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Le sexe sans sentiment

L'industrie du sexe comme guide

Sexe, animation jeuDu spirituel au corps

« Il est plus difficile de bien faire l’amour que de bien faire la guerre. » Ninon de Lenclos

Si le marché est obsédé par le sexe (qu'il rattache au pouvoir) l'obsession réelle de l'humanité, c'est l'amour. L'émancipation sexuelle des sociétés soumises à certaines morales religieuses archaïques, est une étape fondamentale de l'humanité. Cette énergie libératrice dont les années 70 font figure de proue, ne cesse d'agir sur les consciences. Elle émancipe la femme du joug de l'homme et agit pour l'égalité des sexes. Elle libère la société des pressions religieuses et des morales moralistes obsolètes. Globalement, la liberté sexuelle progresse à tous les niveaux de l'humanité*.

*même si ponctuellement, des sociétés spirituelles se sentant agressées, réagissent en appelant de vieux comportements.

Les décennies réactionnaires

L'histoire des moeurs évolue.
Pourtant, Depuis le début des années 80, en orient, mais aussi en occident, certaines conduites semblent régresser. Elles semblent soumises à un retour vers les plus sordides machismes (à l'image du porno actuel). A mon sens, nous pouvons y voir l'influence de la nouvelle puissance dominante : le marché. Après la chute du communisme, le néolibéralisme et ses satellites; la société de consommation et le marché, sont devenus tout puissants. Ils ont constellé le monde d'injustice. Les écarts se sont creusé entre riches et pauvres, offrant ces derniers à la merci des premiers. En prenant le contrôle des médias, cette société d'hommes dominants et non spirituels, a entraîné la sexualité vers ses vieux démons réactionnaires. Une nouvelle forme de droit de cuissage s'est imposé via l'argent. Une nouvelle violence, issue de la compétition commerciale, s'est diffusé à tous les pans de la société*.

* la violence des jeux, des films, des jeunes, la violence anti pauvre, la violence sur les femmes etc., décline à mon sens, de l'ambiance engendrée par le marché.

Des hippies à Davina

Une grande partie de l'organisation du monde, tourne autour de la sexualité. Cette dernière assure la pérennité des espèces. Chez l'homme comme chez l'animal, le sexe procure du plaisir. La création est donc favorable au plaisir humain*.

*Condamner ce plaisir reviendrait donc à contredire le principe créateur.

En revanche, ce plaisir, quand il n'est pas maîtrisé, engendre un mal être et finalement du déplaisir (dépendances, frustrations, obsessions, perte d'intérêt pour le reste etc.) Autrement dit, le principe créatif nous enjoint de prendre du plaisir tout en en gardant la gestion. C'est exactement ce que préconisent la plupart des grandes philosophies et finalement aussi des grandes religions. L'intérêt majeur de la libération sexuelle, est avant tout d'offrir à chacun, le plaisir pour lequel le sexe est fait. C'est, me semble-t-il, sur ces bases que les revendications ont été faites. Sans idéaliser un passé également chargé de défauts, il était bien question d'épanouissement sexuel pour tous dans les années 70.

La reprise en main par les machos

Si, depuis ces années révolutionnaires, les sociétés occidentales avaient continué le travail de « démocratisation sexuelle » et d'émancipation de la femme, l'égalité des sexes aurait déjà depuis longtemps été concrétisé. Seulement ce n'est pas ce qui s'est passé. L'évolution humaine n'est pas linéaire. Les grands mouvements de lutte s'essoufflent. Et les systèmes réactionnaires sont toujours à l'affût de toute baisse de vigilance pour restaurer les valeurs qu'ils affectionnent.

