philosophie naïve du devenir humain

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Bien mal
Introduction
généralités  [ ↗ ]
Le bien et le mal 1
Le bien et le mal 2
Dieu et le mal
Intro délinquant
Délinquant suite  [ ↗ ]
Intro au péché
Le péché suite  [ ↗ ]
L'égalité
L'égalité suite  [ ↗ ]
La perversion  [ ↗ ]
 

L'humanité est vouée à atteindre sa perfection.
Philosophie naïve de l'avenir humain.

L'indispensable transgressant

 

On ne connaîtrait pas le mot de justice, s'il n'y avait pas de perversité. Héraclite Le mal dans l'univers, y compris le mal moral, doit être compris et l'esprit pensant doit se réconcilier avec le négatif.

Cette conciliation ne peut être atteinte que par la connaissance de l'affirmation dans laquelle le négatif se réduit à quelque chose de subordonné et de dépassé et s'évanouit.
C'est la prise de conscience, d'une part, du véritable but ultime du monde, d'autre part, de la réalisation de ce but dans le monde : devant cette ultime finalité et sa réalisation dans le monde, le mal ne peut plus subsister et perd toute validité propre.

La théodicée consiste à rendre intelligible la présence du mal face à la puissance absolue de la raison (HEGEL)

Sans délinquant pas de transgression.
Sans transgressions pas d'évolution du droit.
Sans évolution du droit pas d'évolution de l'humanité.

Autrement dit, le délinquant est essentiel à l'évolution de l'humanité.

Nous réunirons ici sous le terme de « transgressant » ou de « délinquant », tout être humain enfreignant les lois du code pénal, où les « lois morales » pour s'affirmer aux dépens de ses congénères.

Nous préférons utiliser le terme « transgressant » plutôt que délinquant, car l'homme est capable d'abuser ses congénères, tout en restant dans la légalité (c'est le cas par exemple de certaines injustices sociales), donc sans appartenir à la délinquance.

Si l'espèce humaine n'avait pas créé le principe des interdits (tabous, morales, lois), si elle ne s'était mise un jour à juger ses actions à l'aune du « bien » et du « mal », elle n'aurait jamais pu s'extraire des mœurs de la nature et construire à la vitesse qu'on lui connaît, l'humanité telle qu'elle se présente aujourd'hui. Et si les hommes n'avaient pas constamment fait évoluer cet ensemble prohibitif, l'humanité aurait cessé d'évoluer.

Dans la nature, aucun interdit conscient n'existe.

Le groupe des dominants « abuse » instinctivement des dominés. Les plus forts imposent aux plus faibles et aux plus vulnérables, leur autorité sans retenue. Ce qui n'est plus possible (en théorie) dans notre espèce.

Évidemment, l'humanité étant toujours en construction, il subsiste un décalage entre la théorie humaine, prescrivant de ne pas abuser d'autrui, et la pratique qui outrepasse ces prescriptions. La force des pulsions archaïques déborde bien souvent notre conscience morale et notre volonté de respecter la loi. Nous obéissons encore à certaines pulsions animales, avec lesquels nous abusons de nos congénères.

Mais le fait de s'être imposé ce système d'interdits, nous a permis de dépasser le caractère systématique de ce comportement instinctif.

À la différence des autres primates, les sociétés humaines se sont dotées de tout un arsenal de lois morales et laïques, capables de protéger le faible de l'agressivité et de la voracité du fort.
Les sociétés contemporaines ont acquis un impressionnant réservoir législatif capable de dissuader bien des passages à l'acte, pour protéger l'humanité vulnérable de la toute puissance arbitraire des dominants.

En inventant la démocratie, l'humanité a même inversé totalement les règles statiques de la nature.

En effet, dans ce système humain, le dominant est (en principe) au service du dominé. Il doit mettre son talent, son énergie et sa force au service des principes du peuple par essence plus paisible et devenu souverain. Grâce à cet inversement de règles, une certaine tranquillité baigne déjà dans l'humanité, et la pression contre les abus, ne cesse partout de s'exercer.

Evidemment, comme nous venons de le dire, tout n'est pas encore parfait.

Le droit, la loi, la justice, l'éducation, les idéologies, ont encore des progrès à faire pour anéantir définitivement l'arsenal des abus possibles du fort sur le faible.

Les différents systèmes législatifs, malgré leur extraordinaire évolution, ne couvrent pas toutes les injustices possibles.

Ils comportent une quantité de faille dans lesquelles s'engouffrent nos tendances abusantes.

>>>>>>>>>>>>>> Histoire de transgression

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Je n'aime pas votre froide justice dans les yeux de vos juges passe toujours le regard du bourreau et son couperet glacé ! Dites-moi donc où se trouve la justice qui est l'amour avec des yeux clairvoyants ?

Ainsi parlait zarathoustra

Nietzsche

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