L'homme et le monde des savoirs, une philosophie du progrès.L'homme-individu est essentiellement famille, tribu, nation. Tandis que l'humanité, elle, n'a pas encore trouvé autour de soi d'autres Humanités pour se pencher sur elle et lui expliquer où elle va. Pierre Teilhard de Chardin
Nous voici arrivés à la fin du premier chapitre. Essayons d'en résumer les grandes lignes.
Pour la mecaniqueuniverselle, nous sommes à une étape de la construction humaine (à laquelle nous travaillons sans le savoir).
Notre évolution se prolongera bien après nous.
Nous pensons qu'en s'adossant au darwinisme, l'homme peut déchiffrer le sens de cette évolution. En comparant notre existence avec celle des primates naturels, nous pouvons évaluer notre progression.
Nos progrès émergent de trois grands chantiers entrepris intuitivement par l'humanité.
1/ La maîtrise du comportement,
2/ La maîtrise de l'environnement
3/ La maîtrise du questionnement.
Ces trois grandes qualités s'améliorent constamment. Leur progression ne prendra fin qu'après avoir atteint leur perfection.
Tels sont en résumé, les grands axes de notre philosophie.
La gestion progressive du comportement est le premier des chantiers humains... elle à pour fonction d'anéantir progressivement la capacité de l'homme à s'affirmer au détriment de ses congénères. sa finalité est : « la paix universelle ».
Vient ensuite la maîtrise progressive de l'environnement … Sa mission est d'affranchir progressivement l'humanité des contraintes liées à la nature. Elle a pour finalité, l'adaptation idéale et propre de l'homme à l'ensemble de ses milieux ».
Et enfin, la maîtrise progressive du questionnement... Cette dernière nous permet de comprendre peu à peu notre monde et le sens de notre présence dans celui-ci. Son rôle est de libérer l'esprit de toutes les angoisses liées à l'inconnu.
La plus haute finalité de la richesse n'est pas de faire de l'argent, mais de faire que l'argent améliore la vie. Henry Ford
Il suffit d'apercevoir les progrès* réalisés par l'homme depuis le XVeme siècle, pour imaginer l'humanité dans 500 ans.
La créativité déployée par l'espèce humaine depuis ses débuts, est considérable, et son avenir, ouvert. L'homme, me semble-t-il, a donc les moyens d'éclairer lentement toutes les logiques de la création. Dès lors, on peut l'imaginer capable de percer les mystères de la matière, de Dieu, du monde...
Tout semble d'ailleurs être fait pour cela.
Ce monde semble fait pour des esprits conscients, intelligents et curieux. Toute la création invite à chercher pour comprendre. La constitution de la matière est un véritable dopant cérébral. Plus nous nous frayons de passages vers son cœur et plus celui-ci se dérobe. Elle s'idéalise progressivement, jusqu'à quitter la matérialité. Telle la carotte tendue aux petits ânes, le principe créateur nous appelle vers sa pure intimité.
Loin d'être un handicap, l'étrangeté du monde est un atout pour l'humanité. L'immensité du temps devant nous, l'explosion exponentielle de la recherche, le développement de nos interdépendances et des moyens de communication, tout cela accélère le solutionnement progressif de nos questions majeures.
La science est en passe de répondre aux questions : d'ou venons-nous, et qui sommes-nous. Vraisemblablement, elle parviendra aussi à dire où nous allons. Elle confirmera toutes les intuitions téléologiques et rendra raison à l'ensemble des grandes mystiques. Comme la maîtrise du comportement et de l'environnement, la résolution du questionnement, est une question de temps. Nous y parviendrons. L'humanité pourra alors accéder à une existence de quiétude, de paix et de bonheur*.
Le sens de l'humanité serait donc d'atteindre la perfection.
Dans les prochains chapitres, nous définirons précisément ce que nous entendons par perfection. Nous verrons pourquoi l'humanité est orientée dans ce sens. Mais avant d'en arriver à cette étape, nous devons préalablement résoudre une terrible énigme. Le secret de la présence du « mal » au sein de l'humanité. Nous allons devoir comprendre pourquoi il existe des conduites humaines « aberrantes » (comme le meurtre, la guerre, la torture, la haine, le génocide, le racisme).
Comment l'homme est-il capable de telles atrocités ? Pourquoi est-il cruel au point d'anéantir toute idée d'évolution positive ? Voilà le thème de la réflexion du prochain chapitre.
2002
Le mal
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
☀️ Découvrir le fondement