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    la télévision (suite)

Une télé pour célébrités

le peuple, absent des débats

debat television Giscard Destaing MitterandTélévision et dévalorisation du citoyen

La télévision, comme tout le reste, a ses défauts, ses servitudes et ses oppressions. Mais l'histoire rangera sans doute cette invention du côté des plus formidables moyens de conscientisation et d'universalisme découvert et employé par l'humanité pour évoluer (du coté de l'écriture, de l'imprimerie, d'internet etc.)

Le petit écran s'est popularisée à la sortie de la 2eme guerre mondiale et évidement, comme tout système révolutionnaire et touchant la conscientisation du peuple, les systèmes dominants en ont toujours chercher le contrôle. Depuis sa création, les divers pouvoirs se sont toujours arrangés pour la superviser. Le politique tout d'abord (1950/1980) puis le marché (des années 1980 à nos jours).

On pourrait croire (et c'est certainement ce qu'ont fait les premiers journalistes employés par ces nouveaux patrons de l'audiovisuel dans les années 80), qu'ils allaient gagner en liberté de ton et d'action. Mais curieusement, sous cette berlusconisation des médias, les fondements journalistiques et l'envergure démocratique s'en sont trouvé des plus réduites, beaucoup plus maigres semble t-il, que sous l'oppression politique.

Il suffit de zapper les chaînes de grande audience pour voir à quel point le peuple est exclus des débats citoyens. Ceux ci sont réservés aux "grands" journalistes, éditoriaux patrons de presse, aux "experts", aux politiques, bref aux célébrités. Le peuple est même évincé des problèmes le concernant directement. Les simples citoyens sont utilisés en arrière plan, comme décors de plateau ou comme "applaudisseurs" aux émissions de divertissement.

Un tout petit nombre de "spécialistes, d'avertis" occupe les écrans et s'approprie tous les avis sur les problèmes du monde..

Des métiers sous-estimés

L'aristocratisation de la société se vérifie sous d'autres lumières encore. Depuis 25 ans, un nombre infime de professions est valorisé dans les médias de masse. La majorité d'entre elles appartiennent à l'élite - chanteur, acteur, milliardaire, écrivain, journaliste, homme politique, grands patrons, élite des forces de l'ordre, sportifs, etc ... Dés lors, il est inutile de se demander pourquoi il y a un tel désintérêt envers les grandes vocations éthiques qui faisaient rêver les enfants (infirmière, instit, etc.).

Sur valoriser l'élite et dévaloriser le peuple

La télévision s'intéresse essentiellement aux célébrités et néglige le peuple. Les animateurs sur valorisent les stars, les sportifs, les journalistes, les animateurs, etc., qu'ils invitent, en oubliant du coup, l'ensemble des humains "ordinaires".

Pourtant, sans le monde « ordinaire » (électricien, routier, pêcheur, standardiste, balayeur, caissière ...) la société s'écroulerait aussitôt (ce qui ne serait pas forcément le cas avec ces élites élitistes que les mass médias poussent à aduler). Sans le monde régissant quotidiennement les fonctionnements de la société, les célébrités devraient passer leur temps à subvenir à leurs besoins.

Il n'y a pas a critiquer, ni à remettre en cause la présence des stars, des présentateurs, des sportifs, des chanteurs etc., sur nos petits écrans, la société humaine a également besoin de ces repères, il est juste question de partage de la visibilité et de la parole (et éventuellement de choix de ces icones à donner en exemple).

L'humanité, en principe, évolue vers plus de démocratie, donc, vers toujours moins d'élitisme narcissique. Alors pourquoi observons nous l'inverse depuis les années 80 ? Pourquoi le marché augmente-t-il le poids des valeurs de l'élite narcissique et de l'oligarchie en étouffant les valeurs et l'ambiance démocratique ? Nous essaierons de répondre à ces quelques interrogations.

 

écrits de 2001

 

stresser et dé-stresser

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Marcel Pagnol

Depuis que nous avons la télévision à la maison, nous prenons nos repas tous du même côté de la table, comme dans la Cène de Léonard de Vinci.

Pagnol