philosophie naïve du devenir humain
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La philosophie n'est rien d'autre que l'amour de la sagesse. Ciceron

Les crimes contre l'humanité

Philosophie du bien, du mal et de la liberté

La miséricorde, vertu proprement divine, est inséparable dela justice. Henri RondetComprendre le mal, sans le justifier, en déceler les apports positifs sans l'excuser, voila notre mission philosophique.

Il est toujours très difficile pour la philosophie d'aborder la question du « mal » en se penchant sur ses apports « positifs » pour l'évolution humaine.

Cette contribution positive envers la société, l'humanité ou L'individu est difficile à déceler et sa transformation en bienfaits demande bien souvent de nombreuses années pour être constater.

Une telle vision élargie semble toujours très éloigné de notre nature.

Déjà individuellement, nous pouvons faire preuve d'une grande tolérance, d'une grande philosophie à l'égard de certaines transgressions éloignées de nos préoccupations, et être surchargé d'intolérance ou d'agressivité envers des injustices nous touchant de près.

Seules quelques personnes sont capables d'une compassion extrême et parviennent à exprimer leur amour en toutes circonstances.

La souffrance engendrée par le mal, la révolte naturelle face à l'innomable, le désir de vengeance, la facilité de juger autrui, l'incapacité de se mettre à la place du fautif, le besoin de boucs émissaires, sont toujours très présent dans notre société.

a/ Parler de positif à propos du « mal » risque de blesser les victimes qui en ont ressenti ou en ressentent les tourments.

b/ On risque également d'être mal compris par un grand nombre de nos semblables. Ces derniers peuvent associer ce besoin de comprendre, à de la simple philosophie, à un défaut d'empathie, à du mauvais darwinisme, à une sorte de fondamentalisme religieux ou à une fascination morbide pour le mal.

Nous ne sommes bien évidemment dans aucun de ces cas de figure.

Pour donner un sens au réel, pour savoir s'il existe ou non une destinée humaine, nous avons tout simplement besoin de comprendre la véritable nature du mal, le sens profond de sa présence au sein de notre espèce.

 

Du mal vers le bien

Ce que vous faites de bien et de mal, vous le faites à vous Mahomet En partant du principe selon lequel toute action agit sur des actions suivantes et peut donc être à l'origine d'une quantité de répercussions insoupçonnées. N'importe quel crime, même le plus horrible, peut-être à l'origine sans le vouloir d'une quantité de biens.

Par-delà toute la souffrance et le désespoir ressenti les familles qu'il touche, le plus terrible des méfaits (tel qu'en relatent bien souvent les médias), peut engendrer de nouveaux courants philosophique et de véritables progrès législatifs pour la société.

Il peut nous obliger à placer des verrous de sécurité, des lois restrictives, des systèmes de dissuasions suffisamment forts, pour empêcher des crimes équivalents de se produire.

Et donc au bout de sa chaîne, un crime odieux, peut finir par apporter un bénéfice conséquent pour l'humanité.

mecaniqueuniverselle

L'évolution par le pire, n'est évidemment pas un choix de l'homme, c'est une «fatalité».

Evidemment, si l'être humain avait eu la possibilité de choisir entre inventer ses interdits avant l'apparition du « mal » ou les créer une fois les mauvaises actions produites (autrement dit par jurisprudence), l'humanité aurait choisi la première attitude.

Dans le domaine du bien et du mal, nous sommes toujours incapables de prévenir au lieu de guérir.

Nous avons pourtant déjà acquis les moyens d'anticiper le pire.

Par exemple avant d'envoyer des hommes dans l'espace, la plus grande partie des accidents sont envisagés. Et encore, un médicament n'est mis en service qu'après être sûr de sa non nocivité.

Seulement cette évolution par anticipation est encore réservés à quelques domaines pointus de l'industrie, comme l'aéronautique ou la pharmacie et non pour la vie courante.

a/ Au cours des temps, il a bien souvent fallu atteindre des sommets dans le domaine du mal, avant de voir bouger la société, avant de voir apparaitres les interdits correspondants.

b/ Inversement, il arrive bien souvent qu'en voulant faire du bien, nos actes engendrent plus de mal que de bien.

Karl Marx, en élaborant sa philosophie, était loin d'imaginer l'utilisation désastreuse de son nom par certains dictateurs prolétariens sanguinaires.

Le philosophe allemand était loin de concevoir la finalité de ses concepts pour un monde bien loin de ses intentions et de ses principes.

Dans le sens inverse, Hitler et ses complices, étaient loin d'imaginer les résultats de leur folie criminelle. Non seulement leur entreprise meurtrière devait s'achr par leur mort violente et le ravage du pays qu'il prétendait aimer, non seulement leur folie n'a réussit à anéantir les peuples et les groupes humains qu'ils rêvaient d'anéantir, mais ils ignoraient également que le génocide qu'ils avaient perpétré, serait à l'origine d'une loi fondamentale pour se protéger des « crimes contre l'humanité », une loi destinée à protéger l'avenir de pareilles monstruosités (Les premiers crimes jugés internationalement seront les crimes nazi. Le 8 août 1945 les accords de Londres constituent le Tribunal de Nuremberg et instituent les concepts de crimes contre la paix, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité).

malheureusement, jusqu'à présent, l'humanité n'est jamais réellement parvenue à faire évoluer son droit, autrement que par jurisprudence.

Il à bien souvent fallu aller toucher les sommets de l'horreur comme ce fut le cas avec les camps de concentration nazie, pour prendre des décisions fondamentales comme comme celle de créer le concept de crimes contre l'humanité.

Nous en avons une preuve avec la première guerre mondiale.

Une quantité de décision et commandements ordonnés pendant la guerre 14/18 (comme l'utilisation d'armes chimiques, de gaz moutarde, l'assassinat de masse), méritait déja me semble-t-il, d'être considéré en tant que crimes contre l'humanité.

Pourquoi aucun pays occidental, à la sortie de la première guerre mondiale, n'a pris une telle décision ? (même si l'article 227 du traité de Versailles prévoyait la mis en place d'un tribunal international afin de juger Guillaume II pour « offense suprême contre la morale internationale et l'autorité sacrée des traités », ce tribunal n'a jamais vu jour, et l'oubli s'est imposé)

Peut-être parce que : tous les gouvernements impliqués dans la « drôle de guerre », partageaient des responsabilités dans les horreurs décidées (8 millions de morts et 6 millions d'invalides) ...

L'horreur nazie, quant à elle, était unique.

 

La philosophie est métaphysique >> Dieu et le mal

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platon

Pour moi, je suis à peu près persuadé que, parmi les philosophes, il n’y en a pas un qui pense qu’un homme pèche volontairement et fasse volontairement des actions honteuses et mauvaises ; ils savent tous au contraire que tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement, PLATON Les sophistes.

 

Nietzsche

En vérité le moi rusé, le moi sans amour, qui cherche son avantage dans l'avantage du plus grand nombre, ce n'est pas à l'origine du troupeau mais son déclin.

Ce furent toujours des fervents et des créateurs qui créèrent le bien-et le mal. Le feu de l'amour et le feu de la colère l'allume au nom de toutes les vertus.

Zarathustra vit beaucoup de pays et beaucoup de peuples et n'a trouvé de plus grande puissance sur la terre que l'oeuvre des fervents;

bien et mal voilà le nom de cette puissance.
En vérité la puissance de ces louanges et de ces blâmes est pareille à un monstre.

 

Mais dites moi donc mes frères si l'humanité manque de but n'est-elle pas elle-même en défaut ?

Friedrich Nietzsche

 

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