La philosophie à la recherche du divinC’est une absurdité de croire que la divinité ait des passions humaines, et l’une des plus basses des passions humaines, un incessant appétit d’applaudissements. Dialogues sur la religion naturelle. David Hume
Avec Platon puis Aristote, la philosophie s'est imposée comme une science à part entière. Depuis son origine sous le soleil de la Grèce, elle investit toutes les branches de la pensée humaine. Issue de la pleine mysticité, elle s'est peu à peu rationalisée pour tenter de conceptualiser et de démontrer la pertinence de ce qui antérieurement appartenait au magique et au poétique. L'étude rationnelle de ce que nous nommons le divin n'y fait pas exception. La philosophie post socratique, cette discipline extraordinaire, est alors progressivement devenue l'intermédiaire idéal entre le religieux et le scientifique. Comme la mystique, elle vise, à comprendre Dieu, mais, à la différence des extatiques, elle essaie de s'appuyer sur la raison.
La philosophie utilise alors deux grandes méthodes pour mettre en avant le plus logiquement possible, la probabilité de Dieu.
Emmanuel Kant est sans doute le premier philosophe à avoir séparé le monde phénoménal (Dieu, l'au-delà, tels que nous les concevons) du monde métaphysique (la réalité telle que nous la percevons).
Ne nous trompons pas sur la philosophie de Kant et sur la phénoménologie en général. La première motivation de ce courant philosophique n'est pas matérielle mais spirituelle. Si ces penseurs visent à nous expliquer les mécanismes visibles du monde phénoménal c'est avant tout pour marquer les limites du territoire au-delà duquel se situe l'énigmatique. L'énigmatique, autrement dit : Dieu (même si ce divin doit avoir pour nom le vide, ou le rien comme dans les cultures asiatiques).
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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