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Le principe de compétition

Introduction

Achille et Ajax Jouant aux dés détail d'une amphore grecqueDes dominants pressés

L'ère industrielle, commencée au XIXe siècle n'a cessé d'accélérer le temps. Cette accélération a trouvé son apothéose avec la mondialisation. Celle-c commencé son existence au pas de charge. Dans ce type d'évolution, la conscience n'a pas le temps d'émerger. La compétition forcenée place l'homme dans un état d'urgence. Comme si plus aucun temps ne se profilait à l'horizon.

Stresser pour mieux asservir

Au lieu d'utiliser un rythme modéré autorisant la réflexion, le libéralisme choisi le stress et la précipitation. Au lieu de s'imposer des règles draconiennes pour promouvoir la justice, il s'octroie du laxisme (favorable à l'injustice). Malversation, abus, crises, montée en puissance des maffias, dégradation des conditions de travail et de vie, découlent de ce choix.

Passer en démocratie

Déroulement. Des règles choisies par le peuple

Peinture de Jean-Michel Basquiat leurs représentants avec andy Warhol

Depuis la nuit des temps, ce sont les dominants qui imposent les règles de la compétition (aujourd'hui industrielle, commerciale et bancaire) ... Ces règles sont toujours au détriment du peuple et à l'avantage des "puissants". Nous entrons dans l'ère de la démocratie. Les règles de la compétition mondiale doivent donc changer. Elles doivent devenir favorables au peuple et aux "puissants".

Un monde de rivalité

La rivalité jalonne l'évolution humaine. Dès qu'une nouvelle compétition* se profile, l'action occupe toute la place dans le cerveau. La conscience passe  au second rôle. Les choses alors s'accélèrent et s'affolent comme dans n'importe quel combat. Ce fut le cas à l'époque des grandes conquêtes de la renaissance. Un Nouveau Monde s'ouvrait et il fallait se battre pour conquérir sa part. Ce fut également le cas pour l'ère industrielle du XIXe siècle. De nouvelles puissances en compétitions, un marché plus ouvert avec peu de contraintes, et les choses se sont accélérées. Et évidemment, elles se sont rapidement dégradées pour le peuple. En effet, les premiers touchés par ces poussées intempestives, ce sont les plus fragiles et le monde ouvrier*.

* invariablement, la compétition féroce fournit les alibis pour un nouvel esclavage. A l'époque égyptienne, mésopotamiennes où Perse, les arguments étaient vraisemblablement similaires.

L'essoufflement

Progressivement, l'ardeur de la compétition s'essouffle. Des règles pour l'a réguler, apparaissent. Le stress diminue et les ouvriers peuvent s'organiser pour faire progresser les conditions de travail.

Et le cycle recommence

Mais très vite, une nouvelle compétition féroce apparaît. Systématiquement, l'action précède la réflexion. La compétition commence alors dans une grande dérégulation. Les lois étant trop laxistes, les compétiteurs sont dans l'impossibilité de tenir compte des ravages qu'ils commettent.*

* Les combats féroces, ont cela de particulier qu'ils conduisent les rivaux à négliger ce qui les entoure. Chez les primates naturels, quand les dominants se querellent, ils piétinent sans complexe leurs congénères.

La dernière compétition

La mondialisation est la dernière grande rivalité de l'humanité. Elle s'est imposée avec un minimum d'anticipation. Les règles du jeu n'ont pas été posées au départ. Elles se constituent progressivement, en fonction des circonstances. Aveuglés par le combat, les « généraux » de l'industrie mondiale, sont alors allés piocher dans les combines traditionnelles : L'utilisation des peuples comme levier. Au départ, pour pousser l'homme au combat, on utilise le patriotisme*. D'abus en abus, l'argument finit par s'épuiser. On sort alors le bâton. On diminue les acquis sociaux, on accélère les cadences, on réduit le pouvoir d'achat. Bref on reconstitue fatalement un nouvel esclavage.

* entre les années 90 à 2000

La fin du combat

Évidemment, le combat fini un jour par cesser. La plupart du temps, il laisse un gigantesque chaos à sa place (aujourd'hui la crise). À partir de là, les « généraux » perdent leur arrogance et font (plus ou moins) le dos rond (jusqu'au prochain combat). Le rythme s'apaise, les valeurs humaines refont surface. Mais naturellement, c'est le peuple qui subit de plein fouet la crise et se tape la reconstruction.

L'exemple sportif

En finir avec l'injustice et privilégier la loyauté

Anne Radstaack oeuvre en vert et rose

Il est nécessaire me semble-t-il, d'en finir avec ce mécanisme injuste. Nous pouvons à présent passer sur un autre type de compétition. Nous en avons les moyens. Pour cela, il faut élever la conscience au dessus de l'action. Il faut créer des lois draconiennes pour rendre parfaitement juste la compétition des dominants. Et surtout se doter des moyens pour les contrôler et les appliquer.

Le modèle olympique

Nous savons le faire avec la compétition sportive. Il suffirait alors d'appliquer tout simplement le modèle olympique à la compétition (industrielle, bancaire et marchande).

Il faudrait imposer mondialement :

  • Un nombre de juges, de commissaires et d'arbitres, suffisants* pour surveiller tous les responsables de la mondialisation.
  • des règles du jeu justes et loyales pour l'ensemble des pays.
  • Une bonne formation à ces règles pour chaque compétiteur.
  • Des punitions sévères et médiatisées (comme dans le sport) pour servir d'exemple et de garde-fou.
* Imaginons, des jeux olympiques sans surveillance. La tricherie deviendrait naturellement la norme.
Les dominants du marché ne sont pas supérieurs aux sportifs. Ils sont finalement comme tout le monde. S'ils ont la possibilité de transgresser sans craindre la loi ou la morale, la majorité d'entre-eux, le font. Comme n'importe quel citoyen, ils ont donc absolument besoin d'être encadré par le système.

2001

le sens de l'humanité

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Vassily Kandinsky, Peintre russe né à Moscou, oeuvre

Toute science commence comme philosophie et se termine en art.

Will Durant Extrait de histoire de la philosophie

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