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Le goût de la richesse

La télévision et le mensonge

photo tirée du film jet set L'argent fait le bonheur

« La télévision privée se préoccupe d'abord du marché économique. La télévision publique se préoccupe quant à elle avant tout de la vie démocratique. » Marc Tessier

Devenir riche en enrichissant autrui est une chose... S'enrichir en appauvrissant autrui ou en l'entraînant vers l'esclavage en est une autre.

Le désir de faire fortune est, comme le goût du pouvoir une des fatalités de l'évolution humaine. Grâce à eux, il est vrai, de grandes choses se réalisent. Mais cette tendance n'est pas une vertu que l'ont doit donner à envier mais plutôt un esclavage que l'on devrait plaindre.

La sagesse du peuple

Par nature le peuple n'aspire pas à faire fortune. Certes, il recherche un certain confort matériel mais pour s'extraire du danger et de la précarité sans viser les excès de la richesse. Dans sa grande sagesse, le citoyen ordinaire préfère l’amitié à la compétition, la vie douce à la suractivité, la tranquillité au stress. Sans le marché qui l'entraîne à désirer plus que le nécessaire, qui le place dans l'insécurité, l'oblige à vouloir s'enrichir pour s'extraire définitivement du risque de précarité, il se contenterait de peu.

Les années 1990 / 2000 sont emblématiques de ce processus. Le marché à ravagé les sécurités du monde occidental pour placer les ouvriers dans l'insécurité et profiter de leur nouvelles faiblesses.

Par nature, le peuple connaît les travers de l'argent en ses excès. Il sait qu'au-delà du seuil nécessaire pour vivre heureux, il peut générer des complications (craintes, pressions, suspicion, ghettoïsation, non-sens, méfiance, isolement, mauvaise-foi, jalousie etc.). Pourtant c'est bien le goût de la fortune qui est proposé au peuple à travers la télévision.

Les valeurs de la télévision

Depuis quelques décennies le marché a fait main basse sur les mass médias. Sous son influence, la télévision devient un véritable casino, une vaste loterie qui propose au peuple de devenir riche par le jeu (sans travailler). Sous la pression de ce système, les médias n'ont même pas conscience de développer des envies sans vertu et contraires aux valeurs du peuple (à l'image des fortunes qui se transmettent sans travail).

Les jeux eux-mêmes se sont dégradés depuis l'arrivée du marché à la télévision. Ils se rapprochent de plus en plus du casino. Ils exigent de moins en moins de qualités humaines, d'intelligence ou de cœur. Ce sont des jeux de pur hasard comme la roue de la fortune par exemple qui nous poussent à applaudir et envier des gagnants sans mérite.

Ces médias ne se préoccupent pas des conséquences qu'un tel changement de vie peut entraîner sur le peuple ni de l'état d'esprit réel des gens fortunés pour savoir s'il est bon de promouvoir ce type d'existence. ils sont peut-être loin du bonheur, et leur existence est peut être également loin d'être enviable.

Les médias et leurs valeurs

La richesse ferait le bonheur ?

bourgeoisieDevenir riche pour consommer

Faire du désir de devenir riche, une valeur suprême, frelate complètement la philosophie et les valeurs de l'humanité. Cette influence l'empêche de toucher les agréables sensations ressenties après toute bonne action. Elle ne parle jamais du bonheur qu'il y a d'avoir agit avec éthique, avec conscience et générosité. La télévision nous leurre lorsqu'elle nous donne à assimiler, l'argent au bonheur, les gens riches aux gens heureux. L'égoïsme pose naturellement un problème moral à celui qui a trop quand il sait que d'autres meurent de faim. Et comment le nanti doté d'un cœur pourrait-il l'ignorer aujourd'hui ?

Une infime minorité de nantis est indifférente et arrogante envers les pauvres, les percevant comme responsables de leurs sorts sans avoir la capacité intellectuelle de comparer les milieux d'origines. Cette petite élite élitiste utilisant le mauvais darwinisme pour justifier l'existence des misérables, fait tout simplement partie des cas pathologiques, englués dans un narcissisme primaire qui les empêche d'accéder à l'échange véritable, aux sentiments subtils et au bonheur juste.

De la mauvaise foi

Aujourd'hui, malgré toute l'énergie utilisés par les télévisions de forte audience, pour nous faire oublier la pauvreté et ses souffrances, son spectacle est permanent. La richesse égoïste est donc contrainte à la mauvaise foi pour en supporter la vu (une mauvaise foi qui réduit la liberté et la conscience).

Une des preuves de la souffrance des riches égoïstes est d'essayer de convaincre l'humanité (et eux-même) « qu'il n'y a pas de honte à être riche », « à exposer sa fortune ».

Seulement à présent, la plupart des hommes savent au contraire que si c'est honorable de devenir riche pour faire du bien à ses congénères et à l'humanité, c'est une honte d'être riche sans accepter le partage quand il y a tant de souffrances.

La thésaurisation insensible maintient l'humanité dans un fonctionnement primaire. Elle enferme de plus en plus les classes dans leur isolement. Elle renforce les castes et les frontières.

aujourd'hui, la crainte et le respect du peuple envers les nantis étant tombé, la minorité riche doit s'isoler de plus en plus et se cacher de plus en plus du reste du monde.

Ainsi donc, le concept de faire fortune, donné comme philosophie de vie à l'ensemble de la population, induit l'humanité en erreur. Il s'agirait plutôt pour les médias de valoriser les concepts d'égalité, d'entraide et de solidarité.

écrits de 2002



le sexe sans sentiment

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leon tolstoi

L'argent ne représente qu'une nouvelle forme d'esclavage impersonnel à la place de l'ancien esclavage personnel.
Léon Tolstoï