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  • textes philosophiques

Moïse Mendelsohn

Sa vie, son oeuvre

Dictionnaire de la conversation 1874

Moses Mendelssohn, philosophe juif de Berlin, auteur d'un PhedonMENDELSOHN (Moïse) , l'un des plus célèbres philosophes et des plus savants israélites de son temps, naquit le 10 septembre 1729, à Dessau, où son père, appelé Mendel et qui tenait une petite école élémentaire, lui donna, malgré

sa pauvreté, une excellente éducation. La lecture assidue de l'Ancien Testament et ses propres méditations firent le reste.

l'ouvrage de Maimonide intitulé More Nebochim lui inspira une vive ardeur pour la recherche de la vérité, et l'habitua a adopter une manière de penser libre et courageuse. 1l se livra à l'étude de ce livre avec une assiduité telle qu'il fut bientôt attaqué d'une fièvre nerveuse, dont les suites furent désastreuses; il en conserva une grave déviation de l'épine dorsale, et pendant le reste de sa vie sa santé fut faible et chancelante. Son père se trouvant dans l'impossibilité de le soutenir plus longtemps, Mendelsohn se rendit à Berlin en 1745, où il vécut pendant plusieurs années dans un état de profonde détresse.

La conformité de position le mit en rapport avec Israël Moses, pauvre maître d'école de la Gallicie, qui était tout a la lois un penseur profond et un grand mathématicien. Celui-ci lui inspira le goût des mathématiques étude dont le résultat fut de donner plus de solidité à son intelligence. Un jeune médecin juif de Prague, appelé Risch, lui apprit le latin; en 1748 la liaison qu'il contracta avec le docteur Aaron Salomon Gumperz lui fournit l'occasion de se familiariser avec la littérature moderne, et plus particulièrement avec la philosophie, alors dominante, de Leibniz et de Wolff.
Mendelsohn vécu ainsi pour la science, au milieu de dures privations, jusqu'au moment où un riche israélite appelé Bernard, et fabricant de soie à Berlin, lui confia l'éducation de ses enfants. Plus tard, en 1750, il fit de lui un surveillant, puis un facteur, et enfin un associé de sa manufacture. L'exemplaire régularité de ses mœurs et la noblesse de son caractère lui valurent l'estime des chrétiens aussi bien que celle de ses coreligionnaires. Habite joueur d'échecs, il se lia a cette occasion, en 1754, avec Lessing ; liaison qui exerça la plus heureuse influence sur la direction de ses idées et sur son style. lls composèrent on société l'ouvrage intitulé Pope métaphysicien (Dantzig, 1755). A partir de ce moment la philosophie devint la principale occupation de Mendelsohn. Il fit d'abord paraitre ses Lettres sur les Sensations, ouvrage qui brille par la pureté et le naturel du style. Vint ensuite sa traduction du discours de J. J. Rousseau sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes. Différents travaux insérés dans les recueils littéraires du temps, tels que la bibliothèque des belles lettres et les Lettres sur la Littérature moderne, occupèrent alors ses loisirs; et en 1783 l'académie de Berlin décerna le prix au mémoire qu'il avait composé sur cette question, mise au concours : De l'évidence des sciences métaphysiques. Malgré cela, Frédéric le Grand biffa son nom d'une liste de présentation à une vacance survenue dans cette docte assemblée et sur laquelle l'académie l'avait porté a l'unanimité. « Je ne m'en affligerais, dit a ce propos Mendelsohn , que si l'académie n'avait pas voulu de moi. « Son Phaedon, ou de l'immortalité de l'âme (Berlin, 1767; souvent réimprimé depuis) fit encore connaitre son nom davantage, il le rendit même célèbre pour l'époque; et en effet, sans être un philosophe original, il était l'un des penseurs les plus ingénieux de son temps. Il sut éluder avec esprit les instances de Lavater, qui voulait à toute force le convertir au christianisme. Dans l'ouvrage intitulé Jérusalem, ou du pouvoir religieux et du Judaisme (Berlin, 1783), il exposa des ides excellentes, qui ne furent en partie mal comprises que parce qu'elles s'attaquaient a des préjugés profondément enracinés parmi ses coreligionnaires.

Il se posa en toute occurrence comme un libre penseur, qui, au moyen d'une interprétation libérale de l'Ancien Testament, y trouvait les principes de la loi naturelle consacrée par une respectable antiquité, et qui suivait extérieurement les pratiques du culte (de ses coreligionnaires, sans mépriser pour cela celles d'aucune autre religion. C'est dans ses Heures du matin (Berlin, 1783), ouvrage bientôt interrompu par sa mort, qu'il exposa les bases de son système philosophique, notamment sa doctrine sur Dieu. Quand il reçut l'ouvrage de Jacobi « De la Doctrine de Spinosa », écrit contre lui, il crut devoir prendre la défense de son ami Lessing, qui y était accusé de spinosisme. Sans trop consulter ses forces, déjà épuisées,il entreprit bien vite un travail destiné a réfuter Jacobi; mais dans l'état de surexcitation nerveuse ou le mit ce travail précipité, il suffit d'un rhume pour l'enlever, le 4 janvier 1786.

L'allemagne a su rendre justice a Mendelsohn et lui tenir compte des obstacles dont il avait eu à triompher pour se faire un nom. Il fut un des écrivains qui contribuèrent le plus à former la langue allemande et à lui donner plus de précision, plus de clarté et plus de noblesse. 11 fut le premier écrivain allemand qui réussit dans le dialogue, genre oo il prit pour modèles Platon et Xénophon, et un de ses grands mérites fut d'avoir plus que personne contribue a répandre les lumières de l'instruction parmi ses coreligionnaire. Son petit-fils, G. B. Mendelsohn, a publie la meilleure édition de ses oeuvres complètes (7 VOL, Leipzig, 1843-1845)

Le fils ainé de Moïse Mendelsohn , Joseph, né en 1770, mort le 24 novembre 1848, fonda, en société avec son frère Abraham, la maison de banque Mendelsolhn et Compagnie, l'une des premières de Berlin, que continuent aujourd'hui ses fils. l1 s'était fait aussi un nom dans les lettres. On a de lui un rapport sur les idées de Rosselli pour une nouvelle interprétation du Dante (Berlin, 1840) et Essai sur les Banques de circulation (1840). Abraham Mendelsohn, mort en 1835, est le père de Feelix Mendelsohn-Bartholdy.

L'ainée des filles de Moïse, Henriette, épousa en secondes noces Frédéric de Schlegel; la plus jeune, Dorothée, ne se maria pas, et fut l'institutrice de l'infortunée duchesse de Choiseul-Praslin.

Kant idée,

Extraits de philosophes

Cusa,Descartes lettre à Christine, Descartes lettre à Elisabeth, Descartes lettre à Mersenne, Épicure ménécée, Fichte, Fontenelle, Hegel histoire Pascal, Rousseau promenade, Rousseau rêverie, Rousseau Emile Spinoza dieu, Saint-Thomas question 48 Somme théologique

123456789101112131415161718192021222324252627282930313233343536373839404142434445464748495051525354555657585960616263646566676869707172737475767778798081828384858687888990919293949596979899100101102103104105106107108109110111112113114115116117118119120121122123124125126
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