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  • spiritualités

Paracelse

Alchimiste et penseur

Paracelse

Un point de vue du XIXe siècle.

Paracelse. Philippe Auréole Théophraste, BOMBAST HOHENEIM naquit a Einsiedelm (Notre-Dame des Ermites) canton de Schwyz selon quelques-uns, à Gaiss, canton d'Appenzel, selon quelques autres. Le nombre des localités qui se disputent l'honneur de lui avoir donné le jour atteste que Paracelse n'était pas un homme vulgaire. A l'âge de trois ans un accident le priva de ses parties génitales ; il ne but que de l'eau jusqu'à 25 ans. Son père, fils naturel d'un prince, exercait la médecine à Villach, en Carinthie, et s'appliquait à l'étude de la chimie ; les notions qu'il lui donna sur ces sciences, les leçons d'alchimie de Trithème, de l'abbé de Sponheim, et celle de Sigismond Fugger constituèrent l'éducation première du jeune Paracelse, et déterminèrent à sa vocation. Il fit de l'alchimie, de l'astrologie, inséparable alors de celle -ci, de la chimie, de la médecine, de la chirurgie ; cette dernière sans l'emploi d'instruments tranchants. Paracelse commença par courir l'Europe et une partie de l'orient ; il visita l'Égypte, la Tatarie, Constantinople, la transylvanie, la Bohême, la Pologne, la Prusse, l'espagne, le Portugal, cherchant la Pierre philosophale, la transmutation des métaux, tirant l'horoscope d'après les lignes de la main, distribuant des talismans magiques, préservatifs de tous les maux et de tous les accidents, et au milieu de sa carrière de nomades de charlatans, accomplissant, plus sans doute grâce au hasard qu'à la science, quelques cures heureuses dont les retentissements parvinrent jusque dans la Suisse, sa patrie, où il mit le sceau à sa réputation en soulageant de la goutte, à Bâle, à l'aide du laudanum, le célèbre imprimeur Froben.

Les magistrats de Bâle l'appelèrent à occuper une chaire de médecine et de chirurgie. La conduite du professeur devint à partir de cet instant plus étrange que celle de l'astrologue, du charlatan ; contrairement à l'usage, Paracelse fait son cour en en langue vulgaire, en mauvaise allemand, qu'il mélange de mauvais latin ; il ne monte en chaire que complètement ivre de vin ; il brûle devant ses élèves les oeuvres de Galien et d'Avicenne, les accusant d'avoir corrompu la physique ; il se proclame lui-même impudemment le monarque de la médecine, ou, comme nous dirions aujourd'hui, le prince de la science ; et au milieu des leçons les plus obscures, les plus incohérentes, il professe les opinions les plus étranges, les plus inouïes.

Il annonçait que la science, la seule, la vraie science allait couler à pleins bords de ses lèvres ; tout le monde se retira de lui, après avoir été témoins de ses excentricités. Le professeur avait fait tomber sa chaire en discrédit ; le médecin ébranla lui-même sa réputation, par la mort de plusieurs de ses malades ; il en résulta des démêlés avec les magistrats de Bâle, démélés à la suite desquelles Paracelse s'enfuit, en 1527.

Alors ils recommença cette vie errante, nomade, qu'il avait mené étant étudiant ; il alla successivement à Colmar, à Nuremberg, à Saint-Gall, à Pfeiffers, à Augsbourg, à Villach, où il dédia la chronique aux états de Carinthie, à Middelheim; enfin il mourut à l'hôpital de Saint-Etienne de Salzbourg, le 24 septembre 1541, à 48 ans, lui qui prétendait posséder le secret de prolonger pendant des siècles la vie humaine : aussi quelques-uns de ses partisans supposèrent-il qu'il avait été assassiné.

Il faut reconnaître que Paracelse fut un des premiers qui cherchèrent à appliquer la chimie à la médecine. Il mérite des éloges pour avoir voulu introduire l'usage des préparations antimoniales, mercurielles, salines et ferrugineuses. On lui doit aussi la manière d'employer l'opium. Du reste, Paracelse est le héros de la Pierre philosophale. Autrefois on lui attribuait autrement l'avantage de l'avoir possédé, et lui-même, lui qui mourut dans un état voisin de la misère, se vantait de connaître le secret de faire de l'or. Paracelse a beaucoup écrit ; peu de ses ouvrages ont été publiés de son vivant. Ses oeuvres, en aussi médiocre langage et aussi diffuses que ces cours, roulent sur la médecine, la philosophie et même la théologie ; on les a recueilli en trois volumes in-folio.


Dictionnaire de la conversation

 

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René Guenon

René Guénon, né le 15 novembre 1886 à blois en France et mort le 7 janvier 1951 au Caire en Egypte, est un auteur français, ayant publié dix-sept ouvrages de son vivant (plus dix ouvrages regroupant divers articles ayant été publiés à titre posthume, soit au total vingt-sept titres) tous régulièrement réédités, qui ont trait, principalement, à la métaphysique, à l'ésotérisme et à la critique du monde moderne.

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