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  • les médias

Journalisme et marché

A l'ère de l'ultra libéralisme

kitschUn mariage contre nature

Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie. Albert Londres

Pour un journaliste, il y a de multiples raisons de transgresser l'éthique de sa corporation. La cupidité, le goût du pouvoir, le désir de se sentir protégé, peuvent être une motivation. L'amitié, le copinage, le mimétisme ou la lâcheté, également. Ces raisons sont tout à fait humaines. La plupart d'entre nous d'ailleurs, y succomberaient vraisemblablement.

Mais le choix du reniement est contre productif. Il dessert,* au final, les causes qu'il pense soutenir. Il ruine la mission pour laquelle la plupart des journalistes ont engagé leur existence.

*Succomber à la cupidité, au luxe ou au pouvoir, détruit les qualités journalistiques du journaliste et donc la raison et la beauté même de son existence.
Couvrir les malversations d'un ami ou d'un gouvernement, finit toujours par être préjudiciable à cet ami ou à ce gouvernement. Sans garde-fous, les corporations essentielles pour l'évolution de la démocratie, avanceront toujours plus loin dans l'abus. Et bien entendu, leur image se dégradera d'autant.

L'éthique et la vérité sont les seuls moteurs positifs pour une vie de journaliste.

Un point de vue polémique

Ce chapitre est avant tout polémique. Il critique durement le journalisme. Il est donc injuste et son but est essentiellement cataleptique. Nous négligerons sciemment les apports positifs de la télévision. Le fait qu'il y ait des journalistes remarquables et respectueux de leur déontologie. Qu'il existent de très bonnes émissions de télévision et de radio. Des journaux sérieux et impartiaux.

Il ne tiendra pas compte non plus de la jeunesse relative de l'audiovisuel. Des balbutiements naturels de cette adolescence. Il oubliera enfin la distance que semblent prendre aujourd'hui les journalistes envers le marché et le politique*.

* après des décennies de servilité envers les puissants et le marché, une sorte de vent de révolte semble poindre en ce début de millénaire

L'humanité est en évolution et ses excès finissent par engendrer les moyens de les corriger. Ne doutons pas qu'un jour les médias retrouveront le goût de leur déontologie. Ils reprendront alors le chemin des grandes valeurs humaines. L'universalité, la fraternité, la justice, la vérité, l'éducation redeviendront leur leitmotiv premier.

chapitre, écrit début 2000


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Seneque ecrivant

Je ne ferais rien pour l'opinion, tout pour ma conscience. Sénèque

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