mecaniqueuniverselle.net : aller à la page d'accueil
  • bien mal
    le péché (suite)

La faute, le péché

Évolution du concept de péché

Adam et Eve

L'homme et la transgression

Pécher n'est pas faire le mal. Le vrai péché, c'est de ne pas faire le bien. Pier Paolo Pasolini

Le mouvement darwinien n'a rien changé dans l'humanité sauf, peut-être, qu'au lieu de parler philosophie sans esprit philosophique, les hommes parlent maintenant science sans esprit scientifique. Chesterton.

L'apparition de la notion de péché fut un énorme progrès pour notre espèce. Depuis sa création, cet forme d'interdit participe à la maîtrise progressive de notre comportement. Seulement, l'idée de péché a fait son temps. Notre conscience a évolué et cette notion peu à peu cède le pas au profit des prohibitions laïques, jusqu'a ce qu'un jour elles soit parfaitement dépassée.

enluminure persanne

Nous pouvons saisir à présent, le caractère inévitable et nécessaire de la transgression pour l'évolution humaine. L'espèce humaine ne pouvait se constituer sans s'imposer des interdits. Et s'il y a "interdit", il y a naturellement transgression.

Mais l'humanité, pour suivre sa ligne directrice qui l'a conduit à devenir de plus en plus humaine, devait continuer à améliorer et à sophistiquer son système d'interdit (pour apprendre à l'homme à maîtriser de mieux en mieux, sa tendance primate a s'affirmer aux dépens d'autrui) devait donc s'imposer des interdits, les faire évoluer et les rendre de plus en plus justes et humains.

Le concept de péché participe de cette montée vers la compression de nos instincts. C'est une forme d'interdit qui fait appel à notre conscience, a notre bienveillance, à notre crainte d'une force supérieure. Pendant des millénaires à la jouée son rôle de modérateur (avec quelques excès, comme toutes nouveautés).

A présent, ce concept à fait son temps. Il a remplit sa mission et doit être transcender par les interdit laïques (tout en restant une sorte d'appoint a ceux-ci). La transgression, ne doit donc plus être considéré comme un « péché » même si la conscience morale doit continuer à éclairer le cœur des hommes.

2001

 

 

histoire

12345