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    la perversion

La transformation de l'animal à l'homme

Mal, torture, perversion, introduction

Andie Warhol, chaise électriqueOn ne connaîtrait pas le mot de justice, s’il n’y avait pas de perversité. Héraclite

Nous pourrions tout aussi bien inverser la proposition du philosophe d'Ephèse et dire « il n'y aurait pas de perversité si nous ne connaissions pas le mot de justice ».

Les espèces vivantes ne se construisent pas à coup de baguette magique.

Elles sont issues d'un long processus d'évolution.

L'espèce humaine fait partie de cette évolution.

Ossature, musculature, organisme, cerveau, la plus grande partie de notre patrimoine génétique nous vient du monde animal et plus particulièrement des primates naturels.

C'est également le cas de nos comportements, de nos valeurs et de nos organisations.

Même certaines spécificités de l'homme, inconnues chez les autres primates, comme la croyance en dieu, la conscience morale, le goût pour l'égalité, ou le penchant pour la cruauté, résultent également de notre évolution.

La spiritualité humaine est née dans le nid d'une conscience déjà existante à l'état sommaire chez l'animal.

On retrouve également chez nos cousins singes, des embryons de notre morale? C'est le cas par exemple, de l'inhibition de l'agressivité lorsqu'un rival fait acte de soumission. C'est également le cas de la capacité à l'empathie, à l'amitié, à la réconciliation, au pardon ...

De la même manière, les comportements humains négatifs, comme la guerre, la cruauté, la torture ou la perversion, tient également leurs racines de la nature.

Des expéditions punitives existent chez les autres primates et sont en quelques sortes le  germe de nos guerres. Nos cousins singes connaissent également la vendetta, la vengeance.

 

Du sadisme à la perversion

De la cruauté à la perversité.

Sigmund Freud WarholPar suite de cette hostilité primitive des hommes envers les autres, la société de la culture est constamment menacée de désintégration. Freud le malaise dans la culture

Mais de toutes les conduites humaines, les plus difficiles à relier au monde animal, semble bien être celles dont le fondement met en jeu la cruauté, le sadisme, le goût pour la torture.

Pourtant, même si tous ces comportements humains paradoxaux semblent inexistant chez l'animal, ils tirent pourtant leurs origines de leur monde.

Avant d'étudier ces terribles attitudes humaines, il est nécessaire de préciser certaines choses à leurs propos.

Des conduites paradoxales.

L'indifférence est le plus grand risque de notre temps, la forme civilisée de la cruauté. Zenta Maurina

La barbarie, le sadisme et la torture sont en régression constante dans l'humanité. Des lois, d'abord morales puis laïques, sont nées pour s'y opposer.

Dans la plus grande partie du monde, lorsque une barbarie est révélée par les médias, elle révolte la plupart des hommes (et la mise en lumière systématique est bien la meilleure façon de la faire régresser).

Même si la cruauté pose un problème à la pensée et implique toute l'espèce humaine, ces actes sont devenus extrêmement marginaux par rapport au nombre d'actions réalisés par l'humanité.

Seule une infime minorité d'êtres humains développent (et bien souvent à cause de leur enfance), le besoin et la capacité de faire souffrir leurs semblables pour assouvir leurs pulsions. Voila pourquoi, quand se répand la barbarie à grande échelle, comme ce fut le cas du nazisme et finalement de toutes les guerres, elle est initié par quelques hommes seulement.

Dans ce chapitre, nous tenterons d'avancer quelques explications pour ce type de comportement.

 

 

 

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Bismarck

Celui qui a plongé son regard dans l'oeil vitreux d'un soldat mourant sur un champ de bataille réfléchira à deux fois avant d'entreprendre une guerre. Bismarck

 

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Mise à jour le 01/08/2010 - Paris
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