'idéal pourrait venir d'un accord entre les deux.

 

Philosophie >> La faute du paradis

Pages

1 | 2 | 3

 

 

Adam et Eve

Adam et Eve chassés du paradis terrestre Cesari Giuseppe, dit le Cavalier d'Arpin

 

Mahomet

Si quelqu'un a l'intention de faire une bonne action mais n'est pas en mesure de la réaliser, Dieu la lui inscrit comme une bonne action. S'il l'exécute, Dieu lui inscrit pour elle une bonne action multipliée de dix à sept cents fois et davantage encore. S'il a l'intention de commettre une mauvaise action et qu'il ne la fait pas, Dieu la lui inscrit comme une bonne action. Et s'il exécute la mauvaise action, Dieu la lui inscrit comme une seule mauvaise action, ou alors Il l'efface.

Le prophète Mohammed

 

La Bible comme tous les livres sacrés, est le résultat d'expériences mystiques, profondes et sérieuses, d'un long et puissant travail de réflexion, d'intuition et de commentaires. Des centaines de milliers d'êtres humains, entièrement voués à la recherche spirituelle, ont consacré leur existence à la quête de cette vérité absolue. Toute cette puissance mystique, suffit pour prendre au sérieux les livres sacrés, pour réfléchir consciencieusement aux sens caché des métaphores.

Accueil - Contact ^ Haut de page