| Les textes qui suivent
sont destinés à enrichir la mecaniqueuniverselle et
n'ont pas encore été corrigé. La
volonté, La perfection, L'homme,
L'égalité, religions,
penseurs, évolution,
philosophie, société-politique,
mondialisation,
education, marché-libéralisme-medias,
le mal, la technique,
nihilisme, Nietzsche,
Guillemin DIEU Leibniz
LA VOLONTE
La volonté avant-propos
L’être humain et un organisme vivant en perpétuelle
activité.
À la base de cette activité, une énergie subatomique,
sert de « carburant » (subatomique c'est à dire
à un niveau inférieur à la matière).
Cette énergie immatérielle alimente l’organisme
biologique et psychique. L'orsque cette énergie se retire
de l’être, il cesse d’être en vie.
La majeure partie de l’activité globale fourni par
le corps humain ne se hisse pas à la conscience, nous n'en
sommes pas conscients.
C’est le cas de toutes les fonctions biologiques, cellulaires,
organiques, et d’une partie de l’activité cérébrale
comme par exemple le sommeil.
Une autre partie de nos activités monte avec plus ou moins
d’acuité à notre conscience.
- Dans les actions conscientes, certaines le sont « brumeusement
» : Je suis « fou » amoureux. J’ai bien
conscience d’être dans cet état mais cet état
gouverne ma conscience et ma raison ne parvient pas à analyser
froidement cet état et à m'en soustraire. La plus
grande partie de nos actions conscientes sont commandées
par nos pulsions, nos passions, nos besoins ou nos habitudes :
cela fait 3 heures que je planche sur ce problême de volonté
et en 3 heures j'ai eu plusieurs fois besoin d'étanché
ma soif, de grignotter, de me dégourdir les jambes, d'aller
voir par la fenêtre, de prendre un livre, d'aller consulter
mes messages, de téléphoner à un ami ect.,
tout ces besoins se sont imiscés en moi et on outrepassé
ma volonté en quelques sorte. Si j'ai été
conscient de tout ces actes parralèles à mon travail,
c'est de manière passive, lointaine.
- D’autres actions sont clairement conscientes, c’est
le cas lorsque je maintiens mon attention sur une chose précise
ou lorsque je décide de m'opposer à une habitude
ou à une tendance (si je décide d'arreter de fumer
par exemple), ou encore si je rencontre un imprévu dans
une série d'actes routiniers. Nous nous sentons alors plus
profondément conscients et de manière active et
volontaire.
Pour nous opposer à nos passions, pulsions et habitudes,
nous devons avoir de « bonnes raisons » de le faire.
Cela peut être notre morale qui l’exige, ou bien le
jugement négatif que porte la société ou nos
proches sur nos actes inconscientes, (si je suis soumis par exemple
à des pulsions agressives, mon propre remords peut m'obliger
à modifier ce comportement, ou bien le jugement de mon entourage
sur ma conduite, ou encore la peur du gendarme ... Toutes ces pressions
vont me pousser à faire preuve de volonté pour dominer
cette tendance agressive)
S'opposer à ses propres tendances naturelles obéit
donc à un impératif moral, social et à notre
raison.
La lutte interne que nous menons contre nos pulsions, nos passions
ou nos habitudes jugées négatives, exige bien souvent
un effort de volonté, une vigilance et une puissante clairvoyance
sur nous-mêmes, sur notre propre comportement.
Mais lorsque nous nous opposons avec énergie à une
pulsion, a une habitude ou à une dépendance (par exemple;
au désir de fumer, au désir de manger entre les repas ...) nous savons également que nous en retirerons des fruits
positifs, ce sont eux qui font pencher d’ailleurs la balance
dans le sens du changement.
Et en effet, tout le monde à fait l'expérience de
la joie et de l'exaltation vécue lorsqu'on parvient à
maîtriser une tendance négative ou une « mauvaise
habitude » (réussir à arreter de fumer ou de
manger des sucreries). Lorsque nous dominons une pulsions notre
conscience semble plus pointue, nous avons l'impression d'être
plus en vie qu'en acceptant en permanence de leur succomber. Lors
de cette maitrise, une sorte de bonheur, une acuité particulière,
un amour de soi monte en nous.
La plus ou moins grande acuité de notre conscience, dépend
donc pour une part de notre volonté à nous opposer
à nos actes automatiques jugés négatifs.
Nous savons d’autre part et d'après les expériences
de certains sages, que la volonté et la conscience humaine
ont acquis au cours des temps la capacité de vaincre la totalité
de nos pulsions, de nos tendances, de nos désirs et de nos
habitudes. Certains êtres humains sont parvenu par l’ascèse
a un contrôle total du corps, de l’esprit, de l’énergie
sexuelle, de l’agressivité, de la volonté de
puissance ... Même si cela représente une difficulté
encore insurmontable pour le commun des mortels (et cette difficulté
à un sens), ces ascêtes nous montrent que cela est
possible. En théorie donc, chacun pourrait devenir maître
de l'ensemble de ses actions.
Nous avons vu que dans l'action de dompter une pulsion
jugée « négative », nous gagnons en acuité,
en joie, en amour de soi.
Même si l’expérience semble prouvé qu’une
fois cette pulsion ou cette habitude dominé, la volonté
diminue alors d’intensité ainsi que les sensations
positives qui l’accompagnaient (cela fait 4 ans que j'ai cessé
de fumer et je ne ressens plus la fierté et la joie de mes
premiers mois de sevrage).
Mais même si l’exaltation des début perd de son
intensité, se stabilise et s’équilibre elle
ne disparaît pas mais se transforme, par cette expérience
nous avons acquis une nouvelle force de caractère, un nouvel
optimisme, et une nouvelle acuité du monde.
Pour l'homme commun que nous sommes, les moment de combat avec
soi même sont relativement rare, la plupart du temps nous
nous laissons porter par nos tendances, nos désirs et nos
envies. Sont donc rares aussi les moments de joies que ces victoires
sur soi même, procurent naturellement.
Pour l'ascète, c'est l'inverse. Sa raison de vivre, c'est
le combat sur ses pulsions, ses tendances, ses actions négatives.
Son énergie et sa volonté il l'a place justement à
tenter de dominer methodiquement et progressivement chaque assaut
de ses tendances, de ses désirs, de ses craintes, et à
ne pas laisser son esprit s'assoupir dans ses habitudes.
Et ainsi, les moments de joie, de satisfaction et d'accuité
émis de temps en temps par notre esprit pour la victoire
de notre volonté sur nos tendances, l'ascète les ressents
en nombre plus fréquent, au prorata de ses victoires. et
de plus en plus fréquement puisque son challenge est de dominer
de mieux en mieux ce qu'il ne maîtrise pas dans son existence.
Ainsi peu à peu, en rapprochant ses instants de joie jusqu'a
n'en faire plus qu'un, permanent et durable, l'ascète parvient
à l'extase.
Il s'agit là d'une explication mécanique et non d'une
apologie de l'ascétisme, le site démontre à
divers endroits, que ces expériences ne concernent qu'un
petit nombre, ne sont à conseiller à personne, et
conduirait, si tout le monde s'y aventurait, à l'arret de
toute évolution pour l'humanité.
Il s'agit donc uniquement de montrer que la joie ascetique n'est
pas une mystification (comment imaginer d'ailleurs que de siecles
en siecles et sans se connaitre, les expérimentateurs de
l'ascètisme aient pu mentir à l'humanité).
toutes tendances
Partant de là, en théorie, si nous nous entraînions
de manière sérieuse, intensive et à long terme
à maîtriser l’ensemble de nos pulsions et désirs
(c’est la recherche de l’ascète) nous atteindrions
à terme une conscience et une acuité absolue et parfaite,
un éveil absolu, une joie constante est sublimée (c’est
bien ce que les sages appelle la béatitude, l'extase ou le
nirvana).
La volonté
A chaque niveau de l’activité humaine consciente et
inconsciente, il y a, dans la plupart des cas, volonté de
générer, de maintenir, de motiver la vie.
A la base, nous trouvons la volonté de créer et d’activer
le monde et les choses qu’il contient.
La science l’appelle le vide quantique et semble dire qu’il
s’agit d’une énergie subatomique. Les religions
quant à elles, appellent ce moteur : la volonté divine.
Au-dessus au niveau cellulaire, nous trouvons la volonté
biologique motivée par des buts déterminés.
Au-dessus encore la volonté de chacun de nos organes a faire
vivre l’ensemble.
Au-dessus encore la volonté psychique non intentionnelle
(les pulsions, les tendances, les désirs ; la volonté
de puissance etc).
Et enfin la volonté psychique intentionnelle (la volonté
rationnelle, la volonté morale).
La « volonté » subatomique anime la «
volonté » moléculaire, qui anime la «
volonté » cellulaire, qui anime la « volonté
» organique, qui anime la volonté psychique intentionnelle.
En principe seule la volonté psychique intentionnelle, peut
recevoir le nom de volonté.
Dans un premier temps, cette notion de volonté psychique
humaine intentionnelle semble facile à analyser.
