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Le libéralisme et le marché

Pour une éthique des échanges

Jeff KoonsÉchange et libre concurrence

Les principaux ressorts de l'économie de marché sont la dynamique de l'échange et la libre concurrence.
La dynamique de l'échange doit obéir à des règles législatives et éthiques bien précises. La seule obligation qu'on doit lui imposer c'est de l'assainir complètement, faire en sorte que ces échanges soient justes, honnêtes, et loyaux envers l'ensemble des acteurs de cette économie (producteur, éleveurs etc.) et à l'échelle du monde. Ce n'est absolument pas le cas actuellement.

Marché, valeurs, morale

Le monde occidental contemporain laisse au marché le soin de former les valeurs et par là, la morale universelle. Et c'est ainsi que l'on retrouve au sommet des motivations idéales de l'agir, les notions pulsionnelles du commerce (basé sur la compétition et le désir). Seulement lorsque la morale redevient un langage figuré des passions (Nietzsche) elle perd tout son sens.

De la morale

La morale est avant tout une exigence, un devoir, une obligation. Si le marché mondial impose progressivement une sorte de morale naturelle en ramenant les valeurs humaines à la réalité empirique de ses goûts et de ses désirs, il réduit alors l'impératif moral - ce qui doit être - à l'indicatif biologique de nos tendances telles qu'elles existent encore et dont nous devons peu à peu nous détacher.
En dévaluant la morale humaine qui interdit tout abus et utilisation d'autrui contraire aux droits de l'homme, le marché ramène la personne (être moral) au rang de l'animal biologique, par nature a-moral. La morale d'universelle redevient individualiste fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais pourrait dire le dominant chimpanzé alors que la morale humaine, comme le souligne Kant, doit pouvoir être érigées en règles universelles.

Marché et nature.

L'occident surestime sa position sur l'échelle animal/humain, et surestime également les capacités psychiques du marché. Certes l'industrie et le commerce sont terriblement intelligents, c'est à dire bien adaptés au monde physique et ils le construisent, mais toutes les capacités chaudes de leur esprit (conscience, amour d'autrui, vision à long terme, fraternité, sentiment d'égalité, goût du partage... ) sont anéanties par la compétition acharnée qu'ils doivent se livrer.
Le néolibéralisme est à l'image de la nature ; lors des combats entre dominants, les individus doivent éteindre l'ensemble de leurs capacités amicales et respectueuses.
le libéralisme est en train de transformer progressivement ce monde en un vaste champ de combat permanent. Les uns pour s'imposer dans le concert des dominants (c'est le marché) les autres pour leur survie (c'est le peuple). En multipliant les combats, le système ultra oblige la majeure partie de l'humanité à réfréner sa sensibilité et sa capacité d'aimer. Quand a ceux qui ne peuvent pas vivre dans un monde aussi violent et tendu (les sensibles) ils doivent s'en exclure par l'isolement, la drogue, l'alcool, la dépression, l'obésité, le suicide...

Un système inconscient

L'état d'esprit normal d'un marché soumis a une compétition déréglée, tend irrépressiblement à s'affirmer aux dépens d'autrui, à le manipuler pour arriver à ses fins, et à négliger sa présence lorsqu'il peut le faire. Cette attitude a-morale est quelques fois sanctionnée lorsqu'elle dépasse le seuil de tolérance, mais depuis 20 ans les contre-pouvoirs chargé de maîtriser leur débordement : médias, justice et politique, ne font pas leur boulot (d'ou le retour aux obscénités aristocratiques).

Le rôle majeur du média

Moins les médias critiques le marché, plus ils renforcent la puissance des réseaux d'amitié, les collusions douteuses, les dérives monarchiques et autres dérapages et plus ils affaiblissement son esprit de responsabilité. Mêmes certains responsables sérieux des entreprises demandent un contrôle plus ferme sur eux-mêmes, la justice n'en a pas les moyens et les médias ne le font pas. Le moindre laisser aller critique à l'égard du marché, se solde par un nombre infini de régression. Une multiplication des violences et obscénités de ce type ;

  • Achat d'organe des êtres vivants par des riches
  • Prostitution systématique du monde pauvre.
  • Thésaurisation de l'ensemble des richesses.
  • Débordement systématique des lois par les puissants.
  • Perversion de toutes les démocraties naissantes
  • Affrontement des intérêts étrangers dans les pays pauvres, pour en contrôler les richesses (résultat : multiplication des guerres, souffrances perpétuelles des populations civiles, création de nouvelles castes de guerriers etc.).
  • Conflits permanents mettant en jeux des millions d'individus pour des intérêts personnels ou claniques

La responsabilité majeure de ce glissement, se trouve du côté des médias occidentaux, soit disant libre, qui avaient en charge d'empêcher toutes les obscénités du marché en les révélant avec force. Il est peut être temps de réformer le mental des puissants autrement que par le sacrifice humain comme ce fut le cas dans la haute antiquité, en utilisant simplement les vrais principes démocratiques que nous avons choisit pour évoluer, car la souveraineté du peuple signifie avant tout que les dominants doivent se conformer a la morale et à l'état d'esprit de la majorité par essence plus paisible, moins compétitive, et comme nous savons que le dominant est par nature sourd au changement (puisque cela inclus qu'ils perde des privilèges) il est normal de durcir l'application (ça suffirait) des lois à leur encontre (la justice aujourd'hui protège les puissants) et en les ouvrant aux conduites morales et humaines. Si l'occident ne sanctionne pas suffisamment son élite transgressante qui est pourtant l'image de la société, il est ensuite normal que le peuple transgresse dans la mesure ou les médias ne cesse de montrer comme exemple de réussite ces dominants et leurs valeurs (pouvoir domination, luxe richesse etc.)

Autorité ou liberté

Pour rompre avec ses pulsions naturelles, l'humanité inconsciente oscille en permanence entre l'autorité et la liberté, entre l'état policier et la dictature de l'individu. Le bilan confirme que la liberté offerte à l'homme encore largement soumis à ses pulsions abusantes, nous ramène instinctivement vers les lois de la jungle (un groupe dominant thésaurise les privilèges). Quand à l'état policier, il nous conduit directement à la dictature, alors, si les puissants libéraux, sourds au changement, réclament un état policier (en s'aidant des réclamations populaires, utilisées sans les traduire) alors nous arrivons à une dictature aristocratique (et c'est l'état dans lequel arrive l'occident) qui usurpe le terme de démocratie comme les grecs le faisaient.

Ouverture de conscience

La troisième voie n'a semble-t-il encore jamais été exploité, il s'agit de la voie de la conscience. En somme nous devons prendre conscience de l'état réel du psychisme humain. Une infime minorité assujettie à ses instincts égoïstes et brutaux nécessite une autorité directe et un soin psychologique intensif, la grande majorité humaine à simplement besoin d'une éducation appropriée, d'un média révélant les véritables valeurs humaines (égalité universalité, fraternité) et d'une idéologie respectueuse et à visage humain.

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