philosophie naïve du devenir humain
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Mort
Introduction
Mort, action, extase
Mort et imagination
Mourir est béatitude
Généalogie de la mort
Victoire future sur la mort
Victoire future  [ ↗ ]
Mort et physique quantique
La mort d'Ivan Illitch
 

Sois juste et irréprochable. Instruis-toi et tu arriveras à connaître l’unité de la nature, à savoir que partout dans l’univers la matière et l’esprit sont des aspects différents d’une même réalité. Fais triompher ce qu’il y a de meilleur en toi, l’Esprit. Alors, quand tu abandonneras ton corps mortel, tu revêtiras toi-même la forme d’un dieu immortel (Pythagore)

Mourir Mort et extase

Lorsque nous sommes là, la mort n'est pas, lorsque la mort est, nous ne sommes plus, dit Epicure, autrement dit :

Quand nous sommes en vie la mort existe seulement par l'imagination que l'on s'en fait.

Nous voici donc arrivés au seuil de notre théorie.

Lorsqu'on observe le comportement pathétique d'une femelle chimpanzé face à son enfant mort qu'elle tient dans les bras, ou la curiosité inquiète d'une troupe d'éléphants inspectant le crâne décharné d'un de ses congénères, les interrogations et les sensations engendrées par la mort, semblent évidemment déborder le phénomène strictement humain

N'appartiendrait qu'à l'homme en revanche, l'intérêt particulier accordé par notre espèce à cet événement, le temps et l'analyse que nous lui consacrons et son influence secrète sur l'ensemble des activités humaines.

Pour beaucoup de penseurs occidentaux actuels, la mort paraît représenter un horizon impensable, indéfinissable et indépassable.

Dieu ne fit la mort que pour des raisons de commodité. AvicenneSur elle, la philosophie n'aurait aucune prise véritable.

On peut douter que le problème de la mort soit à proprement parler un problème philosophique écrit Jankélévitch (La mort), si on considère ce problème objectivement et d'un point de vue général, on ne voit guère ce que pourrait être une « métaphysique » de la mort ; mais par contre on se représente fort bien une physique de la mort.

Peut-être, Jankélévitch développe-t-il plus loin une métaphysique de la mort (je n'ai encore rien lu, si ce n'est quelques extraits, de ce philosophe), nous allons simplement ici dire qu'il est envisageable d'en penser une.

Selon nous, une recherche rationnelle sur les fondements de ce «principe dernier » est possible. Cette investigation est même indispensable pour dépasser définitivement l'obstacle à toute sérénité qu'est la mort.

Il y a deux façons d'aborder la question de notre mort.

L'occulter à la manière de l'occident matérialiste, autrement dit se dérober à sa présence, par quelques stratégies de fuites (dissimulation, compulsivité, divertissement, superficialité etc.)

Ou bien apprendre dès les plus jeunes âges à se résigner et à l'accepter, comme le font les sociétés encore fortement spiritualisées (hindouisme, islam, etc.)

Nous choisirons ici de tenter la réconciliation des deux.

Nous nous appuirons sur le pragmatisme, la logique et la métaphysique, notions chères à l'occident, et sur les millénaires d'expérience mystique qui font la richesse de l'orient.

Nous essayerons de décortiquer les mécanismes de la mort, d'en éclairer certains processus pour en démanteler quelque mystère.

 

Mourir se déroule dans l'extase

L'extinction contre l'extinction

montage photo de jean marc tonizzo

La mort est un événement dépassable destiné un jour à être dépassé.

Posons tout d'abord les grandes lignes de notres réflexions.

Selon moi l'humanité parviendra un jour à déchiffrer entièrement les mystères de la mort, le sens de sa présence, son intéret et les moyens de la dépasser. Nous parviendrons à délivrer la vie de cette angoisse et à généraliser les moyens de vivre cet ultime événement dans la plus grande sérénité.

Pour développer ce concepts, nous partirons de quelques postulats :

La mort n'existe que par l'idée que l'on en a.

Si l'on ne s'en fait aucune idée ou seulement une idée positive ; la mort disparaît.

Le but est donc d'anéantir la peur engendrée par notre imaginaire, rendant l' évènement si anxiogène.

Ces peurs sont le résultat de nos attachements.

Toutes les grandes spiritualités asiatiques (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, zen etc.), ont offert à l'humanité des techniques pour se détacher de tous ces attachements (les religions monothéistes aussi).

Toutes les grandes spiritualités l'affirment : le détachement complet aux êtres et aux choses, permet d'atteindre un état d'extase invariable et indépassable.

Un tel état subliminal, est appelé, suivant les communautés : béatitude, nirvana, extase, éveil, délivrance, ataraxie, etc.

Dans cet état extatique, toute peur de la mort disparait totalement.

Ainsi, une chose est supérieure à la mort : c'est l'état d'extase, de béatitude, de nirvana.

Donc, si nous parvenions à ne jamais penser à la mort, ni consciemment ni inconsciemment, ou à ne jamais penser négativement à la mort, mourir deviendrait aussi simple et innocent que s'endormir (aussi simple qu'un départ vers la sieste).

En résumé, l'humanité a les moyens de dépasser la mort, de la transcender, de la rendre tout à fait inoffensive .... Selon notre philosophie, l'avenir offrira cela à l'homme.

 

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Philosophie, mort et extase >>> Ego extase

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Epicure

Epicure 341-270 av.JC

 

Toute culture est un dépassement de la mort, non parce qu’elle la nie (la fuir, c’est encore y penser), mais parce que l’homme ne peut vivre sans l’avoir assumée, intégrée, sans l’avoir interprétée. La mort n’est pas ce qui fait échec à la culture ; elle est ce qui fait surgir la culture comme échec à l’échec, comme affirmation de la vie malgré la mort, contre la mort.
On ne dira pourtant que la mort donne un sens à la vie. La formule serait trop commode. Après tout, la vie qui s’angoisse, qui cherche à gagner du temps, qui déplore d’avoir à se perdre n’a pas la garantie que le sens l’emporte sur le non-sens -

UNIVERSalIS

Et c'est justement la victoire du sens sur le non-sens que l'ensemble de ce travail va tenter de démontrer.

 

Nous n'avons pas trop peu de temps, nous en perdons beaucoup. La vie est assez longue et suffirait à l'accomplissement des plus grandes entreprises, si tous les moments en étaient bien employés. Mais quand elle s'est écoulée dans les plaisirs et dans l'indolence, sans que rien d'utile en ait marqué l'emploi, le dernier, l'inévitable moment vient enfin nous presser : et cette vie que nous n'avions vue marcher, la voià passée.

SENEQUE

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