mecaniqueuniverselle.net : aller à la page d'accueil
  • les médias
    valeurs (suite)

Pouvoir, violence et télévision

Exaltation du goût du pouvoir

Alexandre le grand De la toute puissance

« La télévision ouvre bien des portes, notamment celles des réfrigérateurs. » Jean-Loup Chiflet

A partir de la chute du communisme, le libéralisme est entré dans une sorte de toute puissance. Dégagé de tout contre-pouvoirs il s'est introduit dans les rouages stratégiques de la société et dans les médias. A l'aide de ces derniers, il a promu toutes ses "valeurs" les proposant comme exemple à suivre. Le goût exagéré du pouvoir est une de ces valeurs. En réalité, il s'agit d'une pulsion typique de l'élite narcissique.

De la domination

Déclinant de cette survalorisation de la domination, les mass médias sur valorisent ceux que le marché considère comme des « gagnants* ».

* les winner's, les grands patrons, les champions, les VIP.

Ils les donnent à aduler au détriment des véritables héros de l'humanité. Ceux qui défendent dans l'ombre les laissés pour comptes, les maltraités de la société. L'exagération caricaturale des valeurs ultra libérales par les rappeurs, démontre d'ailleurs leur impact. Évidemment, le goût du pouvoir est une pulsion utile pour l'évolution humaine. Les êtres humains animés par cette passion, sont nécessaires pour mettre en œuvre , motiver et gérer la progression matérielle de l'humanité.
Ce qui l'est moins en revanche, c'est de donner cette tendance comme exemple à suivre. Cette pulsion en effet, va de pair, la plupart du temps, avec un excès de narcissisme (dont la psychologie fait une perversion).

De la violence

Valoriser l'esprit de domination ou la compétitions féroce, augmente naturellement la proportion d'agressivité et de violence dans l'humanité*.

* Pour l'instant les médias refusent de reconnaître l'implication des valeurs qu'ils diffusent dans l'expansion ahurissante de la violence.

Par ses valeurs, le libéralisme façonne de plus en plus de prétendants au pouvoir. Plus il y a de prétendants, plus il y a de combat pour la domination. Plus il y a de combat et plus il y a de violence dans l'ensemble de l'humanité.

Médias, valeurs et pulsions

La quête de pouvoir n'est pas une valeur à promouvoir. Il s'agit d'une pulsion naturelle. Une « qualité » certes pour un nombre restreint d'entre nous, mais qui ne peut faire office de valeur universelle. Surtout dans les périodes ou l'éthique est faible, la spiritualité basse et la morale défaillante. Le goût du pouvoir, est une pulsion issue de notre nature archaïque. Nous la partageons avec l'ensemble des autres primates.

De l'antiquité au monothéisme.

Cette tendance était surtout valorisée dans les sociétés guerrières et polythéistes. Les dieux grecs par exemple s'intéressaient essentiellement aux guerriers téméraires. Ils négligeaient les fragiles et les opprimés de la société. Ce n'est plus le cas à partir des monothéismes. Le Dieu d'Abraham se penche sur les humbles, les hommes ordinaires, le peuple. Il est déjà démocratique.

Les récompenses du pouvoir

Le pouvoir n'est pas visé pour lui-même. On le recherche pour les récompenses qu'il promet. Ces récompenses sont toutes liées aux plaisirs. Le plaisir est nécessaire à l'humanité et sa quête profitable à notre évolution. Mais il s'agit d'une pulsion. Elle ne permet en aucun cas d'accéder au bonheur. Le bonheur véritable s'acquit au contraire en se libérant des pulsions et donc de la soif du pouvoir. D'autre part, le chemin conduisant vers les hauteurs des règnes, n'offrent aucun point de vue sur le pourquoi véritable des choses. Arrivé au sommet, la question du sens de l'existence reste entièrement posée.

La construction instinctive

Évidemment, sous un certain d'angle, plus il y a de compétition, plus il y a d'activités et donc plus vite l'humanité se construit. Mais il s'agit là d'une construction instinctive. Dans ce type d'énergie, une grande partie de l'activité humaine est dilapidée en lutte contre ses congénères*

*et parfois, pour ne pas dire bien souvent, au détriment de la communauté.

Ce principe animal est loin de la véritable efficacité. Il nourrit le narcissisme de quelques minotaures. Il sacrifie une quantité énorme d'êtres humains présent (les plus sensibles) pour construire le futur. Un futur qui pourrait sans doute s'élaborer en causant moins de dégât. En utilisant une allure justement plus respectueuse des humains du présent. Le libéralisme sous sa forme excessive n'est sans doute plus adapté à la hauteur de la conscience humaine. Ses outrances limitent la fluidité de l'évolution. Elles conduisent à des crises qu'il faut ensuite réparer. Les inégalités grandissantes, les reculs démocratiques et sociaux engendre un gâchis de potentiel. Ce type d'évolution par l'injustice, le chaos, la violence et la souffrance a fait son temps. Il n'est plus du tout cohérent avec la hauteur nouvelle et universelle de notre conscience. Si les médias étaient démocratiques et conscients d'agir pour le bien du peuple, ils valoriseraient les concepts solidaires et symbiotiques. L'avenir le fera naturellement.

Ecrits de 2002



les médias et la richesse

123456

jean luc godar

La télévision fabrique de l'oubli, le cinéma fabrique du souvenir
Jean Luc Godard

inscrivez vous

choose your