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Jean Pic de la Mirandole

Une biographie

Pic de la MirandoleLe jeune génie

Jean Pic de la Mirandole était né le 24 février 1463. Si l'on en croit la tradition, des miracles révélèrent a sa mère l'avenir qui l'attendait: aussi, ne voulut elle confier à personne le soin de sa première éducation. Dans son enfance, à peine avait-il entendu trois fois la lecture de deux pages d'un livre, qu'il en répétait les mots dans leur ordre naturel et dans leur ordre rétrograde. A dix ans, entouré par cette tendre mère, des maitres les plus habiles de l'époque, il avait déjà pris rang parmi les orateurs et les poètes les plus distingués. A quatorze ans, voulant en faire un prince de l'église, elle l'envoyait étudier le droit canon à Bologne ; mais il répugnait à cette science abrutissant, et préférait s'instruire dans la philosophie. On le vit bientôt parcourir les plus célèbres universités de France et d'Italie ; et l'ont prétend qu'a dix huit ans il savait vingt deux langues. Une chose plus étonnante encore, c'est qu'après avoir appris tant d'idiomes différents, il ait offert, à vingt quatre ans, de soutenir à Rome contre tous les savants, qui voudraient le combattre, des thèses sur toutes les sciences,, sans en excepter une seule : de omni re scibili. On ne lui en laissa ni le plaisir ni la gloire. Ces thèses affichées sur les murs de la ville éternelle lui suscitèrent d'ardents ennemis. De graves personnages, jaloux de se voir éclipsés par un adolescent, à peine sorti des bancs de l'école, lui firent interdire toute discussion publique, et dénoncèrent au pape Innocent WIII treize de ses propositions comme suspectes d'hérésie. Le souverain pontife, les ayant fait examiner par des commissaires qui les déclarèrent dangereuses, se vit forcé de les censurer.

Se résignant à la décision du saint-siège, Pic revint en France. Ses ennemis ne le laissèrent pas tranquille ; il l'accusèrent d'avoir désobéi au Pape, et le sommèrent de venir se justifier. Il courba la tête, repassa les alpes, et n'eut pas de peine à démontrer que ses intentions étaient pures ; mais instruit par l'expérience du néant de cette gloire qui l'avait séduit, il brûla ses poésies amoureuses, composées dans l'ardeur de la jeunesse, renonça aux lettres et aux sciences profanes, et se voua exclusivement à l'étude de la religion et de la philosophie. Pour mieux suivre cette vocation, il avait abandonné tous ses domaines à son neveu, et vivait modestement à Florence, au milieu de ses livres et de ses amis, lorsque la mort le frappa, le 19 novembre 1494, âgés de moins de 32 ans. Le Pape Alexandre VI lui avait accordé l'année précédente un bref absolution. Par son testament, il enrichit ses domestiques, et donna le reste de sa fortune aux pauvres. Ses moeurs étaient aussi pures que son esprit était actif.
Outre ses thèses, on a de lui plusieurs ouvrages écrits avec élégance et facilité. Ils ont été recueillis et publié pour la première fois à Bologne, en 1496, in folio, en une édition fort rares. Une seconde parut à Venise, en 1498, suivi de sept autres, dans le 16e siècle, dont la dernière et de Bâle. Parmi ses oeuvres principales, on remarque : premièrement ses livres sur le commencement de la génèse ; deuxièmement son traité de la dignité de l'homme ; troisièmement celui de l'être de l'univers ; quatrièmement ses règles de la vie chrétienne ; cinquièmement sont traité du royaume de jésus-christ et de la vanité du monde ; sixièmement ses trois livres sur le banquet de Platon ; Septièmement une exposition de l'oraison dominicale ; huitièmement un livre de lettres ; neuvièmement disputationes adversus Astrologiam divinatricem. Dans ce dernier ouvrage, il se prononce contre l'astrologie judiciaire ; mais il ne faut pas s'y méprendre, c'est seulement contre l'astrologie de son époque : il en admettait une autre, et c'était, selon lui, l'ancienne, la véritable, qui, disait-il, était négligée, et par laquelle il croyait pouvoir prédire la fin du monde. " il n'existe ; à l'en croire, de vertus sur la terre ni dans le ciel à laquelle un magicien ne puisse commander avec succès. En magie, des paroles bien prononcées sont efficaces, parce que Dieu se servit de la parole pour créer le monde. " Désireux de justifier ces folies et beaucoup d'autres, ses contemporains ont prétendu qu'il avait rendu le dernier soupir le jour même pour lequel le Lucius Bellancius de Sienne avait prédit sa mort.

Dictionnaire de la conversation 1878

 

la cabale

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René Guenon

René Guénon, né le 15 novembre 1886 à blois en France et mort le 7 janvier 1951 au Caire en Egypte, est un auteur français, ayant publié dix-sept ouvrages de son vivant (plus dix ouvrages regroupant divers articles ayant été publiés à titre posthume, soit au total vingt-sept titres) tous régulièrement réédités, qui ont trait, principalement, à la métaphysique, à l'ésotérisme et à la critique du monde moderne.

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