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  • textes philosophiques 1

Philosophie

selon Jacques Matter

l'école d'atheneextrait du dictionnaire de la conversation 1878 (suite)

[...] L'examen des diverses branches de la philosophie nous a fait entrevoir qu'elle a des rapports avec plusieurs sciences importantes : examinons ces rapports. Elle en a avec toutes les études et elle les domine toutes, car elle leur donne à toutes des principes. Ayant pour objet le monde intellectuel et moral, elle se distingua des sciences physiques, qui ont pour objet le monde matériel, et des sciences mathématiques, qui ont pour objet les formes d'un monde idéal appliqué au monde réel. Mais si distinctes qu'elle en soit, elle prête aux unes et aux autres le point de départ de chacune d'elles, la méthode qu'elle doit suivre, et l'art où l'ensemble des règles qu'elle doit appliquer pour élever un édifice scientifique.
Les sciences morales, quelques cas qu'on en fasse, se rattache essentiellement à l'étude de la loi morale et de l'auteur de cette loi, c'est à dire à la théologie. La théologie se distingue en théologie naturelle (rationalisme ou naturalisme) et en théologie positive (supra naturalisme ou révélation). La philosophie Paris étrangères à celle -ci ; mais celle-là n'est qu'une de ses branches. Or, la théologie naturelle a toujours sur la théologie positive une influence profonde : la philosophie exerce donc sur la théologie une action profonde. Souvent elle lui impose avec sa forme scientifique une partie de ses principes, et si la philosophie à quelques points vécu de la théologie, à son tour la théologie à d'autres fois vécu de la philosophie. Les branches secondaires des sciences morales suivent la loi de la branche principale, et c'est toujours la philosophie d'un peuple qui, conjointement avec la religion, constitue sa morale. Il en est de même des sciences politiques. Elles empruntent toutes leurs principes à la philosophie. La principale des sciences politiques, celle de la législation générales et particulières (chartes et codes, ou droit public et droit civil), est toujours une de ces trois choses, écho de la religion, écho de la philosophie ou écho d'une transaction entre l'une et l'autre. Les branches secondaires des sciences politiques, l'histoire sociale, qui est à peine entrevue, l'histoire du droit des gens, qui est encore dominé par une diplomatie vulgaire, et qui ne saurait trouver ses vrais principes que dans une civilisation plus avancée, et l'économie politique est la favorite du jour, toutes ces études suivent les règles et l'esprit général qui président à la législation ; c'est à dire que, suivant l'état de la civilisation, elles sont dominés par la religion, par la philosophie ou par une transaction entre elles.
Les lettres et les arts ne sont à leur tour qu'un grand déploiement de l'une des branches de la philosophie, de l'esthétique. Ayant pour objet le beau, les lettres et les arts suivent les préceptes du goût, et le goût n'est autre chose que le sentiment du beau éclairé par la raison. L'esthétique, science que depuis près d'un siècle on a eu raison de rattacher à la philosophie, serait peut-être mieux appelée la philosophie du beau ou la philosophie de la littérature et de l'art.

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Le dictionnaire de la conversation 1878

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« Brusquement ma vie s’arrêta… Je n’avais plus de désirs. Je savais qu’il n’y avait rien à désirer. La vérité est que la vie était absurde. J’étais arrivé à l’abîme et je voyais que, devant moi, il n’y avait rien que la mort

tolstoi

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