J’ai un choix à faire, j'hésite entre deux
possibilités, je mesure les deux alternatives, j’en
choisit une et écarte l’autre.
Ce choix semble motivé par ma volonté et non pas
par des penchants, des tendances, des passions ou par des exigences
extérieures, (des devoir des obligations ...).
Phylogénétiquement, la volonté s'enracine
dans les instincts de vie, ceux là même qui motivent
biologiquement et instinctivement le monde animal (c'est la détermination
de tout organisme vivant à croître et a persister)
A ce niveau, la volonté, bien qu' inconsciente, obéit
à une force déterminée et dirigé vers
des buts précis (durer, prospérer, évolué,
s'améliorer, atteindre un certain équilibre, s'adapter
le mieux possible au milieu).
Cette volonté instinctive est cadrée par une sorte
de morale instinctive évitant par exemple, le règne
animal de s'autodétruire ou stoppant l'agressivité
du dominant dés que le dominé fait actes de soumission.
Cette volonté, ou force vitale, a évolué d’espèce
en espèce, se complexifiant à mesure que le vivant
se complexifie pour devenir volonté humaine.
Dans les premiers échelons de la volonté humaine,
nous trouvons la volonté de puissance primaire, la tendance
individualiste à parvenir à ses fins. Les motivations
de ce type de volonté sont égoïstes et faiblement
moralisés. Le bénéfice espéré
est le plaisir vulgaire, la satisfaction égocentrique de
soi.
cette volonté se mélange à une forte dose de
morale universelle et de raison. Elle devient alors volonté
rationnelle et morale, capacité de s'opposer à la
puissance de nos pulsions de nos habitudes et à la volonté
de puissance primaire.
Par exemple l'apprenti écrivain qui doit d’abord apprendre
a lutter contre sa tendance a abandonner devant la difficulté
de se concentrer ou de corriger ses épreuves. Il a besoin
de beaucoup de volonté pour rester à sa tâche
le plus longtemps possible. Sa volonté contraint donc le
désir de son esprit à voleter en toute liberté,
mais après quelques années d'efforts son psychisme
a acquis la capacité à se concentrer et permet à
son travail créatif d'accéder peut-être à
la dimension de l'oeuvre.
À ce niveau supérieur et conscient, un acte volontaire
est nécessairement moral au sens universel du terme, et orienté
dans le sens du bien, du mieux. La volonté n'obéit
plus à la morale instinctive (celle qui fait cesser la violence
du dominant dés les premiers signes de soumission du dominé),
mais à une morale enseignée, à des normes idéales
issues de notre l’éducation (morale conduisant à
juger positivement l'homme qui sait obéir à sa raison
et à l'éthique humaine et a discréditer celui
qui se laisse mener sans réfléchir par ses penchants
naturels, morale encore qui nous demande d'arrêter le combat
lorsque notre adversaire le réclame).
Si l'homme prend conscience du caractère vain et non épanouissant
de la quête égoïste,
du non-sens et des inconvénients a obéir à
une volonté de puissance s’épanouissant au dépend
d'autrui, il peut décider de diriger cette volonté
de puissance non plus vers soi-même et au détriment
des autres, mais pour les autres, pour leur bien (cette volonté
motive un Gandhi, un Martin Luther King, un Abbé Pierre,
une soeur Thérèsa ... )
à ce stade, la récompense n'est plus le plaisir primaire
comme dans la quête égoïste, mais la joie supérieure
; mélange de plaisir, de bonne conscience et de satisfaction
spirituelle de soi.
Au niveau ultime du psychisme humain, la volonté annihile
l'ensemble des tendances premières et secondaires, elle anéantie
la volonté d’agir pour permettre l'accès à
la contemplation.
À cette étape, le désir de créer et
d'agir, disparaît pour laisser place à l'extase contemplative,
à la béatitude, au nirvana.
Cette capacité de la volonté à hisser l'homme
à la dimension du sublime, ne concerne que quelques individus,
quelques éclaireurs que nous appelons-les ascètes.
Lorsque cette capacité sera accessible à tous nous
serons rentré dans l’ère de l'humanité
aboutit, du surhumain dont parle Nietzsche.

Dans notre théorie, nous avons schématisée
l’histoire de l’humanité en trois partie ; le
primate naturel de nos origine, l’homme constructeur intermédiaire,
et l’humain aboutit à venir.
Dans la période de l'homme constructeur, la volonté
a pour première vocation de contraindre la partie «
inhumaine » de notre primatitude, c’est à dire
celle qui tend à s’affirmer au détriment d’autrui.
Comprimées par la volonté, ces tendances «
inhumaines », se transforment, ou plutôt se transcendent,
en tendances supérieures humaines.
Volonté et télencéfalisation
Dans son livre sur la volonté, Paul Foulquié parle
de télencéfalisation pour qualifier la maîtrise
progressive de tout le psychisme par l'esprit, c'est-à-dire
la prise de contrôle par la conscience de l'individu de l'ensemble
de ces actes (nous pourrions aussi bien utiliser le terme de psychologisation).
L'évolution de l'humanité baigne dans ce processus
de télencéfalisation .
Au début de l'aventure humaine, dans les limbes de nos origines
primates, l'esprit n'a pas conscience de lui-même, il est
incapable de se prendre pour objet.
Puis, progressivement, cette capacité émerge dans
l'humanité, qui accéde alors au cogito réflexif.
La conscience nous apparaît alors dans une perspective évolutionniste,
elle se développe d'autant plus que s'accroît la séparation
entre l'être et son univers.
L'esprit, après avoir pris connaissance de lui-même
et à un niveau d'abord réduit, a ensuite placé
ce projecteur au-dessus de lui afin d'éclairer pour le «
je » l'ensemble des actes que l’être exécute
ou pense.
Progressivement, l'humanité prend conscience d'elle-même
et de ses comportements, ce qui lui permet de modifier ses attitudes
au cours des temps. (par exemple nous pouvons considérer
les arrivées du judaïsme, de l’indouisme, du bouddhisme
du christianisme, de l’islam, du communisme, comme des étapes
fondamentales dans la telencephalisation ou la psychologisation
de l’humanité).
Seulement, l'accession au cogito réflexif, à la connaissance
intellectuelle de soi d’autrui et de l’univers dans
son ensemble, n'est pas le plus haut degré de conscience
que l’humanité doit atteindre, ce n'est pas le niveau
le plus haut de télencéfalisation.
Par-dessus la conscience réflective, vient se placer la
conscience absolue, que nous pourrions nommer à la suite
de l'analyse sartrienne : « le cogito post réflexif
».
Comme le cogito pré-réflexif, le cogito post-réflectif
est perception, l’être s'éprouve comme existant
sans réfléchir à proprement parler sur son
existence, il est alors conscience [de] soi.
La différence entre cogito pré et post réflexif,
réside dans le fait que pour ce dernier, la volonté
est parvenue à la maîtrise complète de l'activité
inconsciente et pulsionnelle (tendances, désir, habitudes ...), l'être post-réflectif s’éprouve
toujours comme existant sans se penser, mais il n'est plus agitée
par des forces pulsionnelles, des désirs d'actions, de réflexions
constructives, des remords ou des projections, il est en état
de contemplation, d’absolue sérénité.
Lorsque nous prétendons ici que l’humanité
est en route vers la béatitude, nous voulons dire que l'évolution
dirige l'humanité vers sa télencéfalisation
complète, autrement dit vers la maîtrise complète
du psychisme humain, par le psychisme humain, correspondant à
l'état de béatitude ou d'éveil.
La télencéfalisation complète, ou si l’on
préfère la réalisation complète de l'esprit
humain ne se situe pas au niveau de la pensée ou de l'intelligence
mais au niveau de l'intuition au sens ou Berson l’entend.
C'est une prise de conscience par le corps lui-même et sans
aucune réflexion, de sa présence absolue au monde,
de son harmonie et de sa vibration parfaite avec toutes les choses,
avec l’univers.
Volonté humaine et volonté divine
Si la volonté humaine conduit l'esprit humain à prendre
entièrement conscience et possession de lui-même, l'homme
est destiné à accéder à un statut équivalent
à celui du divin.
Seulement, nous ne devons pas oublier que la volonté humaine
appartient àl’ensemble biologique humain, et cet ensemble
est mû par un moteur extérieur, un moteur trans humain
(la volonté divine selon les uns; l'énergie subatomique
selon les autres), et c'est bien cette volonté supérieure
qui, en dernier ressort, à le pouvoir de vie ou de mort sur
la volonté humaine, car lorsque l'activité subatomique
cesse d'alimenter les cellules du cerveau humain, la volonté
humaine disparaît.
LA PERFECTION
Société idéale
Il n’est pas absurde d'imaginer une société
parfaite, la fin de la propriété privée et
de la domination d'un homme sur un autre, la fin de la possession
par la mise a disposition de tous des bien de l’ensemble,
la fin de la convoitise par extinction des désirs vulgaires,
et peut-être même que « des hommes habillés
de façon identique, vivant dans des maisons semblables, mangeant
dans des réfectoires, se levant et se couchant tous à
la même heure » comme l'imaginait Thomas More, finira
par arriver.
