Conscience et vérité absolue La vérité est dans la sagesse "AussitÎt que nous pensons concevoir clairement une vérité, nous sommes naturellement portés à la croire". Descartes
La conscience et la vérité sont des concepts difficiles à définir. Notre philosophie étant plutÎt généraliste, nous nous contenterons de quelques schématisations intrépides. La mecaniqueuniverselle définit deux types de vérité. 1/ les vérités conceptuelles (2 + 2 = 4, le ciel est bleu. Ceci est une pipe).
2/ les vérités sensitives (tout ce que mon organisme ressent à travers mon esprit, comme sensations). Les vérité sensitives se séparent également en deux types bien distincts ; ordinaire et extatique.
- les sensations ordinaires représentent l'activité cérébrale de la vie courante. Autrement dit, toutes les sensations hormis l'état d'extase.
- les sensations extatiques découlent de l'activité de l'esprit en position d'extase.
Les sensations ordinaires permettent Ă l'individu de toucher les vĂ©ritĂ©s ordinaires et changeantes. Les sensations extatiques lui permettent d'atteindre la « vĂ©ritĂ© absolue ». De la conscience Au sens large du terme, la conscience se dĂ©finit comme : l'ensemble des images, des idĂ©es ou des sensations gĂ©nĂ©rĂ©es par notre esprit et perçus par lui. C'est la connaissance qu'a l'homme de lui-mĂȘme, d'autrui
et de son environnement.
Nos Ă©tats de conscience peuvent ĂȘtre vĂ©cus rĂ©ellement ou imaginĂ©s. Vivre correspond Ă la succession des divers Ă©tats engendrĂ©s par notre conscience. Ils constituent un panel allant de l'illusion pure Ă l'ultime vĂ©ritĂ©. Du mirage Ă l'Ă©veil, du rĂȘve Ă l'extase. En se dĂ©veloppant, notre espĂšce dĂ©veloppe peu Ă peu sa conscience et ses connaissances. Nous pouvons comparer l'Ă©volution de la conscience humaine Ă l'Ă©volution d'un individu. Elle commence avec la conscience immĂ©diate du nourrisson pour s'achever dans la conscience du sage. La conscience universelle
L'ensemble des consciences individuelles, constitue ce que nous pourrions appeler : la conscience universelle. Elle représente le niveau moyen de la conscience de l'humanité à un moment donné. Cette conscience évolue sur un mode identique à celui de la conscience individuelle. Elle progresse en suivant le développement
des connaissances. Aujourd'hui, nous pourrions dire de la conscience universelle, qu'elle finit son adolescence , évolue lentement vers l'ùge de raison, puis vers l'ùge de la sagesse qui lui permettra d'atteindre l'ultime vérité.
La vérité : une définition
La conformité description/objet
"On est souvent divisé entre le respect de la vérité et l'attachement à sa vérité".
Jean Rostand Comme des films projetés : les vérités
Une définition courante, consiste à décrire la vérité comme : la conformité du discours à son objet. Ceci est une table, ceci est un homme,
etc. Et effectivement pour le sens commun, il s'agit bien d'une table, d'un homme, etc. Seulement, ce sont là des vérités conventionnelles. Des vérités élaborées par l'homme pour construire son monde. Si elles sont utiles à la vie ordinaire, elles ne sont pourtant pas des vérités absolues. Univers, homme, ciel, mer, table, Marie, Anne, Pierre, Paul ou Jacques, sont des termes. Ils nous servent à définir des choses dont
la vérité absolue est plus profonde.
Pour s'en convaincre, il suffit de comparer nos vérités aux vérités des autres formes vivantes. Ma conscience d'un meuble ancien par exemple, est radicalement différente de celle du ver qui s'en régale, pourtant nos deux vie sont aussi importante dans l'absolu. Platon, Socrate De la philosophie Socrate
Je vais te le dire, et ce n’est pas une chose insignifiante : c’est qu’aucune chose, prise en elle-mĂȘme, n’est une, qu’il n’y a rien qu’on puisse dĂ©nommer ou qualifier de quelque maniĂšre avec justesse. Si tu dĂ©signes une chose comme grande, elle apparaĂźtra aussi petite, et lĂ©gĂšre, si tu l’appelles lourde, et ainsi du reste, parce que rien n’est un, ni dĂ©terminĂ©, ni qualifiĂ© de quelque façon que ce soit et que c’est de la translation, du mouvement et de leur mĂ©lange rĂ©ciproque que se forment toutes les choses que nous disons exister, nous servant d’une expression impropre, puisque rien n’est jamais et que tout devient toujours. Tous les sages, l’un aprĂšs l’autre, Ă l’exception de ParmĂ©nide, sont d’accord sur ce point : Protagoras, HĂ©raclite et EmpĂ©docle, et parmi les poĂštes, les plus Ă©minents en chaque genre de poĂ©sie, dans la comĂ©die Ă©picharme, dans la tragĂ©die HomĂšre. Quand celui-ci dit : « L’OcĂ©an est l’origine des dieux et TĂ©thys est leur mĂšre », il dit que tout est le produit du flux et du mouvement. N’est-ce pas, Ă ton avis, cela qu’il a voulu dire ?
La vérité de l'univers
Ou est l'immuable ?
Espace, temps, formes ?"Lorsque l'erreur porte les livrĂ©es de la vĂ©ritĂ©, elle est souvent plus respectĂ©e que la vĂ©ritĂ© mĂȘme." Nicolas Malebranche
L'univers nous dit-on, est en expansion.
