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  • la mort

Petite histoire du deuil

du singe à l'homme actuel

Pieter Bruegel l'Ancien, Le Triomphe de la Mort, 1562La gestion de la mort

La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus. Montaigne

Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l'homme, ce n'est pas la mort, mais la crainte de la mort ? Épictète

Selon Darwin, l'humanité est issue du monde animal. Nous étions initialement des primates à l'état de nature (sur la mecaniqueuniverselle, je les qualifie de « primates naturels », pour les distinguer des « primates culturels » que nous sommes devenus). Nous sommes aujourd'hui des hommes constructeurs vivants dans un monde de culture.

Entre l'époque naturelle et l'humanité actuelle, de nombreuses choses ont changé. Notre relation à la mort en est un exemple.

La fausse insouciance de nos cousins

L'apparition des rites funéraires est évidemment une étape dans l'évolution de la conscience face à la mort. Mais la façon dont se comportent les autres primates devant leurs défunts, montre également une puissante prise de conscience. Prendre conscience de la mort, n'est donc pas une spécificité humaine*.

*ni d'ailleurs la culture qui en découle.

Un apprivoisement progressif

Nous connaissons bien peu de choses à propos de l'intimité mentale des autres primates. Nous n'avons pas encore déchiffré leur langage pour comprendre leurs sentiments. À mon sens, l'humanité établira un jour cette communication. Elle en saura alors un peu plus sur les véritables états d'âme de nos cousins par nature. Nous partageons donc avec les autres primates, sans doute la même source métaphysique. Mais les années de cultures en ont peu à peu changé le cours. L'humanité à progressivement fait évoluer son rapport à la finitude. Elle à découvert le long de son histoire, d'étranges moyens pour apprivoiser sa mort.

De Socrate au moine Zen

Quelques grands éclaireurs par exemple, sont capables d'abréger leur existence et de façon pleinement consciente. Ils peuvent préférer la mort à l'exis iour défendre les valeurs de la cité comme ce fut le cas de Socrate. D'autres individus, ont passé leur vie à chercher pour nous, les voies de la délivrance. Des sages, des yogis, des moines, des anachorètes, ont travaillé sur les moyens de se libérer de la mort. De grands spirituels appartenant à toutes les religions ont découvert et expérimenté de sublimes techniques. Des expériences dont nous n'avons pas encore extrait le suc.

« La marche en avant du genre humain »

Selon nous donc, la relation de l'homme à la mort progresse au sein du phénomène humain. Ce progrès à un itinéraire. il marche sur la route qui va de l'inconscience à la pleine conscience... De l'instinct affolé, jusqu'au deuil absolu et accompli. Nous tenterons sur cette portion de chapitre, D'habiller cette évolution d'une sorte de généalogie schématique et simpliste.

idée de la mort



période de primates

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Vers dorés

Homme ! libre penseur - te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose :
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l'Univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant...
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;
Un mystère d'amour dans le métal repose :
Tout est sensible ; - et tout sur ton être est puissant !

Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie :
A la matière même un verbe est attaché...
Ne la fais point servir à quelque usage impie.

Souvent, dans l'être obscur habite un Dieu caché ;
Et, comme un œil naissant couvert par ses paupières
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres.

GERARD de NERVAL
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