Seulement si l’avènement d’un tel monde doit
se faire, il ne se fera pas brutalement, ex nihilo. Il se mettra
en place naturellement, sans qu’aucune dictature ne parvienne
à l’imposer avant son temps. La perfection humaine
viendra au terme du long processus d’affrontement entre les
forces progressistes et les forces réactionnaires, ce que
Popper désigne comme « l’affrontement entre la
« société close », tribale, immobiliste,
holiste, dominé par l'esprit religieux et « la société
ouverte » fondée sur l'individu, soucieuse de progrès,
de rationalisation, dominé par l'esprit critique et valorisant
le droit et la science.
Et si, nous pouvons dire, comme l'écrit Roland Quillot, que
cette victoire ne va pas sans créer des problèmes
: car la société close avait tout de même, malgré
son caractère étouffant, certains mérites,
dont celui d'être communautaire et chaleureuse, tandis que
la société ouverte, plus abstraite et plus rationnelle,
est aussi créatrice de solitude, nous pouvons également
penser que les humains aboutis du futur, seront des humains «
combles », c’est à dire parfaitement autonomes
et psychologiquement émancipé, affranchis de l’inquiétude,
des questions irrésolues, des carences affectives, qui oblige
l’homme constructeur a combler son manque avec autrui.
Affectivement parlant, les hommes aboutis ne seront plus dépendants
les uns des autres comme nous le sommes aujourd'hui (si j’étais
capable de me remplir tout seul de l’amour que je réclame
des autres pour être en équilibre, je ne serais plus
dépendant de leur amour), car c’est bien cette autonomie,
cette indépendance que l’on rencontre chez les ascètes.
L'HOMME
Le transgressant
Si la punition n'est pas aussi un droit et un honneur accordé
au transgresseur je ne veut pas de votre punition dit Zarathustra
ce qui signifie, que le transgressant n'a pas à supporter
en plus de sa punition, le poids du déshonneur de la culpabilité
religieuse ou de la vindicte populaire .
Que celui qui n'a jamais fauté lui jette la première
pierre dit le Christ, un milliard de Chrétien devrait donc
déjà s'abstenir de sur-juger tout être humain
qui vient d'être condamné.
L'homme est : la tentative de raccorder ce qu'il
est avec ce qu'il voudrait être.
C'est la même chose pour l'humanité.
Primate Homme
Tout au long du développement de cette réflexion,
nous rencontrerons des comparaisons entre le singe et l'homme. Cette
comparaison avec les primates naturels, les singes vivants sous
la loi de la nature, n'est pas péjorative ; ni pour eux ni
pour nous.
Selon cette théorie, le fond de leur existence et tout autant
divine et motivée par l'amour, en tant qu'essence, que ne
l'est celle de l'homme.
C'est la forme de leurs différentes existences, de leurs
comportements sociaux personnels vers lesquels renvoit cette comparaison.
La transformation animal-homme.
Pendant tout le temps de transformation de l'animal en humain
accompli, l'homme est tiraillé entre ses pulsions et
sa conscience.
Il voudrait agir selon sa conscience mais bien souvent ses pulsions
débordent celle-ci et modifie ses actes.
il rêve de ne pas se mettre en colère dans telle ou
telle situation, mais il finit par exploser de colère.
Il rêve d'être honnête, purs et droit, mais ses
tendances en permanence le fonds dévier de sa route.
S'ensuit des remords, des regrets, de la mauvaise foi, toutes sortes
de mal-êtres qui empêchent la sérénité
et la quiétude de l'être.
Les plus chanceux acceptent l'idée de ne pas être parfaits,
mais la pression humaine ramenant en permanence le bien agir sur
le de la scène, ils subissent malgré tout une gêne
pour leurs actes transgressants.
La pression exercée sur chacun de nous dans cette douloureuse
transformation de l'animal en homme, se gère de différentes
façons.
- une partie est assimilée par l'inconscient qui mime nos
frustrations et les rêve.
- Une autre se retourne contre autrui que l'on démonise,
le rendant responsable de tout nos maux, l'utilisant comme justification
à toute nos violences. C'est un moyen de libérer
notre partie animale, de laisser exploser nos tensions (violences,
agressivité, guerre).
- Et enfin la dernière forme se retrouve dans la lutte
que nous engageons contre nos démons intérieurs.
C'est l'anachorête, le moine, l'ascête hindou, c'est
le religieux profond que l'on rencontre dans le judaisme, l'islam,
le bouddhisme, dans toutes les formes supérieures de spiritualité.
domination coopération
Pour construire l'humanité, les relations interhumaines
devaient nécessairement être pendant un temps, des
relations de pouvoir, de domination et de violence.
Tant que la conscience humaine ne s'est pas élevé
au niveau psychologique afin de pouvoir disséquer ces pulsions
agressives, les soignés et proposé à la place
d'autres types de rapport que celui de la violence (et nous entrons
à peine dans cette phase), l'humanité devra évoluer
avec cette contingence.
Cette contingence n'est ni une fatalité, ni la preuve d'une
quelconque culpabilité humaine. Elle est ponctuelle, prend
sa source dans notre antiquité primate et persistera jusqu'à
ce que nos capacités psychiques nous permette de nous universaliser
autour d'un but commun et de remplacer systématiquement,
à chaque fois que nous la trouvons, la domination par la
coopération.
normalité anormalité
Ce que la psychologie juge comme les « maladies »
de la volonté sera un jour extrait de ce lieu pathologique
pour intégrer l'espace de la normalité dans lequel
toutes choses qui existent, est.
Les troubles de la volonté, les maladies, l'anormalité,
sont comme l'outil (le pouce préhensile) dans la main de
l'homme constructeur, sans cet outil pas d'humanité. Comprise
comme fondamentale pour notre évolution l'anormalité
passe du coup dans le stade de la normalité.
Volonté
La volonté, si elle est une valeur, appartient au plus au
niveau des facultés inhérentes à l'homme constructeur,
mais elle n'est qu'un matériel de construction destiné
à céder sa place lorsque adviendra l'ultime étage
des facultés humaines, celui dans lequel brillera la béatitude
et la contemplation.
Le mensonge
acte par lequel le moi intériorise sa substance et la préserve
en la défendant à l'extérieur par le mensonge
(Lucien Sfez l'égalité)
EGALITE
Egalité entre les choses.
les différentes formes de vie ou de non vie qui forment le
monde ne se distinguent pas les unes des autres par l'énergie
qu'elles reçoivent du principe créateur,
en cela pierre, homme, crocodile ou roseau sont égaux. Les
choses sont diffèrenttes entre elles parce que leurs différentes
natures ressentent et exprime cette énergie (dieu) diversement.
lois morales, lois laicques
En Occident, même si les passages d'une catégorie
à une autre s'assouplissent un peu, il reste difficile à
un enfant du peuple d'accéder au sommet et d'ailleurs les
catégories demeurent : gare si au-delà d'un certain
âge, ou à partir d'un certain sexe, ou si l'on n'a
pas la peau blanche, on tente de les franchir.
Pour la plupart des religions et des spiritualités, le poids
de nos actes ici-bas conditionne la qualité de ce qu'il adviendra
de nous après la mort. Cette règle s'appliquait aux
élites comme au peuple, aux puissants comme aux dominés.
Cette pression morale a été et est encore un facteur
fondamental dans l'évolution de l'animal a l'humain.
Dans le monde rationaliste, la peur d'être jugé dans
l'au-delà s'efface progressivement de l'esprit. l'humanité
doit donc compenser la dilution de ce système de pression
religieux et égalitaire, par un système de pression
laïque et égalitaire. Il est donc nécessaire
que nos actes d'ici-bas conditionnent notre vie ici-bas et que cette
règle s'applique à tous deux façons égales,
donc que nos actes transgressants soient justement sanctionnés.
Il est donc nécessaire d'avoir une justice efficace et parfaitement
juste, entre riches et pauvres, entre dominants et dominés.
RELIGIONS
pensée apocryphe
Tu penses peut-être être extérieur à
cet univers qui te porte ? Tu penses peut-être être
un touriste exogène au sein de ce monde qui t'a créé
? Tu crois peut-être n'avoir rien à voir avec cette
terre d'ont tu es fait ? Rien à voir avec les lois qui régissent
les planètes entre elles ? Rien à voir avec la puissance
qui a créé le big-bang et l'univers ? Tu penses peut-être
n'avoir de comptes à rendre à aucune loi au-dessus
des lois humaines ? Ne dépendre d'aucune puissance supérieure
à l'humanité ?
Alors essaie seulement d'arrêter la lente usure de tes
organes ! l'extinction quotidienne de tes neurones et de tes cellules
! essaie simplement d'empêcher ton corps de glisser lentement
vers la matière inerte.