- La vĂ©ritĂ© absolue de l'univers ne peut donc pas ĂȘtre un moment particulier de cette expansion car ce moment n'est pas le tout.
- La vĂ©ritĂ© ne peut pas, non plus, ĂȘtre un Ă©lĂ©ment de l'univers. Cet Ă©lĂ©ment n'Ă©tant pas la totalitĂ©.
- Cette vĂ©ritĂ© ne peut pas ĂȘtre un espace temporel de cette expansion (par exemple le temps de l'Ă©volution du vivant). Cet intervalle en effet ne reprĂ©sente pas le tout.
- On ne peut pas non plus utiliser la forme de l'univers comme
vérité absolue. Sa dimension en effet est en expansion. Donc la forme de l'univers
est changeante.
Autrement dit, ni l'espace,
ni le temps, ni la forme de l'univers n'offre de vérité absolue pour l'univers.
Les particules élémentaires.
La vĂ©ritĂ© absolue de l'univers est forcĂ©ment une : constante immatĂ©rielle, immuable, invariable et infinie. Cette constante immatĂ©rielle, cette essence intime, se trouve Ă l'intĂ©rieur de la matiĂšre Ă l'intĂ©rieur des particules immatĂ©rielles qui l'a constituent, Ă l'intĂ©rieur des quarks, des photons, des bosons, des cordes, etc. Seule donc, l'essence immuable et immatĂ©rielle de l'univers peut ĂȘtre la vĂ©ritĂ© de l'univers. La vĂ©ritĂ© du vivant Bien au-delĂ de l'espĂšce "Ce que l'homme appelle vĂ©ritĂ©, c'est toujours sa vĂ©ritĂ©, c'est-Ă -dire l'aspect sous lequel les choses lui apparaissent." Protagoras
Comme pour l'univers, la
vérité du
vivant est au delà de sa forme. Le vivant, nous le savons, est en évolution. La vérité absolue du vivant,
ne peut donc pas ĂȘtre un point de cette Ă©volution. L'espĂšce humaine, comme toutes les autres espĂšces, reprĂ©sente un point de cette Ă©volution. L'humanitĂ© ne peut donc pas incarner la vĂ©ritĂ© absolue du vivant.
Si le vivant détient une vérité absolue, elle est
forcément dans son essence profonde. Elle est à l'intérieur de la matiÚre. Au niveau de la partie immatérielle qui l'a constitue. Autrement dit, la seule vérité identique à tout le vivant, est à l'intérieur des particules élémentaires. Elles représentent l'énergie immatérielle constituant et animant chaque espÚce et chaque individu, en dépit de sa forme.
Seule donc, l'essence intime, immuable et immatĂ©rielle du vivant peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme sa vĂ©ritĂ© absolue.
La vérité de l'homme
Les sens trompent. L'essence ne trompe pas
Au delĂ de ses apparences, la vĂ©ritĂ© de l'homme. C'est la mĂȘme chose au niveau de la vĂ©ritĂ© absolue de l'homme.
Tout au long de l'existence, l'aspect physique, les conditions sociales, les qualités, les passions, l'intelligence, évoluent. Ces facultés sont en constantes mutation. Aspect physique, position sociale, qualités, tendances, intelligence, ne peuvent donc pas constituer la vérité absolue de l'homme. La perceptionLa perception du monde extérieur diverge également entre les espÚces. Notre vision du monde est différente de celle d'une fourmi, d'une mouche ou d'un poisson. Donc notre perception n'est pas
la vérité
absolue de ce qui est. Il s'agit d'une interprétation. Les sens
C'est la mĂȘme chose pour tous nos sens (ouĂŻe, toucher, odorat, vue, goĂ»t). Ce que nous entendons,
touchons, sentons, voyons n'est pas ce qu'entend, touche, voit ou sent, le poisson ou la guĂȘpe. Nos sens varient Ă©galement au sein de notre espĂšce. La relation au chaud et au froid n'est pas la mĂȘme pour un inuit et un africain. Notre ressenti, ne peut donc pas servir de vĂ©ritĂ© absolue. Autrement dit, ni la personnalitĂ©, ni la perception, n'offrent de vĂ©ritĂ©s absolues Ă l'ĂȘtre humain. Pour l'homme, la seule vĂ©ritĂ© possible, c'est son essence. C'est la partie immuable et immatĂ©rielle situĂ©e dans l'atome. Cette essence est prĂ©sente dans l'univers, dans le vivant et dans chaque homme.
L'ultime vérité, dans la sagesse
Une relation directe "Deux demi-vérités ne font pas une vérité."
Multatuli Relier directement sa conscience à l'énergie
Donc nous pouvons dire que pour toucher « la vérité absolue », l'homme doit ressentir « l'essence immatérielle des choses ». Il lui faut donc entrer en contact sensitif avec l'énergie des particules élémentaires. Sa conscience doit se connecter directement à cette essence (dont nous
disons ici, qu'elle est divine) et cette fusion n'est possible qu'à travers la béatitude, l'extase, le nirvana.
En résumé
En rĂ©sumĂ©, la vĂ©ritĂ© absolue, est immatĂ©rielle et a-temporelle. Elle est uniquement ressentie par le corps. Elle rĂ©sulte du lien direct entre la « partie intime des particules Ă©lĂ©mentaires » et l'esprit.
an 2001
négation
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