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  • textes philosophiques

Moses Mendelssohn

Phédon ou entretiens sur la spiritualité et l'immortalité de l'âme

Moses Mendelssohn, philosophe juif de Berlin, auteur d'un PhedonPhédon ou entretiens sur la spiritualité et l'immortalité de l'âme
 Par Moses Mendelssohn juif à Berlin, traduit de l'allemand par Georges Adam Junker 1773

Vie de Socrate.

Socrate, le plus sage est le plus vertueux des Grecs, naquit à Athènes dans le quartier appelé Alopéce, la quatrième année de la soixante-dix-septième olympiade. Il était fils du sculpteur Sophronisque et de la sage-femme Phénarete. Son père à l'appliqua, dans sa jeunesse, à la sculpture. Il fit de cet art des progrès considérables, s'il est vrai, comme on le prétend, que c'était de lui les Grâces drapées, qu'on avait placé, sur les murailles d'Athenes, derrière la statue de Minerve. Du temps d'un Phidias, d'un Zeuxis, d'un Myron, ont eut jamais accordé une place si distinguée un ouvrage médiocre.
Après la mort de son père, il continua d'exercer la profession de sculpteur, plutôt par besoin que par inclination. Il avait déjà près de trente ans, lorsqu'il fit la connaissance d'un riche citoyen d'Athènes, appelé Criton. Cet homme généreux, remarquant des talents sublimes dans son nouvel ami, le jugea capable de rendre au genre humain des services bien plus essentiels, par la méditation que par le travail de ses mains. Il le retira de l'école de l'art et le mit à celle des philosophes de ce temps, où il entra dans un nouveau genre d'études, et s'appliqua à la contemplation des beautés d'un ordre supérieur. Si l'art apprend à imiter la nature en faisant respirer le marbre, en animant la toile : la philosophie cherche à imiter l'infini dans le fini, à rapprocher l'âme humaine de cette beauté et de cette perfection dont elle était douée dans son origine. Socrate jouit de l'instruction et du commerce des hommes les plus célèbres dans les arts et les sciences ; et de ce nombre était Archelaüs, Anaxagore, Prodique, Evene, Isimachus, Théodore, et d'autres. Criton pourvu à ce qu'il ne manqua d'aucuns des besoins de la vie ; et la première étude de Socrate fut la physique, qui était alors fort à la mode. Mais il s'aperçut bientôt qu'il était temps de ramener la philosophie de la considération de la nature à la considération de l'homme. C'est sans doute là le chemin que la philosophie devrait toujours prendre. Elle doit commencer par l'examen des objets extérieurs, mais à chaque pas qu'elle fait, il faudrait qu'elle jeta un regard en arrière sur l'homme, dont la vraie félicitée devrait être le but de toute ses recherches. Si le mouvement des planètes, les propriétés des corps célestes, la nature des éléments, n'ont pas au moins une influence immédiate sur notre bonheur, l'homme n'est aucunement destiné à les examiner. « Socrate comme dit Cicéron, fut le premier qui fit descendre la philosophie du ciel, la plaça dans les villes, l'introduisit dans les maisons des particuliers, et la força de faire des recherches sur la conduite des hommes, et sur le bien et le mal. » Cependant, par un défaut assez ordinaire aux auteurs d'institutions nouvelles, il semble n'avoir pas gardé un juste milieu : il parle des sciences les plus sublimes avec un mépris qui va mal dans la bouche d'un sage, qui devait, plus que tout autre, en sentir le prix.
Cette espèce de savants qui s'attachent à favoriser et à défendre par tous les détours d'une raison artificieuse, les préjugés qui ont jeté de profondes racines, et surtout la superstition dominante, était alors en Grèce dans une grande considération auprès du peuple. Ils se décoraient hardiment du nom de sophistes, nom que leur conduite rendit enfin ridicule et méprisable. Ils se chargeaient de l'éducation de la jeunesse et enseignaient dans les écoles publiques et dans les maisons particulières, les arts, les sciences, la morale et la religion avec un applaudissement général. Ils savaient que l'éloquence obtient la plus haute estime dans les états démocratiques, qu'un homme libre aime à entendre parler politique, et qu'un peuple façonné au joug d'un gouvernement arbitraire se plaît à entendre des choses frivoles. Aussi, selon le génie de leurs auditeurs, ils mêlaient adroitement dans leurs harangues de parade et d'éclat, des traits d'une politique fière et hardie, ou des contes merveilleux et absurdes. Le peuple dont ils flattaient toujours le goût, les écoutait avec admiration, et dans son enthousiasme les comblait de largesses et de don précieux. Ils ménageaient surtout les prêtres, avec lesquels ils s'efforçaient de vivre en bonne intelligence : et les uns et les autres suivez cette sage maxime : « vivre et laisser vivre ». Quand la tyrannie des hypocrites ne pouvait plus retenir sous le joug l'esprit libre des hommes, ces prétendus amis de la sagesse étaient aportés pour l'engager dans un nouveau labyrinthe d'erreur, confondre toutes les idées naturelles, et détruire par des sophismes éblouissants toute distinction entre le vrai et le faux, le juste et l'injuste, le bien et le mal. Dans la théorie, leur principe fondamental était : on peut tout prouver et tout réfuter ; et dans la pratique : il faut tirer tout le parti possible de la folie d'autrui et de sa propre supériorité. Il cachait comme on peut bien le penser cette dernière maxime au peuple., Mais la morale qu'ils enseignaient publiquement, n'en était pas moins pernicieuse pour les moeurs, que leur politique l'était pour les droits, la liberté et le bonheur du genre humain.

 

Confucius

Extraits de philosophes

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