Si tu n'y arrives pas, alors je crois qu'il est plus sage pour
toi de croire à cette puissance supérieure tournée
vers la beauté, l'amour et l'humilité, et de t'y conformer,
et peu importe le nom que tu lui donnes ou que tu ne lui donnes
pas.
dieu omniscient
« si Dieu est omniscient, il sait d'avance ce que nous
allons faire, s'il est omnipotent, il pourrait empêcher le
mal que nous allons commettre, et mieux, il pourrait nous créer
avec le désir de faire le bien. N'est-il donc pas le seul
responsable du mal qui règne dans le monde ? (tiré
du livre de R Quillot, la liberté). Certains voient dans
ce point de vue une contradiction et en dire la conclusion que Dieu
n'existe pas.
Nous affirmons ici que Dieu existe (disons, une puissance créatrice
de nature intime positive) et qu'il n'a d'autre choix de création
que celui que nous connaissons.
Pour résoudre cette énigme, nous devons nous demander
si le monde pourrait être fait autrement que comme il est
fait.
celui qui pense la possible, doit simplement essayez de proposer
une autre solution logique et praticable pour créer, à
partir des particules virtuelles qui constellaient le vide quantique,
l'homme et le monde qui le maintient et que nous connaissons aujourd'hui
!
Il semble bien que notre esprit ne peut imaginer aucune autre solution
que celle qui a été faite, il semble bien qu'il n'est
pas d'autre solution en partant de rien, pour arrivé
à quelque chose que nous appelons le monde.
En ce qui concerne le mal, pour passer du primate à l'homme
et de l'homme à l'humain il n'y a, semble-t-il, pas d'autre
solution non plus, que celle que l'humanité a due jusqu'à
présent vivre.
Le langage, la raison, la volonté, la morale, la conscience,
toutes ces valeurs capables de maîtriser cet instinct primate
de croître au détriment de ses congénères
ne pouvait se hisser dans l'esprit humain que graduellement, et
cette tendance, à l'origine du mal, ne pouvait disparaître
d'un coup de baguette magique
Diable, démon. La croyance au diable et
au démon a joué un rôle considérable
pour l'évolution de l'homme.
Elle a été un moyen de pression redoutable sur la
tendance animale à s'affirmer au détriment d'autres
lui.
La résistance à la tentation d'abuser autrui, engendré
par la peur du diable, est une base de la maîtrise de soi.
Nous retrouvons un peu l'équivalent de cette compression
par la peur en Inde.
Par contre, il semblerait bien que ette exigence s'est faite avec
plus de douceur et de conscience dans le bouddhisme. Lutter contre
ses propres tendances et désirs, sans avoir besoin de métaphores.
* * *
Chacune des religions est une tentative honnête de l'homme
de comprendre et de maîtriser son destin.
Ainsi les religions sont avant tout l'expression des efforts constants
de l'humanité pour s'ouvrir un chemin vers Dieu.
La souffrance est un scandale. Bien que l'homme soit, individuellement
ou collectivement, responsable d'une bonne part des souffrances
qu'il subit, la souffrance semble un moyen bien sauvage de nous
apprendre l'amour et la compassion.
Globalement pourtant on peut difficilement contester que, sur une
longue période, l'humanité progresse. Qu'il y ait
d'important décalage entre les différentes cultures
n'enlève rien au fait que les sociétés, malgré
des hésitations et des reculs partiels poursuivent une marche
en avant. Si l'on tente de comparer honnêtement l'état
de l'humanité telle qu'elle était il y a plusieurs
siècles, avec ce que connaissons aujourd'hui, il faut un
aveuglement certain pour ne pas constater de prodigieux progrès
matériel et intellectuel. Comment ces progrès ne s'accompagneraient-il
pas de plus de dignité pour l'homme et, partant, de meilleures
conditions pour l'épanouissement de la vie spirituelle ?
Il nous est évidemment très difficile d'apprécier
le progrès spirituel de l'humanité s'il en a, mais
peut-on sérieusement penser, par exemple que nos voix dit
« très chrétiennes » débordait
de l'amour de leur prochain de déclencher des guerres pour
de simples questions de prestige héritage ? Quoi tondre le
reste de la dignité de l'homme était pris en compte
entend pratiquer la torture, non seulement sur les condamnés
mais aussi sur les prévenus ?
Si notre époque a besoin d'un cynisme, qu'elle s'enchante
sur la sauvagerie et la barbarie des siècles précédents
et quelle mesure les progrès effectués autant que
le travail qui lui reste à faire.
Le spectacle de la condition humaine est-il si affligeant que Dieu,
s'il existe, ne serait qu'une sorte de sadique contemplant nos malheurs
sans réagir ?
De fait, nous, créature, sommes associées aux chantiers
de la création : nous constatons chaque jour que la création
se poursuit, puisque le monde évolue, et nous contribuerons
à cette évolution grâce à nos capacités
créatrices.
Nous sommes à la fois acteurs et objet de la création.
(les religions de l'humanité Michel Malherbe)
Judaïsme
Ce Dieu, hors de portée de l'homme, est cependant partout
présent. Il est le créateur de toute chose, il mène,
selon des voies cachées qui lui sont propres, le destin de
chaque homme, celui de l'humanité et de tout l'univers.
Le judaïsme est indissociable de l'histoire qui apparaît
comme le cheminement de l'humanité sous la conduite de Dieu.
L'histoire n'est pas autre chose que la réalisation du plan
de Dieu sur la création : selon le judaïsme, l'homme
se doit de purifier le monde par ses actes pour que Dieu puisse
y demeurer.
Il suffit de transformer « purifier le monde » par «
métamorphoser un primate naturel en humaine abouti »
pour comprendre le sens de la métaphore ; purifier le monde
signifie exclure les pulsions, source de toutes violence et barrage
à l'Amour (donc au divin dans la mesure ou dieu est amour).
Islam
Le Coran reconnaît la valeur de « révélation
» de la Tôrâh et de l'évangile.
Dieu reste le mystérieux, l'inaccessible, affirmé
en ses perfections transcendantes et en son agir sur le monde
Il possède les plus beaux noms : « il est Un et unique,
le vivant, le subsistant, le réel-vérité, le
sublime, le très haut, le redoutable, Lumières et
Lumière sur lumière, le sage, le tout-puissant, le
créateur absolu et qui ne cesse de créer, le dissemblable
de tout le créé, l'audiant, le clairvoyance, l'Omiscient,
le témoin, le donateur, le bienfaiteur, le répondant,
le protecteur, le généreux, le miséricordieux,
le pardonneur et qui ne cesse d'absoudre, le compatissant, le bienveillant,
le meilleur des juges ...
La méfiance musulmane à l'égard du christianisme
ne vient pas d'une étude directe des mystères chrétiens
qui seraient refusés. Elle vient d'un souci jaloux de défendre
la transcendance de l'unité divine.
« Ne dites point trois ( ... ) Dieu n'est que divinité
unique » et « impies ce qui ont dit : Dieu est le troisième
d'une triade » ou bien encore « à dieu ne plaise
d'avoir un enfant » et encore : « O Jesus fils de Marie
est-ce toi qui as dit aux hommes : prenez-nous, moi et ma mère,
comme divinité en dessous de Dieu ? » (Louis gardet
connaitre l'islam)
Remarquable au contraire et la piété musulmane, à
base de texte coranique, à l'égard des jésus
et de sa mère.
Mais le rôle du « fils de Marie » est celui de
tout prophète venu transmettre aux hommes l'avertissement
divin.
Dieu, ne serait-ce pas le pouvoir auto cinétique
? c'est-à-dire l'objet capable de se mouvoir sans impulsion
extérieure ? Et la seule chose capable de cela ne serait-ce
pas le quarks ?
L'infini : l'être conscient vit avec l'intuition
irréductible et ineffaçable du continu illimité,
pourtant il semble impossible en tant, qu'être limité
d'imaginer cet infini illimité.
La métaphysique est le mode de pensée
intermédiaire entre le théologique et le positif,
(entre la religion et la science en somme) soutien Auguste Comte,
et il ajoute : « la métaphysique n'a d'existence
et de valeur qu'en tant que critique du 1er au profit du second
». Il me semble qu'il se trompe de sens, ce n'est pas la science,
le positif qui est la fin dernière de l'humanité,
mais l'expérience spirituelle, ce n'est pas la définition,
ou l'explication mathématique du Bonheur que l'humanité
espère mais de faire l'expérience du Bonheur. Aujourd'hui,
il serait donc plus logique de penser que la métaphysique,
est effectivement l'intermédiaire entre le théologique
et le positif, mais elle est tournée dans le sens inverse
de ce que pretend Auguste Comte, c'est-à-dire que la métaphysique
utilise les avancées de la science, pour confirmer le religieux.
hindouisme judaïsme : Si l'existence précède
l'essence, c’est dieu incarné qui est à l'origine
de tout.
Si l'essence précède l'existence, c'est l'amour absolu en tant qu'essence qui est à l'origine de tout.
Nous avons donc d’un côté le point de vue des
religions monothéistes (Dieu à l'image de l'homme),
de l'autre le point de vue des spiritualités asiatiques (la
puissance créatrice, le vide à l'origine de tout).
Mais en réalité les 2 points de vue convergent, il
suffit de regarder les points d'accord plutôt que les points
de désaccord.
