Quand on parle d'évolution dans la Mécanique Universelle, on ne parle pas seulement de la sélection naturelle des espèces — bien que ce soit le point de départ. On parle d'un mouvement beaucoup plus vaste, qui traverse l'ensemble du réel depuis le premier instant de l'univers.
« L'évolution n'est pas un accident — c'est une direction. »— Jean-Marc Tonizzo
Du chaos primitif aux premières particules. Des particules aux atomes. Des atomes aux molécules. Des molécules aux premières cellules vivantes. Des cellules aux organismes complexes. Des organismes au primate conscient. Du primate à l'homme moral. De l'homme moral à l'humain accompli. De l'humain accompli à l'extase.
Ce n'est pas une ligne droite. Ce n'est pas toujours conscient. Il y a des régressions, des catastrophes, des millénaires de stagnation apparente. Mais la direction générale est là, incontestable pour qui regarde le mouvement dans son ensemble.
La thèse centrale de la Mécanique Universelle est que l'évolution biologique a produit une espèce capable d'évolution consciente — une espèce qui peut travailler sur elle-même, transformer ses instincts en choix, ses pulsions en amour.
Cette évolution-là n'est pas darwinienne au sens strict. Elle ne se fait pas par la sélection des plus forts — elle se fait par la progression de la conscience. Chaque génération hérite du travail moral de la précédente. Chaque interdît posé par une civilisation est un acquis de l'évolution. L'humanité évolue collectivement vers sa perfection.
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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