Il ne peut y avoir de progrès véritable qu'intérieur. Le progrès matériel est un néant. Julien Green
Le matériel et la peur de la mort
3) L'angoisse de quitter des choses.
L'angoisse de quitter des CHOSES, du MATÉRIEL dépend entièrement de notre ÉDUCATION.
Elle dérive de la relation qu'entretient la société dans laquelle nous vivons,
avec ses objets.
En Occident, l'attachement excessif à l'AVOIR et au confort est
prédominant.
Avant l'arrivée des médias, c'était la religion qui insufflait au peuple ses valeurs. Même si les responsables religieux aurait bien souvent dû dire « faites c'est que ce que je dis, pas ce que je fais », la religion prêchait le détachement aux choses matérielles, la prévalence de l'être sur l'avoir.
L'église, la synagogue et la mosquée, initiaient alors la jeunesse à ces valeurs fondamentales.
Depuis une cinquantaine d'années, dans le monde occidental, les MÉDIAS ont pris la place du religieux en tant que diffuseur des valeurs auprès du peuple en général et de la jeunesse en particulier.
Ce pourrait ne pas être un problème.
Des MÉDIAS parfaitement ÉTHIQUES et CONSCIENT de toute la dimension du champ humain (MATÉRIEL ET SPIRITUEL),pourraient devenir de très bon diffuseurs de valeur.
Seulement ce n'est pas le cas, car les médias ont été achetés par le marché ou dépendent de lui.
Et le marché ne s'intéresse qu'à une seule «valeur» : L'OBJET.
Il se cantonne à vendre de l'objet (qu'il soit matériel ou humain). Il ne peut donc que faire l'apologie de L'AVOIR et d'évaluer au contraire L'ÊTRE.
Non seulement le marché inverse des valeurs humaines tri millénaires, mais il rend absurde l'humanité, car l'objet en lui-même n'a aucun sens, il est incapable de donner du sens à l'homme. L'objet est idiot et passer une vie à lui courir derrière, à l'amasser, à lui vouer des cultes successifs (voitures stars, machines à laver, téléviseurs, corps, ), sans réfléchir au sens de l'existence, revient à passer une vie d'insensé.
La mort, le maître absolu Friedrich HegelL'idée n'est évidemment pas de réinstaller les RELIGIONS comme fournisseur de VALEURS ou de quitter le système du marché.
Simplement, les MÉDIAS ne doivent plus DÉPENDRE du système marchand.
Que le marché ait une place dans les médias pour faire sa promotion, c'est tout à fait juste, mais qu'il vampirise les médias comme il le fait depuis quelques décennies, c'est forcément préjudiciable pour l'ensemble de l'humanité.
Si nous pensons que les médias (et aujourd'hui Internet), sont un bon moyen de diffuser les grandes valeurs humaines à travers l'humanité, Il est alors nécessaire de choisir des JOURNALISTES ÉTHIQUES, JUSTES et UNIVERSALISTES, et de les protéger de toutes influences et manipulations.
Si nous pensons qu'ils n'ont plus, ou pas, cette vocation, alors nous devons réfléchir à un nouveau diffuseur ... car la présence de ces grandes valeurs humaines, fait cruellement défaut depuis 3 ou 4 décennies (et les conduites de plus en plus violentes et insensées des jeunesses occidentales, en est la preuve flagrante nous expliquerons cela en détail).
Les grandes valeurs humaines, s'opposent catégoriquement aux valeurs marchandes ou tout au moins à leurs excès et le marché, s'il a le pouvoir, ne peut qu'évoluer vers l'excès (c'est ce qui s'est passé).
Les grandes valeurs humaines, qu'elles soient SPIRITUELLES ou LAÏQUES, qu'elles émanent du BON SENS POPULAIRE, de la PHILOSOPHIE, de L'ÉTHIQUE, où des RELIGIONS, demandent à l'homme de s'interroger sur le sens de l'existence, proposent à l'être humain de se questionner sur le sens qu'il veut donner à son existence.
Ces grandes valeurs privilégient l'être sur l'avoir, poussent au respect de l'être, prône la vie paisible, et combat sa marchandisation, travaillent à la libération de l'homme non à sa dépendance etc. (ces valeurs nous les retrouvons aussi bien dans les projets philosophiques et révolutionnaires que dans le projet religieux)
Au contraire, le marché pousse l'homme à ne pas s'interroger sur son existence.
Il l'enivre, le saoule, le stresse pour qu'il consomme, pour qu'il achète. En le manipulant via les médias, il lui construit un horizon de dépendance (dépendance à la télévision),à partir duquel il le soumet au bruit, à l'agitation, au désir et au manque. Soumis à cette agitation, à ce tumulte, l'homme vulnérable ne peut plus se poser la question du sens qu'il veut donner à son existence. Pris dans cette tourmente, il finit simplement par donner son existence au marché (il travaille pour le marché et sans savoir pourquoi, et consomme pour le marché, sans vraiment maîtriser quoi que ce soit). Il est évident qu'une telle existence rend difficile le retour sur sa vie. Elle réclame plutôt une mort sans conscience, sans réflexion, sans accéder à la sagesse.
Il y a donc une absurdité à vivre sous l'influence d'un tel maître.
Alors que le marché occidental donne à vénérer le riche, celui qui détient le
plus, la culture hindoue par exemple (même si elle change et n'est pas exempte de reproche), place au sommet
de sa hiérarchie celui qui choisit le dénuement
absolu.
Le comportement occidental est une des répercussions naturelle du nihilisme. Valoriser la possession matérielle favorise
certes le progrès (le riche permet l'amélioration
de l'objet) mais c'est une absurdité dans notre relation
à la mort puisque la richesse ajoute des attachements là où il est nécessaire de se détacher.
L'occident, et maintenant le monde aura donc a travailler sur cet
handicap.
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