Nihilisme transcendance : L'invasion du transcendant
dans la philosophie (Bréhier) n'est pas le signe d'une crise
de civilisation qui laisse homme solitaire, s'interrogeant sur ses
valeurs, mais le signe de la fin de la reconnaissance du terrain
nihiliste. Tous les points de la pensée matérialiste
« matérialisme freudisme ... ayant été
parcouru, l'esprit humain se retrouve devant sa question fondamentale
enrichie de l'apport nihiliste.
PENSEURS
Penseurs myopes et penseurs hypermétropes
: Les motivations personnelles ou d'un groupe sont souvent l'objet
d'études, mais la motivation unitaire de l'humanité,
sa téléologie, est totalement délaissée
par la pensée contemporaine qui me semble beaucoup trop analytique
ou théseuse (et il semblerait que ce soit une défaillance
universitaire)
EVOLUTION
L'évolution de l'humanité inclut
également la transformation progressive d'un individu conditionné
pour la reproduction en un humain éduqué pour les
grands sentiments.
Tout semble converger vers la fin de la reproduction classique :
l'apparition de la fécondation artificielle / la diminution
de la tolerabilité de la souffrance / la capacité
de clonage / le dénudage progressif des corps qui dirige
progressivement le regard porté sur ces corps vers l'esthétisation
plutot que vers le désir / l'affaiblissement du sperme /
les rapports homme femme qui tendent vers l'unité ...
L'attitude forcené du monde industrialisé refusant
d'assainir ou de réformer son systême hyper-polluant
(au moins à la vitesse qu'il pollue) aura pour conséquence
de dépasser la ligne jaune, point décisif derriere
lequel 2 seules options resteront :
- la fuite sourde en avant avec extinction de l'espèce
- une gestion universelle de la planête et des attitudes
individuelles et collectives par des organes universels et réellement
independants ( ONUsain ect)
PHILOSOPHIE
Liberté : L'engagement est la liberté
même dit Sartre, il semble qu'il soit nécessaire
de croire à la réalité de l'engagement personnel,
bien qu'en réalité nous sommes l’instrument
de cette puissance qui nous engage.
Existentialisme, sagesse, liberté
Pour certains existentialistes, nous devons choisir entre la sagesse
et la liberté.
La liberté qui est là, écarte la sagesse qui
n'est pas là.
Dans un sens, ces penseurs ont raison dans la mesure ou pour élaborer
notre monde nous avons encore aujourd’hui, besoin d’énergie,
de témérité, de désirs, de pulsions,
d’impulsivité, bien plus que de quiétude, de
sagesse, de sérénité. La « carotte »
de la liberté est bien plus facile et attrayante a poursuivre
que celle de la sagesse.
Dans tous les cas, le philosophe a-politique, doit plutôt
essayer de comprendre les demandes réelles de l'humanité
plutôt que désirer les modifier à sa convenance
pour paraphraser Spinoza, et visiblement la quête actuelle
de l'humanité n'est pas la sagesse, mais la liberté.
Il est donc naturel de penser que c'est la bonne façon de
conduire humanité puisque c'est celle-ci qui en réalité
est employée.
Par contre, sachant que le leurre de la liberté conduit
irrépressiblement les hommes a élaborer l'humanité
dans le sens de la sagesse et de la béatitude, (béatitude
qui est la seule façon de devenir réellement libre),
nous avons tout de même le droit c'est qu'il serait donc plus
sage (si cela était possible) de viser la liberté
en comprenant que le but de l'humanité c'est la sagesse ;
c'est-à-dire de construire l'humanité consciemment.
La personne : la personne est une
notion que l'humanité devra dépasser comme l'explique
Spinoza, et ce n'est pas dans le but de ramener l'homme à
l'état originel (au sens darwinien), mais au contraire pour
faire tomber toute l'animalité qui limite sa
plenitude.
SOCIETE-POLITIQUE
Vache folle : Lorsqu'un animal sociable se retrouve
confiner dans un endroit restreint, il développe des maladies
physiques et psychiques. Troubles, tics à l'appui.
C'est en imitant ses parents que l'animal sociable devient adulte.
L'occident : Sitôt que j'ai eut acquis
quelques notions générales touchant la physique, ( ... .),
j'ai cru que je ne pouvais les tenir cacher sans pécher grandement
contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est
en nous, le bien général de tous les hommes, Descartes
Voila bien le principe qui devrait servir de base à l'occident
dans son rapport avec le monde, non seulement c'est un péché
au sens moral du terme, de thésauriser les privileges, les
connaissances, le progrès, non seulement c'est un crime d'éxporter
sciemment nos erreurs, nos pollutions, nos rebus, mais c'est un
mauvais calcul. En effet, en adoptant l'attitude du dominan, l'occident
oblige le reste du monde à se concevoir comme prétendants
à la domination, alors que si nous adoptions l'attitude du
partaire, nous ferions d'autrui des partenaires (rompant enfin avec
le cycle ancestral des empires dominateurs)
Elitisme cela a toujours été mais
il semblerait que depuis quelques dizaines d'années, la grande
partie de l'élite ne se hisse plus en haut grâce
à ses compétences, mais grâce à ses appuis.
l'homme n'obtient plus des postes parce qu'il est le meilleur mais
parce qu'il a du piston, et cela appauvrie progressivement la sphère
de la créativité. Le cinéma, le journalisme,
la critique et la pensée médiatisée en sont
les premières victimes.
D'autre part, les idées venues de la base, le talent populaire
, aujourd'hui ne semble plus remonter jusqu'au sommet. Et cela pour
deux raisons :
- la première c'est que lorsque le peuple envoie ses idées
en direction de l'élite, la plupart du temps cette élite,
au lieu d'attirer vers elle le créateur et l'idée,
pille l'idée, en retire tous les dividendes et les honneurs
et ne daigne même pas envoyer un signe vers le créateur.
Ce faisant ils découragent le peuple d'envoyer leur créations
et leurs imaginations.
- La seconde c'est que l'élitisme formant une sorte de
caste extrêmement compacte et hermétique, bloque
l'entrée des créateurs populaires, ceux qui ne sont
pas de leur monde, c'est valable chez les philosophes,
les scientifiques, les chercheurs, les artistes, les journalistes,
...
Camera de surveillance. Il semble évident
au vue de l'orientation prise par le progrés depuis une cinquantaine
d'années, que l'humanité, a plus ou moins long terme,
se dirige vers une surveillance totale de tous les individus. Que
ce soit par satellite ou par télésurveillance, l'ensemble
des agissements humains sera un jour, entièrnement suivi.
A ce moment là, tout abus d'autrui sera repéré
et sanctionné. Cela signe à terme, l'anéantissement
de la capacité humaine à s'affirmer aux dépens
de ses congénères.
Parallèlement, l'humanité développe constamment,
des systèmes de protection pour empêcher les dominants
d'abuser de leurs positions en plongeant l'humanité dans
un sordide systême totalitaire à la big brothers (lois
anti esclavage, lois anti trust, montée des contre pouvoirs,
altermondialisme ...) .
Même si, pendant un temps, les hommes chercherons de nouveaux
moyen de s'affranchir ou de contourner cette pression pour abuser
leur semblables, l'homme à terme rentrera dans le rang (comme
il le fait après un certain temps de contrainte exit la ceinture
automobile).
Même si en 2003, un monde sans abus et sans violence, parrait
morne et insupportable, nul doute que le futur aura appris a utiliser
d'une autre façon, le temps que nous passons encore aujourd'hui
à résoudre ou a développer des conflits.
Il me semble qu'il y à là, une preuve suplementaire
de notre évolution vers la paix universelle et le respect
absolu d'autrui.
La reproduction. Si l'humanité se dirige
vers un temps ou l'homme pourra faire l'expérience de la
béatitude du nirvana, sans aucune difficulté.
Si cet état de bonheur continu est supérieur
au plaisir ponctuel que procure les relations séxuelles (même
si c'est difficile à imaginer pour quelqu'un qui n'a pas
fait d'expérience béate)
Alors nous pouvons comprendre pourquoi l'humanité renconte
comme c'est le cas aujourd'hui, le clonage, nouveau mode de reproduction
s'affranchissant de la sexualité.
MONDIALISATION
La raison et l'universalisation
La raison est, comme le disait un Bossuet et un Malebranche,
ami de l'ordre, c'est-à-dire, comme le montre admirablement
Descartes dans la deuxième partie du discours de la méthode,
de l'unité
Nous comprenons en unifiant et en unissant.
Des syllabes multiples ne prennent un sens qu'en formant
un mot ; des mots multiples, qu'en formant une phrase ; des phrases
multiples, qu'en formant un texte dans un contexte.
Des sons multiples, non unifiés en symphonie, font une cacophonie
incompréhensible.
Des partis politiques multiples ne se comprennent que comme partis
complémentaires dans un ordre de la cité ; et des
cités multiples juxtaposés sont un désordre
international, qui ne cédera qu'à la condition qu'elles
s'unissent en une communauté humaine.(Bernard Piettre)
Et il en va de même de la mondialisation ; Des pays multiples
juxtaposés sont un désordre international qui ne cédera
qu'à la condition de s'unir en communauté humaine
(c'est à dire de se soumettre à l'autorité
de l'ONU) donc de s'universaliser.
