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Fonctionnaire

La sécurité comme grandes valeurs humaines

Tati Jour de fête, le fonctionnaire joyeuxSe libérer du précaire

L'aptitude à vivre en sécurité technique, sociale et psychologique, est un des acquis fondamentaux de l'humanité. Se protéger des disettes, des famines apprendre à engranger fait parti de ses acquis. Se protéger de la violence des luttes entre dominants (par l'art politique) à se défendre de la voracité du patronat (en développant les protections sociales et les conditions de travail des ouvriers), font parti de ses conquêtes. De génération en génération, l'homme à la charge de développer cette sécurité. De l'améliorer pour ses descendants, comme nos ancêtres l'ont fait pour nous même. Dans la grande marche de l'évolution humaine, les valeurs et les protections acquises par le fonctionnariat, font office d'avant garde. Elles sont bien plus en avance et progressiste que les valeurs de la précarité dont le libéralisme vante les mérites.

Le fonctionnariat, c'est « l'offre d'une sécurité matérielle et psychologique à vie en échange d’un travail fourni et dans un rythme humain ». Il représente un haut degré de civilisation. C'est une rupture complète avec l'insécurité de la nature. L'humanité évolue progressivement dans ce sens (malgré le petit retour en arrière subit depuis quelques décennies). A l'inverse, la précarité est le symbole même de la vie naturelle. Comme dans la nature, l'homme doit vivre au jour le jour, et en danger permanent. Certains (comme la présidente du médef), préconisent l'insécurité comme moteur de l'activité humaine. Mais ceux qui la prêchent l'a vivent rarement. Ils ne l'ont jamais vécu et non pas la crainte de la vivre un jour (tout au moins pas au degré ou l’a vit le peuple).

De la différence constructrice

De la diversité.

Les violent et les doux

Les hommes ne sont pas constitués sur le même modèle. Certains sont volubiles d'autres réservés. Certains aiment le travail physique, d'autres le travail intellectuel. Certains aiment les voyages, d'autres (comme Kant) préfèrent rester chez eux. Certains sont entreprenants, d'autres préfèrent suivre. Certains aiment commander, d'autres obéir. Certains recherchent des vies agitées et pleine de risques, d'autres des existences paisibles et sans contrariété. Certains aspirent à un travail épuisant pour y dépenser leur énergie, d'autres préfèrent un travail paisible et sans stress. Cette diversité est fondamentale pour permettre à l'humanité d’évoluer et de progresser. Si tous les hommes de la terre étaient « entrepreneurs », il manquerait d'exécutants pour accomplir le travail. Si tout le monde avait une âme de chef, ce serait tout simplement le chaos. Personne ne voudrait exécuter les « basses besognes » (les plus haute pour la spiritualité) et la violence régnerait.

Toutes œuvres humaines, de la plus grande à la plus petite, De la navette spatiale à la feuille de papier, du supermarché au tableau de maître, nécessitent l'intervention de toute la diversité humaine. La moindre bâtisse à construire, exige la présence de fonctionnaires, de notaire, D'architecte, d'entrepreneur de maçonnerie, de contremaîtres, de maçons, D’électriciens, de menuisiers, d'apprentis, de fabricant de matériaux, de vendeurs de matériaux, de livreurs, donc de constructeurs automobiles, D'ingénieurs, de créatifs, de designer, d'ouvriers à la chaîne etc. etc.
Non seulement l'évolution humaine exige une solidarité de fait entre les divers caractères humains, mais cette solidarité implicite existe et s'étale sur le temps (les inventeurs du feu, de la roue, de l'acier, du papier, de la soie, du plastique ou du verre sont présents par leur œuvre dans la plupart des choses que nous faisons).

L'égalité fondamentale

Tout ce qui est nécessaire n'a pas d'échelle de valeurs

Chaque type de personnalité humaine est donc essentiel pour la bonne marche de l'humanité. Ce côté essentiel de la diversité humaine met en lumière la pertinence des valeurs d'égalité prônées par certaines religions et certaines idéologies politiques. Tous les hommes sont égaux puisqu'ils sont tous essentiels à la construction humaine. Enlevez tous les employés d'une usine, d'un supermarché, d'une société quelconque, et le moteur s'arrête immédiatement de fonctionner. Enlevez tous les responsables et la machine périclite également rapidement.

Du respect mutuel à restaurer

Autrement dit, un respect mutuel entre les diverses corporations, les diverses personnalités, les diverses positions hiérarchiques à l'oeuvre dans l'entreprise et plus généralement dans la société, devrait découler de cette prise de conscience. Et ce n'est pas le cas aujourd'hui.

