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    la télévision (suite)

Business et télévision

L'empire du marché

poupéeUne étude à charge

La télévision c'est le monde qui s'effondre sur le monde, une brute geignarde et avinée, incapable de donner une seule nouvelle claire et compréhensible Ch. Bobin

Selon notre point de vue sur la mecaniqueuniverselle, l'évolution du monde se déroule comme elle doit se dérouler et tout y a un sens, y compris les temps plus ou moins difficiles et parraissant parfois insensés, que nous vivons aujourd'hui et l'esprit critique qui s'y oppose.

L'idéal médiatique est une chose, la réalité des médias en est une autre.

Passée sous le contrôle du marché, l'attitude de la télévision à sans doute gagné en diversité, mais sa qualité ne nous semble pas des plus reluisantes. D'une façon tout à fait imperceptible et trompeuse, ses chaines grands publics, sont devenues une sorte de machine à aliéner le peuple.

L'état physique et psychologie d'une société, dépends en grande partie, de l'état d'esprit du système dominant. Un système plutôt corrompu, violent ou vénal imprime les mêmes travers à son peuple. Un système plutôt juste, égalitariste et bienveillant, aussi.

Depuis la chute du communisme, c'est une sorte de marché ultralibéral (nouveau dominant tout puissant), qui semble imposer ses préférences et ses valeurs à l'ensemble de l'humanité.

Le monde sous la toute-puissance du marché et des médias

Si cette nouvelle énergie ultra libérale apporte une certaine prospérité dans le monde pauvre (et sans doute de nouveaux esclavages), sa toute puissance vendange également les acquis en occident et change progressivement ses valeurs. Dans la compétition mondiale, le marché parait violent, élitiste, occidentalocentrique, sans foi ni loi.

Cette nouvelle dominance et son état d'esprit élitiste et méprisant, creuse les écarts entre riches et pauvres induisant de plus en plus d'injustice dans le monde. Ce taux d'injustice augmente le niveau de violence qui augmente le niveau de peur de cette nouvelle élite qui réclame du coup, de plus en plus d'autorité et d'état policier.

Un état policier dont les citoyens sont naturellement les premiers à souffrir, les forces de l'ordre, dans un tel système, se rangeant du côté des puissants (comme dans les fascismes), non du peuple.

Élitiste et intransigeant envers le peuple le système dominant est laxiste envers lui-même. Soumis à la peur et au stress, il devient borné, superficiel, primaire et violent dans son traitement des effets et négligeant sur les causes. Il s'éloigne de la compassion. Dans ce nouveau monde, les écarts de traitement se creusent et les médias occidentaux deviennent de plus en plus occidentalocentrique, narcissique et sourd à autrui.

Encore soumis à sa psychologie de maître, l'occident, semble incapable d'établir des relations horizontales, donc d'évoluer vers la paix. La télévision qu'elle gouverne lui ressemble comme deux goutte d'eau, elle vénère la force, le voyeurisme, le sexe sans sentiment le jeu, la guerre, bref, les pulsions de domination.

Du sermon religieux à la propagande du marché

La violence à la télévision ça donne envie de tout casser sauf malheureusement la télévision. Geluck

Passés sous la coupe des puissants, les mass médias sont globalement devenus réactionnaires, partiaux et ultra conformistes. Dans les nouveaux conflits, Ils montrent essentiellement le camps occidental. Ils oublient systématiquement les populations civiles devenues pourtant les principales victimes. Ils ont perdu le cœur, la bienveillance et le goût de la justice qui animaient leurs pères.

Ils remplacent les valeurs humaines et universelles (enseignées depuis des millénaires par les spirituels), par les valeurs du marché. Ces valeurs n'en sont pas. Ce sont tout simplement des pulsions. La vénalité, l'égoïsme, le goût du pouvoir, la soumission aux tendances, l'égocentrisme, sont de celles-là. L'esprit de clan, l'Occidentalocentrisme, le goût pour la compétition féroce, aussi.

  • Une grande partie du sermon religieux fustigeait l' égoïsme et condamnait l'élite thésaurisante pour l'engager à s'ouvrir au monde pauvre et à la détresse humaine.
    - La télévision, non seulement ne moralise plus le « riche égoïste », mais elle incite le peuple à se sacrifier pour lui. Elle le pousse à adopter ses codes, à le vénérer, à rêver d'atteindre ce statut égoïste et à accepter ses conditions de travail à la limite de l'esclavage.
  • Le sermon engageait l' être à devenir meilleur. Il lui conseillait de se détacher des valeurs superficielles et matérielles, de gérer ses pulsions et d'avoir une vision universelle et fraternelle.
    - Le discours médiatique prêche la vénération des biens matériels. Il incite à l'ultra consommation, au goût du jeu, à l'obéissance aux pulsions et à l'individualité.
  • Le sermon parlait d'universalité.
    - La télévision et les médias en général, marque de plus en plus les appartenances communautaires, claniques, sociales etc.

Indirectement et sans doutes involontairement, la télévision soutient le bellicisme, le racisme, l'égocentrisme, le nationalisme, le communautarisme, ce qui est incohérent avec sa vocation première et notre évolution vers l'universalité.


2001


la télévision et le direct

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Nietzsche

« de tout ce qui est écrit, lit seulement ce qui fut écrit avec du sang, et tu sauras que le sang est esprit »
Nietzsche,
ainsi parlait Zarathoustra