EDUCATION
les parents ont la charge d'éduquer les enfants, mais l'état
à la charge d'éduquer les futurs parents.
Sans parents aptes il n'y a pas d'éducation possible. L'état
a donc la responsabilité de considérer l'école
comme sa priorité. Responsabilité de donner la chance
à chacun de s'y épanouir. D'apprendre les règles
de la vie en commun. De développer sa personnalités
et ses capacités individuelles en tenant toujours compte
du fait que l’intérêt personnel doit s'inclure
dans l'intérêt collectif et non pas l'inverse. De développer
chez l'individu le sens critique, le goût des valeurs d'égalité,
de fraternité, de liberté et de justice, afin qu'il
devienne un acteur vigilant et responsable, objectifs et critiques
envers les dérives de ses représentants, et dans l'intérêt
de la société.
MARCHE, LIBERALISME, MEDIAS
Le marché : Si l'économie de marché
n'a pour ressort que la dynamique de l'échange, la seule
obligation qu'on doit lui imposer c'est de l'assainir completement,
faire en sorte que ces échanges soient justes, honnêtes,
et loyaux envers l'ensemble des acteurs de cette économie
(producteur, éleveurs etc) et à l'echelle du monde.
Ce n'est absolument pas le cas actuellement.
Marché, valeurs, morale Le monde occidental
contemporain laisse au marché le soin de former les valeurs
et par là, la morale universelle. Et c'est ainsi que l'on
retrouve au sommet des motivations idéales de l'agir, les
notions pulsionnelles du commerce (basé sur la competition
et le désir). Seulement lorsque la morale redevient un
langage figuré des passions (Nietzsche) elle pert
tout son sens.
La morale est avant tout une exigence, un devoir, une obligation.
Si le marché mondial impose progressivement une sorte de
morale naturelle en ramenant les valeurs humaines à
la réalité empirique de ses goûts et de ses
desirs, il réduit alors l'impératif moral - ce qui
doit être - à l'indicatif biologique de nos tendances
telles qu'elles existent encore et dont nous devons peu à
peu nous détacher.
En dévaluant la morale humaine qui interdit tout abus et
utilisation d'autrui contraire aux droits de l'homme, le marché
ramène la personne (être moral), au rang de l'animal
biologique, par nature a-moral. La morale d'universelle redevient
individualiste fais ce que je te dis mais ne fais
pas ce que je fais pourrait dire le dominant chimpanzé
alors que la morale humaine, comme le souligne Kant, doit pouvoir
être érigées en règles universelles.
Marché et nature. L'occident surestime
sa position sur l'échelle animal/humain, et surestime également
les capacités psychiques du marché. Certe l'industrie
et le commerce sont terriblement intelligents, c'est à dire
bien adaptés au monde physique et ils le construisent, mais
toutes les capacités chaudes de leur esprit (conscience,
amour d'autrui, vision à long terme, fraternité, sentiment
d'égalité, goût du partage ... ) sont anéanties
par la compétition acharnée qu'ils doivent se livrer.
Le néo libéralisme est à l'image de la nature
; lors des combats entre dominants, les individus doivent éteindre
l'ensemble de leurs capacités amicales et respectueuses.
Le libéralisme est en train de transformer progressivement
ce monde en un vaste champ de combat permanent. Les uns
pour s'imposer dans le concert des dominants (c'est le marché)
les autres pour leur survie (c'est le peuple). En multipliant les
combats, le systême utralibéral oblige la majeure partie
de l'humanité à réfréner sa sensibilité
et sa capacité d'aimer. Quand a ceux qui ne peuvent pas vivre
dans un monde aussi violent et tendu (les sensibles), ils doivent
s'en exclure par l'isolement, la drogue, l'alcool, la dépression,
l'obésité , le suicide ...
L'état d'esprit normal d'un marché soumis a une compétition
déréglée, tend irréppressiblement à
s'affirmer aux dépens d'autrui, à le manipuler pour
arriver à ses fins, et à négliger sa présence
lorsqu'il peut le faire.
Cette attitude a-morale est quelques fois sanctionnée lorsqu'elle
dépasse le seuil de tolérance, mais depuis 20 ans
les contres-pouvoir chargé de maitriser leur débordement
: médias, justice et politique, ne font pas leur boulot (d'ou
le retour aux obscénités aristocratiques).
Moins les médias critiques le marché, plus ils renforcent
la puissance des réseaux d'amitié, les collusions
douteuses, les dérives monarchiques et autres dérapages
et plus ils affaiblissement son esprit de responsabilité.
Mêmes certains responsables sérieux des entreprises
demandent un contrôle plus ferme sur eux-mêmes, la justice
n'en a pas les moyens et les médias ne le font pas.
Le moindre laisser aller critique à l'égard du marché,
se solde par un nombre infini de régressions, de violences
et d'obscénités de ce type ;
- Achat d'organe des êtres vivants par des riches
- Prostitution systématique du monde pauvre.
- Thésaurisation de l'ensemble des richesses.
- Débordement systematique des lois par les puissants.
- Perversion de toutes les démocraties naissantes
- Affrontement des interets étrangers dans les pays pauvres,
pour en controler les richesses (résultat : multiplication
des guerres, souffrances perpétuelles des populations civiles,
création de nouvelles cadtes de guerriers etc).
- Conflits permanents mettant en jeux des millions d'individus
pour des intérêts personnels ou claniques
La responsabilité majeure de ce glissement, se trouve du
coté des médias occidentaux, soit disant libre, qui
avaient en charge d'empêcher toutes les obscénités
du marché en les révélant avec force.
Il est peut être temps de réformer le mental des puissants
autrement que par le sacrifice humain comme ce fut le cas dans la
haute antiquité, en utilisant simplement les vrais principes
démocratiques que nous avons choisit pour évoluer,
car la souveraineté du peuple signifie avant tout que les
dominants doivent se conformer a la morale et à l'état
d'esprit de la majorité par essence plus paisible, moins
compétitive, et comme nous savons que le dominant est par
nature sourd au changement (puisque cela inclus qu'ils perde des
privilèges) il est normal de durcir l'application (çà
suffirait) des lois à leur encontre (la justice aujourd'hui
protège les puissants), et en les ouvrant aux conduites morales
et humaines. Si l'occident ne sanctionne pas suffisamment son élite
transgressante qui est pourtant l'image de la société,
il est ensuite normal que le peuple transgresse dans la mesure ou
les médias ne cesse de montrer comme exemple de réussite
ces dominants et leur valeurs (pouvoir domination, luxe richesse
etc)
Pour rompre avec ses pulsions naturelles, l'humanité inconsciente
oscille en permanence entre l'autorité et la liberté,
entre l'état policier et la dictature de l'individu. Le bilan
libéral confirme que la liberté offerte à l'homme
encore largement soumis à ses pulsions abusantes, nous ramène
instinctivement vers les lois de la jungle (un groupe dominant thésaurise
les privilèges). Quand à l'état policier, il
nous conduit directement à la dictature, alors, si les puissants
libéraux, sourds au changement, réclament un état
policier (en s'aidant des réclamations populaires, utilisées
sans les traduire), alors nous arrivons à une dictature aristocratique
(et c'est l'état dans lequel arrive l'occident) qui usurpe
le terme de démocratie comme les grecs le faisaient.
La troisième voix n'a semble-t-il encore jamais été
exploité, il s'agit de la voie de la conscience. En somme
nous devons prendre conscience de l'état réel du psychisme
humain. Une infime minorité assujettie à ses instincts
égoïstes et brutaux nécessite une autorité
directe et un soin psychologique intensif, la grande majorité
humaine à simplement besoin d'une éducation appropriée,
d'un média révélant les véritables valeurs
humaines (égalité universalité, fraternité)
et d'une idéologie respectueuse et à visage humain.
LE MAL
L'impression d'absurdités qui nous tourmente parfois vient
du spectacle du mal autour de nous et en nous. Voir mourir un enfant,
un être aimé ; voir souffrir ; voir torturer ; tout
cela fait mal. Louis Millet la métaphysique
Mais nous ne pouvons nous arrêter la .
Le mal a un sens, et nous devons dépasser son caractère
inacceptable, et scandaleux, nous devons comprendre son paradoxe
pour débarrasser le verrou qu’il maintient entre nous
et compréhension du monde.
Le mal est en même temps nécessaire et il est nécessaire
de le juger inacceptable.
Nous n'avons pas à garder le silence devant lui.
Même après avoir compris son caractère inévitable
dans la transformation d’un singe en humaine abouti, même
lorsque nous avons saisi que nos actes sont déterminés,
nous devons obéir à cette puissance inscrite en nous
depuis notre tendre enfance et refuser d’accepter toute injustice,
tout mauvais traitements d'autrui, tout ce que nous appelons le
mal.
c'est une des conditions essentielles à notre évolution.
