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    la télévision (suite)

La corruption de la télévision

Une télévision corrompue,

kitsch pin up des années 5 dessin.. corrompt la démocratie, donc le peuple

Les médias sont à l'image de ceux qui les dominent. jmt

Après avoir été sous la coupe des pouvoirs politiques, les mass médias sont passés sous celles du marché.

Si nous faisons confiance au sens de l'évolution, nous pouvons espérer qu'après avoir appartenu au politiques puis aux oligarchies, les médias reviendront enfin à l'ensemble des citoyens comme une vraie démocratie l'exige.

Depuis qu'elle appartient aux dominants du marché, la télévision de masse minimise nous semble t-il, les comportements supérieurs (bénévolat, charité, altruisme, etc.) et valorise au contraire, la vénalité et les comportements libéraux (agressivité, compétition, témérité, narcissisme).

A partir des années 90, cette berlusconisation de la télévision s'est imposée dans la plus grande partie du monde occidental. Progressivement ce modèle est rentré dans les mœurs. Il à pénétrer les foyers et manipule les populations influençables.

Pleine de superficialité, de violence et de bruit, cette télévision mercantile crétinise le monde faiblement critique. Elle abêtit pour favoriser la pénétration de la propagande, écrase la conscience et formate les esprits à accueillir les offres du marché comme l'a très bien dit un de ses directeurs de programme.

Mais le pire me semble t-il, c'est d'observer cette nouvelle télévision préparant sans sans rendre compte, les têtes à la venue de nouveaux hommes politiques, arrivistes, narcissiques, sans culture profonde ni véritable compréhension de la mystique démocratique, dont l'Italie est l'exemple type.

La télévision est à l'image de son « souverain ».

Quand la démocratie est en bonne santé, le peuple est souverain. Les mass médias d'une certaine manière lui appartiennent (ils sont publics). L'esprit de la télévision est alors à l'image de l'esprit citoyen. Les journalistes ont une conscience plus aiguë du peuple pour lesquels ils ont le sentiment d'agir.

Dans ce cas là, le sens des responsabilités est beaucoup plus présent au sein de la corporation journalistique. Les images proposées y sont réfléchies. L'éducation et l'éthique y est forte. Le peuple est considéré, pas infantilisé. La parole lui est largement accordée (c'était le cas de la télévision dans les années 50 à 70).

Quand au contraire, la démocratie est faible, quand elle a été affaiblie, comme c'est le cas aujourd'hui, les dominants primaires parviennent à nouveau au sommet de l'État. Les plus rusés, claniques, indifférents à la démocratie et au peuple, s'imposent comme « souverains ».

Les valeurs du groupe dominant sont alors exaltées, au détriment des valeurs populaires. C'est ce qu'il semble se passer depuis les années 80. Les mass média (capables d'influencer l'opinion publique), ont été récupéré par le nouveau groupe dominant qui y diffuse ses valeurs. La violence, l'égoïsme, l'injustice, les écarts de traitement, l'agressivité, la compétition, l'élitisme, le narcissisme, y sont valorisés. L'éducation et la morale sont faibles et le peuple largement instrumentalisé.

Ce mécanisme est récurrent.

Quand les dominants démocratiques perdent de la vigilance, les dominants élitistes et narcissiques accaparent à nouveau les rouages du pouvoir.

Le marché en remplacement du religieux

L'ambiance générale d'une société est donnée par les grands diffuseurs de valeurs. Symboliquement, la presse, la télévision et le cinéma ont pris la place du sermon religieux au niveau des valeurs diffusées. Pour une grande partie de la population mondiale, les mass médias sont devenus le premier diffuseur de valeur humaines.

Une presse aux ordres, diffusant des idées revanchardes et belliqueuses façonne une société revancharde, belliciste et prête à la guerre, comme ce fut le cas dans les décennies précédant les deux dernières guerres mondiales

Les médias du marché

De la même façon, une télévision diffusant une ambiance nihiliste, vénale, élitiste, compulsive, stressante, superficielle, népotique, violente, parfois perverse, ne peut qu'engendrer la société violente et désemparée que nous connaissons aujourd'hui.

Autrement dit, le climat mondial actuel est le reflet de l'organisation politique du moment (aujourd'hui oligarchique), reflet des dominants actuels, que la télévision et le cinéma de masse, valorise.

Le peuple a perdu tout véritable pouvoir démocratique. Il n'a pas son mot à dire. De façon tout à fait subtile et perverse, ses choix sont imposés.

Evidemment, ce « changement de valeurs », ce passage du religieux au laïc, à un sens. Il doit permettre d'élaguer la partie obsolète des morales religieuses (tout en conservant ses valeurs universelles déjà passées dans le monde profane (la justice, l'éthique, l'idée d'égalité, de fraternité, de partage, de solidarité).

Écrits de 2001



télévision et business

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Denis Diderot, né le 5 octobre 1713 à Langres et mort le 31 juillet 1784 à Paris, est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières

On ne sait de quoi se réjouir, ni de quoi s'affliger dans la vie. Le bien amène le mal, le mal amène le bien.

Diderot