| Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ? Voltaire
Le mal
L'injustifiable continu d'appeler une justification.
Nabert
Le MAL est un paradoxe.
Il est « NÉCESSAIRE» pour élaborer l'humanité, et en même temps, nous devont le considéré INUTILE pour qu'il diminue constament jusqu'à disparaître tout à fait de l'humanité.
Il est un mal nécessaire pour plusieurs raisons.
Mal nécessaire car notre espèce est devenue l'HUMANITÉ à partir du moment où elle a su qualifier certaines de ses actions héritées de la nature, comme étant : « MAL » (et commencer ainsi à se les interdire).
Mal nécessaire aussi, dans la mesure où le mal par rapport à la configuration psychique de l'être humain, et un des plus puissants aiguillons pour motivé ce que nous appelons : « LE BIEN ».
Pour nous en convaincre rappelons-nous que le « MAL » commis par un policier sud-africain, racistes et violents, envers le jeune avocat Gandhi jeté hors d'un train à cause de la couleur de sa peau, à « engendré » d'une certaine manière, l'engagement du Mahatma dans la voie de la LUTTE NON-VIOLENTE (la NON-VIOLENCE ACTIVE), avec les incroyables résultats sur l'empire colonial britannique que nous savons.
Le mal est donc NÉCESSAIRE à notre évolution, mais il est également NÉCESSAIREMENT CONDAMNABLE pour réduire progressivement, et en permanence, son champ d'influences.
Nous devons non seulement le condamner, mais également l'analyser, le disséquer, le comprendre, pour le soigner. Le mal doit en effet cesser d'être une fatalité, cessé de jeter par sa présence, une sorte de LINCEUL D'ABSURDE, sur l'humanité.

En ce qui concerne notre théorie, si nous voulons consolider sa pertinence, autrement dit, consolider l'idée selon laquelle L'HUMANITÉ ÉVOLUE VERS LA PAIX UNIVERSELLE, vers le BONHEUR et L'AMOUR, bref, vers LE BIEN, nous devons, nous aussi, dépasser
les écueils
formés par le « SCANDALE du MAL » comme dit Paul Ricoeur .
Nous sommes là devant un problème majeur.
Comment
en effet, justifier L'INJUSTIFIABLE ?
Comment EXPLIQUER sans
DISCULPER, la capacité humaine à faire souffrir ses
semblables ? Comment expliquer la propention qu'ont certains ÊTRES HUMAINS à décider l'élimination d'autres HUMAINS ? Comment expliquer l'aptitude à utiliser ses congénères comme du betail ? Comment pouvons-nous légitimer
la présence de l'homme
au sein du vivant, en sachant qu'il peut commettre certaines MONSTRUOSITÉS inconnues du règne
animal ?
Et pourtant, nous devons expliquer le mal, si nous voulons éliminer cette noirceur « insensée » qu'il jette sur l'humain, noirceur capable de dégrader toute la beauté de notre espèce (et c'est également une nécessité
pour confirmer notre théorie).
Le mal et l'humanité
L'impression d'absurdités qui nous tourmente parfois vient
du spectacle du mal autour de nous et en nous. Voir mourir un enfant,
un être aimé, voir souffrir, torturer, tout
cela fait mal. Louis Millet métaphysique
Plusieurs points
sont à observer à propos du bien et du mal.
a/ n'ont d'existence, qu'en relation l'une envers l'autre. Une action est dite « MAL » en la comparant à la même action estimée « BIEN ».
b/ Elles sont parfois RELATIVES aux temps et
à la culture (le mal et le bien, d'hier, de demain ou d'ailleurs
peuvent être variables),
c/ Et parfois, ces deux VALEURS sont ABSOLUES et UNIVERSELLLES (la générosité,
l'interdiction du meurtre, de la perversion, par exemple sont des
valeurs partagées par chaque groupe humain).

Notre réflexion portera essentiellement sur la notion de « MAL » (la
notion de « BIEN » étant inclut à la
racine même de notre théorie), la notion de « MAL » pris au
sens moral et universel du terme (l'injustice,
la cruauté, l'abus du faible).
Autrement dit le « MAL »
moralement condamnable au nord comme au sud. condamnable par
un HINDOUISTE, un ANIMISTE, un BOUDDHISTE, un CHRÉTIEN, un JUIF ou
un MUSULMAN.
C'est le « MAL » capable de
révolter
tout être humain conscient des valeurs humaines. Capable de révolter l'inuit et le golden boy, le milliardaire et l'ascète. Le « MAL » scandaleux pour le plus
grand nombre d'entre nous .

Dans ce chapitre, nous essaierons de voir pourquoi, tout comme
l'alliance entre la sphéricité de la terre et la curiosité humaine,
ont conduit l'homme à faire le tour de son monde, le « MAL » plus la
DOULEUR qu'il engendre, force l'humanité à le
combattre. Il oblige les hommes à œuvrer pour le bien et à réfléchir
au sens réel de cet élément négatif.
Nous essaierons également d'apporter quelques contre argumentations
à L'ATHÉISME lorsqu'il utilise la présence du mal pour décrédibiliser
l'idée d'un Dieu « tout amour » à l'origine du monde (il est en effet bien difficile d'admettre une toute puissance divine laissant l'homme succomber
à la cruauté et au génocide).
Il nous faudra alors expliquer pourquoi la CRÉATION ne pouvait se construire autrement que comme elle s'est construite. Pourquoi notre espèce ne pouvait passer du stade PRIMATE NATUREL de nos origines au stade D'HOMME
que nous sommes devenus, sans la présence de ce que nous appelons le
« MAL ». Nous devrons expliquer pourquoi nous pensons que Gottfried Wilhelm Leibniz a raison lorsqu'il écrit : « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles »
Il nous faudra également expliquer pourquoi
le mal, y compris sous sa forme extrême, n'est pas atavique ou innée, mais résulte d'un
ensemble de facteurs sociaux et éducatifs comme
ceux-ci :
- Carences affectives.
- Défaut d'éducation à l'empathie.
- Défaut
d'apprentissage à la frustration
- Défaut d'éducation à la morale et à l'éthique.
- Stimulation et
valorisation de certaines pulsions violentes par la société (aujourd'hui les médias).
Nous aurons également à expliquer pourquoi toutes
les grandes valeurs humaines : MORALE, LOI, ÉTHIQUE, SOCIABILITÉ, AMOUR DU PROCHAIN, DÉSIR de S'AMÉLIORER, PROPENSION à AIMER le BIEN ... n'aurait jamais pu apparaître si l'homme n'avait pas pris un jour, la décision de juger certaines de ses actions comme étant « MAL » et
de se les interdire.
Nous nous contenterons d'exprimer les grandes lignes de l'inévitabilité du « MAL » pour
l'évolution
humaine.
Une preuve incontournable, exigerait une étude minutieuse de chaque point de l'évolution, de l'apport positif de cette valeur négative et de sa régression
constante au cours des siècles.
À mon sens, une telle
analyse scientifique et historique se concrétisera
dans le futur.
Ce jour là, la présence du mal
au sein de l'humanité sera
enfin complètement saisie, et le sens de l'humanité éclairera
l'esprit de l'homme, sans rencontrer d'obstacle.
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