LA TECHNIQUE
Après la lecture de la philosophie les techniques Jean-Marie
Auzias
À l'époque de l'antiquité archaïque,
l'homme se sent impuissant devant la nature. Elle l'étonne
il en a peur, ses outils sont trop rudimentaires pour la maîtriser,
ses mythes sont très puissants et l'empêchent de tout
expérimenter (par exemple, il n'ose pas descendre sous terre,
royaume des dieux, pour extraire les richesses, il se contente d'utiliser
celles qui effleurent à la surface comme le bitume )
Jusqu'au médiéval la fabrication humaine est encore
le reflet de la fabrication divine
Mais déjà à partir d'Aristote, l'homme commence
à prendre conscience qu'il peut maîtriser son environnement.
Il n'est plus étonné par celui-ci mais émerveillé.
Il se détache progressivement des mythes et prend plus d'assurance
(les mines,)
Son esprit jusqu'alors soumis à son monde, s'en libère
et peut penser avec Descartes que l'homme doit se rendre maître
de la nature (également l'idée de l'homme machine)
Du XVIe XVIIIe siècle c'est l'apothéose de la technique,
l'ouvrier libre devient un salarié.
Tout s'accélère c'est l'exaltation du machinisme et
le début du capitalisme
O n ne perçoit pas une voix dans le XVIIe siècle
pour s'élever contre tous ces progrès .
Nous voyons également apparaître la naissance de la
critique, la remise en question des instruments de la technique.
La religion est écartée du commerce : l'établissement
des prix est discuté uniquement en termes de prix de revient
et de profit sans aucune des références familières
des théologiens et moralistes au juste prix, aux besoins
personnels du marchand et à son train de vie habituelle.(Natalie
Zemon)
L'horlogerie marque le triomphe décisif de la pensée
mécanique. Si la manufacture tarde à monté
dans la conscience classique, l'horloge au contraire marque un net
avantage.
si le XVIIIe siècle a encensé la technique, le mécanisme
comme un jouet nouveau, le XIXe siècle à une réaction
d'exécration.
Les machines montrent leur travers, le charbon obscurci le ciel,
les ouvriers sont mal traités.
les révoltes ouvrières.
L'aliénation des ouvriers et de moins en moins bien supporté,
elles conduiront à la révolution contre le capitalisme.
Dans la première moitié du XXe siècle, le
cinéma et la littérature occidentale pense qu'il faut
tourner le dos à aux machines
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale le progrès semble
accepter,
Que pouvons-nous retirer de Ce résumé schématique
des techniques ?
Une évidence s'impose à nos yeux.
l'humanité évolue dans un environnement d'évolution
technique.
Depuis les premiers ustensiles en silex jusqu'aux machines autonomes
actuelles nous ne pouvons nier qu'il y a progrès.
Chaque nouvelle invention est accaparée par les dominants
qui les utilisent à des fins personnelles et égoïstes
sans tenir compte de l'humain.
Chaque nouvelle invention arrive sur le marché de l'humanité
avec son lot d'utopies.
Et comme elles finissent invariablement dans les mains de quelques-uns
qui les utilisent pour s'affirmer au détriment des autres,
les progrès techniques conduisent irrémédiablement
à une révolution intellectuelle ou physique.
Le monde est encore largement inconscient, l'activité humaine
obéit plus aux pulsions qu'à la conscience.
Les dominants incapables de se poser eux-mêmes des limites,
abusent de plus en plus des dominés jusqu'à un certain
seuil de rupture.
Et c'est la révolution.
les dominants motivés par le goût du profit et de
la thésaurisation des privilèges, d'un coté
cela accélère le progrès, et de l'autre cela
développe les injustices jusqu'à un seuil intolérable,
qui oblige les dominés à se révolter (l'homme
aliéné du XIXe siècle deviendra socialiste).
Ces révoltes permettent de hisser progressivement l''égalité
dans l'humanité.
Ce mécanisme sauvage, a permis en quelques millenaires
de passer du statut d'esclave a celui d'ouvrier que nous commaissons
aujourd'hui dans le monde industrialisé.
En ce sens nous pouvons dire que Helvétius à raison
dans sa constatation lorsqu'il dit que le pouvoir est la plus forte
tendance de l'homme et la plus respectable, dans la mesure où
elle lui permet de se dépasser continuellement.
Nous devons tout de même pouvoir dépasser ce mécanisme
inconscient et violents. Il est à espérer que l'homme
parvienne rapidement à un nouvel étage de conscience,
qu'il change de lui-même son comportement afin de créer
du progrès et de l'égalité sans être
obligé de passer par l'abus la violence et la révolution.

Ortega y Gasset
Ortega reconnaît que la technique a pour but la vie, il
souligne qu'elle implique la reprise permanente d'un choix de ne
pas mourir « parce que l'homme décide de façon
autonome (autocratique) de vivre » sur ce choix essentiel,
la technique est « la réforme que l'homme impose la
nature, en vue de la satisfaction de ses besoins. « La technique
est le contraire de l'adaptation du sujet au milieu, elle est l'adaptation
du milieu au sujet »
si bien que pour Ortega la technique devient constitutive de l'homme
: « un homme sans technique c'est-à-dire sans réaction
contre le milieu n'est pas un homme. »
Et que veut cette adaptation du milieu au sujet ? pas seulement
le nécessaire mais également le superflu celui du
bien-être.
Est à dire que par l'économie de l'effort à
quoi elle tend, la technique prépare à des lendemains
sans effort ?
Si nous nous en préférons à la théorie
développée par la la mécanique universelle
nous pouvons répondre oui. Les lendemains sans effort étant
la béatitude.

Bergson
D'après Bergson la machine à une tendance vers
le progrès. Cependant dit-il la pensée retarde sur
la technique .
Est en effet, la technique précède la pensée
ce qui la rend parfois dangereuse, et si la pensée retarde
c'est simplement parce qu'elle est précédée
par les pulsions. Par exemple : l'homme fait une invention. Mais
au lieu de lui accorder le temps nécessaire de réflexion
pour en analyser toutes les possibilités négatives
comme le fait par exemple l'industrie spatiale (parce qu'elle ne
dépendait pas des exigences du marché, mais de celles
du politique qui devait atteindre la perfection, pour développer
son image de marque dans le monde), dit pas vouloir tout de suite
à rentabiliser, la répandre, et il en analysera les
effets néfastes au fur et à mesure de l'application.
(c'est ce qui s'est passé avec les colorants alimentaires,
avec la vache folle, avec l'automobile ... )
L'objet technique est engendré par un processus de concrétisation
qui le fait passer de l'abstrait au concret. Dans la genèse,
l'objet technique se modifie donc en se créant.
L'objet technique trouve, en fonctionnant, des obstacles.
Exemple : la lampe à diode présenter quelques phénomènes
aberrants. On les résout en ajoutant des grilles qui font
apparaître des phénomènes plus intéressants
et suppriment les phénomènes parasitaires. Les lois
scientifiques y fonctionnent pleinement.
Au début, l'objet technique est un système non saturé.
En se saturant, l'objet devient naturel et vit dans un système
fermé de causes et d'effets. La philosophie et les techniques
Jean-Marie Auzias (d’apres M. Simondon)
Nous pouvons comprendre le parcours de l'humanité en substituant
seulement dans cette démonstration, le terme de technique
par celui d'humanité.
L’ humanité est engendrée par
un processus de concrétisation qui la fait passer de l'abstrait
au concret. Dans la genèse l'humanité se
modifie donc en se créant.
l'humanité trouve, en fonctionnant, des obstacles.
Exemple : l'évolution de l'humanité présente
quelques phénomènes aberrants. On les résout
en ajoutant des éléments qui font apparaître
des phénomènes plus intéressants et suppriment
les phénomènes parasitaires. Les lois scientifiques
y fonctionnent pleinement.
Au début, chaque grande étape de l'évolution
humaine est un système non saturé. En se saturant,
elle devient naturelle et vit dans un système fermé
de causes et d'effets.

S'il est exact que l'homme ? comme le pense Spengler et Heidegger
est souci (ce souci étant un des moteurs de son action),
cela n’est valable que pour l'homme constructeur car l’humain
abouti venant dans un temps ou tous les soucis auront été
résolus justement par le constructeur, n'aura plus qu'à
vivre dans la quiétude.
L'effort philosophique se trouve avoir une tâche
unique à accomplir celle de la recherche de l'unité
entre les modes techniques et les modes de non technique de la pensée.
Pour M. Simondon, la pensée philosophique doit construire
la synthèse entre religion et technicité.
Et c'est bien de cela qu'il s'agit. La technicité fait partie
des éléments de l'évolution, elle a pour but
de libérer l'homme de l'activité qu'il doit dépenser
pour sa survie, et de mettre celle-ci au service de son épanouissement
spirituel.
La pensée technique dégage l'objet technique de la
notion de travail. C'est le travail lui-même qui est source
d'aliénation.
Comme le dit Georges Friedmann le milieu technique
parce qu'il est artificiel, donne et doit donner une culture qui,
à la limite, doit procurer épanouissement et joie
(et lorsque nous donnons aux terme joie la signification
que lui donne Spinoza, nous pouvons dire que l'évolution
technique dirige humanité vers la béatitude)
Et la libération du temps de travail par le
machinisme, n'a pas pour but de débloqués pour l'homme
du temps de loisirs, mais du temps de béatitude et d'extase,
ce qui n'a rien à voir.