Du porno comme de l'esclavage

Les intentions généreuses de la colonisation, ont progressivement été récupéré par les violents et les esclavagistes. Ils en ont fait ce qu'elle est devenue, une société tortionnaire, inégalitaire et abusante. De la même façon, le marché des années 80 à nos jours a escamoté les intentions généreuses de la libération sexuelle des années 70. En quelques décennies, l'industrie à investi le porno et l'a rendu à son image, autrement-dit de plus en plus macho, hard, violent et irrespectueux. Il a ensuite démocratisé cette sexualité et l'a proposé comme une normalité. La partie influençable du peuple recueille aujourd'hui les conséquences de cette prise de contrôle.

Que la pornographie existe, est sans doute une bonne chose. Ce qui pose un problème c'est qu'elle soit si peu contrôlée et encadrée. Ce qui pose un problème c'est de la laisser valoriser et démocratiser des pratiques marginales sans critiques. Ce qui pose un problème c'est qu'on lui abandonne l'éducation sexuelle des enfants sans opposer d'esprit critique. En valorisant la sexualité sans sentiment, le marché contraint et de façon insidieuse,* la femme à sur valoriser sa position d'objet sexuel **.

*en faisant croire à une nouvelle libération
** d'objet sexuel dégradable

Ce mécanisme oblige également l'humanité à suivre l'exemple de cette élite élitiste et machiste. A ressembler aux stars du porno devenus des modèles à suivre. Autrement dit, en quelques décennies, prétextant poursuivre la libération sexuelle, le marché a opéré un véritable retour à l'ordre sexuel primaire. Un retour vers la sexualité des primates dominants. Il s'agit d'une aberration démocratique.

Régression de la liberté des femmes

Entre les années 90 et aujourd'hui, le marché à imposé sa propre image comme modèle à la télévision*

*autrement dit au plus grand nombre.

Pour orienter la société vers ce retour à l'ordre machiste, le marché s'est appuyé sur :

  • des "entrepreneurs" sans foi ni loi que l'on a laissé investir les mass-médias.
  • des animateurs narcissiques et puérils, ignorants tout des grandes valeurs démocratiques.
  • et des émissions de divertissement soi-disant d'avant-gardes et provocatrices*.
*Ce qui aurait été provocateur à l'époque et encore aujourd'hui c'est de s'opposer aux valeurs du marché ou de critiquer les médias de l'intérieur

Ces 30 dernières années ont permis au marché de valoriser un machisme que refusaient les années 70. Elles ont répandu sur la société, l'image d'une sexualité de dominant (le porno) bien loin des aspirations sexuelles du plus grand nombre. Elles ont proposé comme modèle, une sexualité de narcissiques. Seulement l'archétype macho porno n'est pas valable pour tout le monde. Seule une minorité d'homme * possèdent le mépris et la perversité nécessaire pour jubiler en dominant une femme. La plupart des hommes sont devenus beaucoup trop respectueux et sensibles pour vivre une telle sexualité.

*<5 % de la population est touchée par la perversion narcissique.

Les années 70

Nous sommes loin de la démocratisation sexuelle et de la contre culture mise en route dans les années 70. Dans ces années effervescentes, les valeurs critiquaient les machos et les narcissiques. Le monde valorisait l'esprit chez les femme. Cette position spirituelle les a fait gagner en liberté. A partir des années 80 le marché s'est mis à valoriser les néo machos et le narcissisme. Ces forces se sont mises à exalter principalement le corps des femmes et leur vêtements. elles ont du obéir à la dictature du sexy imposé par le marché. Les femmes ont donc perdu en liberté et sont redevenues des objets. L'homme "ordinaire" à été écarté du paysage audio visuel au profit de l'homme célèbre, dominateur ou riche. C'est une des raisons sans doute pour lesquelles la solitude et la frustration constelle la vie des sociétés matérialistes. A travers les médias, les dominants ont asphyxiés les qualités populaires comme la gentillesse, la simplicité, l'humilité, la modestie, pour valoriser les défauts des leaders : l'arrogance, la prétention, le mépris, l'égoïsme et le narcissisme.

