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Être, c'est être au « présent pur »

De la difficulté « d'être »

temps-daliLe temps et l'action pour l'homme constructeur

« Le temps est l'image malhabile de l'éternité » Platon

Le temps n'existe pas pour « l'homme constructeur » et pourtant cette notion l'englobe, l'enserre, étreint entièrement son existence.

En effet, pour construire l'humanité, nous avons besoin de passer la plus grande partie de notre existence, dans le passé où l'avenir. Autrement dit dans l'inexistant.

Notre esprit a besoin d'aller prendre des repères dans les choses révolues.
Il doit également se projeter dans le futur pour l'imaginer, le prévoir, le bâtir, le faire exister.

L'« homme constructeur » n'est pas « prévu » pour profiter en permanence de l'existence présente. Il lui est donc très difficile de jouir constamment de l'immédiateté (contempler, ressentir, ne penser à rien, ne rien projeter).

Une énergie prévue pour s'épanouir en action

Nous sommes fait pour travailler, pour élaborer notre monde, pour faire progresser notre humanité (et la conduire progressivement à sa perfection).

En effet, à cause des difficultés qu'elle nécessite (ascèse, abstinence, renoncement etc.) « l'immédiateté permanente » (l'extase) est interdite, d'une certaine manière, à l'homme constructeur.

Même la « forme ordinaire de l'immédiateté », autrement dit « le plaisir » (repos, jouir etc.) ne peuvent être des fins en soi sans mauvaise conscience ni conséquence. Par exemple, l'excès de repos engendre l'oisiveté, la paresse, des attitudes difficiles à supporter … L'excès de plaisir sans mesure (nourriture, sexe « paradis artificiels ») conduisent à la compulsivité et ses déboires.

La « ruse de la raison» dont parle Hegel, interdit, en quelque sorte, le libre accès à un présent parfait et durable, (autrement dit au bonheur absolu, au souverain bien, à l'extase.)

an 2002

Inexistence du temps