NIETZSCHE
Je vous enseigne le surhumain ecrit Nietzsche
dans le Zaratoustra,
L'homme est quelque chose qui doit être surmonté.
Qu'avez-vous fait pour le surmonter ?
Tous les êtres jusqu'à présent ont créer
quelque chose au-dessus d'eux
Et vous voulez être le reflux de ce grand flot ?
Et plutôt retourner à la bête que de surmonter
l'homme ?
L'homme est deja celui qui s'est créer lui-même
en surmontant partiellement la bête, mais l'homme c'est aussi
celui qui travaille à élaborer peu à peu celui
qui doit lui succeder, c'est à dire ce surhumain
que nous appelons ici, l'humain accompli.
Qui est-il donc ce futur surhumain à venir ?
Selon la mecaniqueuniverselle, il s'agit de l'humain accompli
à venir, il correspond justement à ce que Nietzsche
semble parfois redouter ... .
Il est cet être juste, sensible, bon et spirituel,
saint et béat, ayant transcendé, et ses peurs et son
bas, et tous ses antagonnismes.
L'aristocrate guerrier, le héros dont Nietzsche vante les
mérites (mais il me semble qu'il y a une fausse interprétation
de ses métaphores), n'est que le pont entre l'animal et le
sur-humain, il n'est pas notre avenir mais notre origine.
Il fait partie de nos mythes fondateurs tel Ulysse et son odyssée,
sans pitié, vengeur, autocrate, rusés et violent,
impitoyable avec les prétendants, en perpétuel qui
vive et vivant dans un monde entouré d'ennemis.
Celui que Nietzsche aime, c'est ; celui qui veut créer
plus haut que lui-même et qui périt ainsi c'est
le solitaire réformateur, créateur de valeurs nouvelles,
conscient de travailler pour ce sur-humain à venir et victime
de l'incompréhension et de la violence populaire inhérente
à tout créateur de valeurs nouvelles.
Les choses depuis Nietzsche se sont bien atténuées.
La conscience humaine, la sensibilité, la démocratie,
l'amour d'autrui, la législation, la justice, sont passés
par là, les héros ont changé de figures, et
la vengeance, par exemple, même celle des rois est puni par
la lois et sur la plupart du globe, ce qui au temps d'Ulysse, n'etait
pas encore le cas.
La question est donc de savoir que sera ce surhumain.
Selon la théorie de la mécaniqueuniverselle, ce sur-homme
attendu ou à venir, correspond justement à ce que
Nietzsche redoute, et désespère devoir venir ... .un
être sensible et spirituel, saint et béat.
L'aristocrate guerrier dont Nietzsche espère le retour ,
n'est pas notre avenir mais notre passé.
Il fait partie de nos mythes fondateurs. C'est Ulysse et son odyssée,
un heros sans pitié, vengeur, autocrate, rusés et
violent, impitoyable avec les prétendants, en perpétuel
qui vive et vivant dans un monde entouré d'ennemis.
Depuis, la conscience humaine, la sensibilité, la démocratie,
l'amour d'autrui, la législation, la justice, sont passés
par là et la vengeance, par exemple, est puni par la loi.
La vieille et la jeune femme
L'homme doit être élevé pour la guerre
et la femme pour le délassement du guerrier. Ainsi parlait
Zarathustra.
Nietzsche a partiellement raison, il suffit de rajouter que la
femme doit également être élevée pour
la guerre et l'homme pour le délassement de la guerrière.
Et déclaré pour finir que la guerre dont il est question
ici, est métaphorique, il s'agit de l'activité humaine
créatrice d'humanité, les guerriers et guerrières
modernes oeuvrent pour le bien, pour le progrès de l'humanité
et pour la paix de celle-ci.
Ainsi le délassement mutuel est la récompense de
l'homme constructeur, s'y adonner est une belle et bonne
chose.
Henry GUILLEMIN : DIEU
Voila une splendide démarche de la preuve de ce que nous
appelons dieu. Elle est issu d'extraits epars pris sur un enregistrement
sonore d'Henry Guillemin intitulé Dieu, un Mythe qui
s'éteint ?
L'esprit échappe à la dimension
l'esprit n'est pas justiciable du système métriques
(Jaurès)
on ne peut employer un vocabulaire spatial, un vocabulaire de dimension
à l'égard de l'esprit, on peut l'employé à
l'égard du corps mais pas de l'esprit.
Tout dépend du hasard et de la nécessité
dit Jacques Monod.
Mais le mot hasard semble être un nouveau bouche-trou.
Lorsque nous sommes en présence d'un phénomène
inexplicable au lieu de dire Dieu on dira hasard
j'appele hasard ce qui n'est pas encore susceptible d'explication.
Tout se passe comme si les cellules savaient ce qu'elles avaient
à faire, c'est la téléonomie, la loi de la
fin Jacques Monod
Il y a un programme dans le mouvement des cellules et je ne
conçois guère de programme sans programmateur Alfred
Kaestler.
Oparine : tout semble se passer comme si une intelligence organisatrice
était à l'oeuvre et comme si les cellules savaient
presque spontanément ce qu'elles ont à faire.
pour Oparine et Haldane il faut sortir du cercle vicieux qui dit
que seule la vie peut produire la vie.
les savants sont obligés de reconnaître qu'il y a un
ordonnancement prévu dans l'évolution de la vie comme
si une intelligence organisatrice était à l'oeuvre.
L'évolution est une loi reconnue
Tous les savants sont d'accord pour reconnaître qu'il y a
un mouvement précis, à savoir que cette évolution
va dans une complexité croissante et dans un psychisme croissant.
Plus l'évolution avance, plus la part de l'esprit est grande
dans l'évolution humaine.
Claude Bernard l'évolution répond à une
idée directrice.
Donc l'évolution est orientée, donc il ne s'agit pas
simplement d'une poussée de l'intérieur mais d'un
appel de l'extérieur, comme si l'évolution était
aimantée.
Pour les penseurs matérialistes il n'y a d'existence
que dans la matière et l'esprit ne serait qu'un épiphénomène
fabriqué par le cerveau.
Mais qu'est-ce que ça veut dire matière ?
Pour Jaurès la matière est une suprême
inconnu.
Si pour Épicure et Lucrèce la matière était
représentée comme des espèces d'atomes minuscules
mais néanmoins pondérables, elle n'a plus aujourd'hui
la valeur qu'en donnaient les atomistes.
Entre la pensée épicurienne de la matière
et la pensée contemporaine de la matière il y a un
abîme, car peu à peu les savants se sont aperçus
que cette matiere était perpétuellement sécable,
on en arrive alors à une espèce de définition
de la matière qui n'est presque plus temporelle ni concrète
comme si la matière se réduisait à une énergie
à une vibration.
Lénine lui-même dans un livre de 1908 en arrive
à cette conclusion : la matière pense !
ce qui signifie que des les premières apparitions de la vie,
dans les premiers battements de cellules dans la soupe primitive
il y avait déjà une espèce de présence
occulte, latente, mystérieuse et concrète de la pensée
; disons la matière c'est la virtualité de l'esprit.
S i donc nous admettons cela, nous devons également admettre
qu'à l'intérieur de la matière il y a quelque
chose comme une immanence de l'esprit
Jaurès disait : j'ai bien le droit d'appeler Dieu le X, la
chose mystérieuse qui fait qu'à l'intérieur
de la matière il y a déjà une virtualité
d'esprit et j'ai aussi le droit d'appeler Dieu ce point mystérieux
vers lequel se dirige l'évolution et que Teilhard de Chardin
appellera le point oméga.
Il y a dans l'évolution non seulement une poussée
de l'intérieur mais un appel de l'ultérieur.
Jaurès / l'évolution est une démonstration
expérimentale de Dieu
Pierre Chaunu / l'évolution c'est un cadeau que la science
assez à la foi.
Lorsqu'on utilise la théorie de l'évolution on
rencontre à un certain moment, l'idée d'une intelligence
organisatrice au centre de la matière.
Pour Jaurès la connaissance scientifique c'est à dire
la connaissance chiffrable, n'est pas la seule voie de connaissances
qui existe.
François Jacob / la poésie et la musique disent des
choses extrêmement profondes mais parfaitement intraduisibles
en langage scientifique.
Jaurès / Il y a à l'intérieur de chacun de
nous, une réclamation fondamentale ; tout le monde à
envie de quelque chose que l'on appelle dans un langage balbutiant
; amour, solidarité, charité justice, bonté ... , cette réclamation est fondamentale chez l'homme.
Il y a au fond de nous une exigence comme un commandement ; nous
sommes incliné, nous sommes appelé, nous sommes commandé
dans une certaine direction que nous pouvons appeler morale.
Jacques Monod / Il y a au fond de moi un appel du royaume.
Marx / La religion c'est le soupir de la créature écrasée
par un monde sans âme. Il y a en nous cette espèce
de réclamation d'un absolu, mais ce |