Selon l'INSEE, il y aurait près de 15 millions de célibataires en France, un adulte sur trois, soit 30 % de plus qu'il y a 10 ans. Loin des concepts marketing et du célibataire branché et heureux de son indépendance, différentes études montrent que le célibat a des répercussions négatives (selon le sociologue Jean-Claude Kaufmann moins de 2 % des personnes font le choix de vivre seul) selon une étude réalisée par Parship, 50 % des personnes interviewées déclarent que « souffrir de n'avoir personne » est ce qui caractérise le mieux les célibataires. Les médecins considèrent le célibat comme le nouveau facteur de risque pour les maladies cardio-vasculaires, pour les troubles du sommeil et la consommation d'alcool et de tabac est plus importante.

L'occident finalement n'a plus rien à envier aux sociétés polygames et antidémocratiques qu'il critique. Il vit sous la coupe de dominants masculins qui thésaurisent les richesses (dans lesquelles il y a les femmes réduite au rang d'objets) et le bien être au détriment du plus grand nombre.

Sexe, et régression démocratique

Appeler les femmes « le sexe faible » est une diffamation ; c'est l'injustice de l'homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes. Gandhi

La sexualité est en relation avec la mystique. Elle doit être un facteur d'épanouissement et non pas un outil de frustration. La sexualité valorisée par les années 90 est celle qui à cours dans le nouveau porno. Un porno violent, sûr de lui, obsédé et machiste (qui correspond à celui de la minorité narcissique). Il est impossible à l'homme ordinaire (sensible, respectueux, pas très sûr de lui et plutôt sentimental), de se retrouver dans ce modèle. En promotionnant sans réfléchir ce porno, les médias promotionnent une sexualité minoritaire et éloignée de sa sensibilité. Une minorité ayant besoin d'artifice et de sentiments de domination pour vibrer*. Une minorité pour qui tout est dans la performance.

* alors que la majorité humaine est au contraire très sensible et n'a pas besoin de tant d'artifices.

Si le chimpanzé ne connaît pas de défaillances à ce niveau, c'est le privilège de l'homme conscient, amoureux et proche de ses émotions, d'en avoir (et plus nous évolution vers le sensible, plus cela devrait devenir une fierté). D'autres part, dans un système démocratique, les valeurs à utiliser devraient être celle du plus grand nombre. Autrement dit, la sexualité mise en avant, devrait être celle de l'homme ordinaire... Ce serait donc une sexualité sentimentale qu'il s'agirait de promouvoir. Le hardeur et l'actrice porno ont leur place dans la société. Le pervers narcissique, le sado maso, l'amateur de sexe marginal, ou le dépendant sexuel également. Mais ce n'est pas parce que la marginalité à son rôle (bien souvent celui qui permet de faire évoluer la loi) qu'il faut essayer de la généralisé. Il est injuste de donner en exemple des conduites minoritaires à une humanité incapable de sortir indemne de ces expériences.

A la censure préférer l'éducation

Il n'est donc pas question de critiquer le sexe ou de le censurer. Il s'agit simplement d'éclairer le monde qu'impose ce nouveau libéralisme tout puissant. De comprendre qu'il poussent vers une sexualité sans sentiments. Une sexualité incapable d'épanouir le plus grand nombre. De comprendre que le marché et ses valeurs fabriquent plus de frustration et de solitude que les sociétés qu'il critique. La promotion exagérée de ce type de sexualité typique des dominants masculins du marché, met en danger la partie influençable de l'humanité. Elle sur-développe la branche mafieuse de l'industrie et modifie la conscience humaine. En ce sens, il me semble que les médias sont directement responsables de la progression hallucinante de la prostitution forcée (qui n'est pas un simple mot mais un esclavage et une souffrance) alors que leur rôle est de la combattre.

écrits de 2000


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La différence entre la mort et le sexe c'est que vous pouvez mourir seul et que personne ne se moquera de vous.
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