"L'oisiveté est la mère de la philosophie."— Thomas Hobbes

Il manque sans doute encore quelques paliers à la conscience, pour nous permettre d'évoluer avec bienveillance et sans erreur. Mais l'humanité ne peut être plus en avance que ce qu'elle est. Tout est parfait au présent dans le meilleur des monde, tout en étant perfectible et nos esprits critiques sont justement là pour agir sur cette perfectibilité.
Aujourd'hui, seuls les médias auraient les moyens d'insuffler suffisamment de conscience et d'éthique à la société. Ils permettraient alors aux corporations à vocation (l'éducation, la santé, la politique, la justice, l'art etc.), de garder leurs valeurs sans prendre celles du marché.
Seulement, la plupart des mass-médias appartiennent à présent au marché et leurs patrons se sont choisit des directeurs dociles et favorables à leurs choix d'évolution. Sous cette nouvelle règle du jeu, une nouvelle direction à été prise. L'insouciance, l'élitisme et le culte des célébrités, sont devenus l'essentiel. Du coup, l'intérêt que portaient auparavant les journalistes au sort des gens ordinaires, des pauvres et des opprimés, s'est retrouvé marginalisé. Depuis cette nouvelle prise en main, le rapport des médias à l'éthique et à l'esprit critique, s'est, particulièrement réduit (et plus les médias s'éloignaient de leur déontologie, plus ils leur étaient difficile d'accepter les critiques, jusqu'à ne plus pouvoir les accepter du tout).
À chaque période de l'évolution humaine, des groupes dominants ont imposé leur valeur. Tour à tour, ce furent les guerriers, les chamanes, les prêtres, les nobles et les bourgeois. Aujourd'hui, ce sont les industriels, les financiers, et les grands marchands. Pour chaque période, les valeurs du moment ont entraîné des choses positives et des choses négatives. C'est encore le cas aujourd'hui avec les valeurs du marché. Les choses positives seraient trop longues à énumérer. C'est pourquoi je me contente ici de mettre le doigt sur certaines choses "négatives" (sachant que le négatif pour l'humanité finit toujours par engendrer du positif).
Au rayon de ces choses négatives, nous pouvons trouver l'influence de cet ultra libéralisme sur le monde médical. L'éthique et la déontologie, passant après la compétition internationale, les médias négligent les vrais héros de la médecine pour promouvoir au contraire sa partie mercantile (chirurgie esthétique vénale par exemple) et leur manque de critique des dérives du médical, laisse perdurer et peut-être grossir, de nouvelles formes d'eugénisme (n esprit critique qui doit être accompagner d'une mise en lumière des belles actions qu'accompli chaque jour par le milieu médical).
2001
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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