Du narcissisme

L'impossible accueil de la différence

En quelques décennies, les vieux mécanismes de l'élitisme ont dégradé l'image du monde ouvrier. Ils ont tout simplement écarté du visage du peuple, le miroir de la société que devrait être la télé. Certaines corporations, se croient supérieures et demandent à être vénérées. Ces corporations se sont désintéressés des aspirations profondes du monde ouvrier.
Prisonniers de leur narcissisme, ces élites* pensent : « ce qui est bon pour nous, l'est pour l'ensemble ». Le peuple doit apprécier et tendre vers les moteurs qui nous animent. Il doit aimer l'esprit de compétition, le goût du pouvoir, du luxe, de la célébrité, de la richesse etc. Comme ils se considèrent : « entreprenants, courageux, hyperactifs, compétitifs, fonceurs, travailleurs etc. », ils veulent un monde à leur image. Ils nient tout simplement la différence entre individus et entre élite et peuple. Ils ignorent l'importance de la diversité des caractères pour l'humanité.

*à ne pas confondre avec les élites humanistes et respectueuses du peuple rarement présentes dans les médias

Certaines personnes, par leur éducation, leurs années d’études et leur enfance, supportent une grande quantité de stress. Ils parviennent à assumer une compétitivité que d'autres sont incapables d'endosser. Des êtres humains par exemple, sont parfaitement aptes à vivre des situations extrêmes et insécures (vivre dans la rue, dans un pays en guerre, en prison ou dans des zones de non-droit). D'autres n'y survivent pas. Certains (et ce sont les plus nombreux) ont besoin d'une sécurité maximum pour donner le meilleur d'eux-mêmes. D'autres au contraire (beaucoup plus rares) parviennent à s'épanouir dans l'insécurité de l'emploi.

Le respect dû au peuple

La majorité humaine, a besoin de paix et de sécurité de l'emploi.
Autrement dit, pour la majorité humaine, l'idéal se trouve dans des valeurs comme le fonctionnariat. Le problème, c'est que nous devons passer d'un fonctionnement national à un fonctionnement continental (de la France à l’Europe par exemple). Et dans ce passage, nous devons semble-t-il, démolir le fonctionnariat national. Il doit être dévalué pour faciliter la mondialisation. A mon sens, cette destruction est ponctuelle. Un fonctionnariat Européen finira par être reconstitué.

Bien entendu, certains abus du fonctionnariat doivent être résolus et l’efficacité revue. Mais il nous faudrait conserver les acquis fondamentaux de cette forme d’emploi, pour le bien-être de la majorité humaine.

L'ouvrier, l’employé, mérite le même respect, la même attention, et le même sentiment de sécurité que les élites. Dans la majorité des cas en effet, les élites vivent dans un profond sentiment de sécurité. Il doivent ce sentiment à leur salaire protecteur, à leurs relations, à leur milieu familial etc. La plupart des politiques, des industriels et journalistes influent qui militent pour l'abolition du fonctionnariat et la mise en précarité du monde ouvrier, ignorent ce qu'est la précarité. Ils n'ont jamais vécu la violence de l'avenir précaire. Non seulement leur salaire les distingue (et 1000 fois plus qu'avant) du vulgum pecum, mais ils infligent au peuple des violences qu'ils ne s'amusent pas à se prescrire.

Ce serait donc la moindre des choses, qu'en récompense du travail considérable est essentiel fourni par le peuple en toute humilité, les dominants lui offrent une sécurité. Une sécurité matérielle et psychologique à vie, comme c'était le cas dans les grandes années du fonctionnariat (les 30 glorieuses). Ce serait la moindre des choses. Ces dominants devraient travailler (puisqu'ils en ont les clefs) à augmenter le degré de sécurité matérielle, sociale et juridique sur l'ensemble de la terre. Malheureusement depuis le milieu des années 90, il font l'inverse. Ils ramènent l'Occident à des niveaux antiques d'insécurité. Ces dominants ont travaillé à ré-installer sur la tête des ouvriers, une précarité digne du XIXe siècle. Et dans le même temps, ils ont augmenter de manière scandaleuse leurs salaires et leurs patrimoines. Un patrimoine indécent les mettant à l'abri de la grande insécurité pour eux-mêmes et pour plusieurs générations de leurs descendants.

A suivre (étude non terminé)

Husserl

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colonisation, compétition, confrontation, démocratie, éducation, eschatologie

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John Locke

le libéralisme s'élabore dès la fin du XVIIe siècle en Angleterre principalement, à partir de deux sources d'inspiration : le souci d'abord de défendre la liberté de conscience religieuse contre l'autoritarisme des églises ; et d'autre part celui de limiter les abus du pouvoir monarchique. Roland Quillot la liberté.

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