En dictature c'est interdit de parler, en mauvaise démocratie c'est : « cause toujours ».L'encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs. Mahomet
Selon la mecaniqueuniverselle, l'organisation humaine est issue des mœurs de la nature.
Pendant longtemps, les hommes se sont contentés de régimes politiques reproduisant ces mœurs naturelles qui accordent la toute puissance aux dominants.
Que ce soit le clan, la tribu, l'aristocratie, l'oligarchie, l'empire ou la dictature, le groupe, le peuple y était plus ou moins soumis au diktat de quelques maîtres. Comme chez notre cousin singe, un petit noyau s'y affirmait au dépens de ses congénères.
Puis est apparue la démocratie.
Ce régime (né en Grèce), l'humanité le redécouvre, il y a quelques siècles tout au plus. C'est pourquoi la pratique démocratique est toujours imparfaite. Elle contient encore une forte dose des archaïsmes précédents (même si à présent, les dominants démocrates utilisent la manipulation plutôt que la force pour thésauriser les privilèges).
Soumis à ses pulsions, le leadorat humain n'a pas encore compris l'intérêt sublime de la démocratie. Il s'habille du terme sans réussir à l'incarner. Il faudra encore quelques temps, me semble-t-il, pour qu'il en saisisse l'âme profonde et intègre définitivement le sens et les valeurs du vrai comportement démocrate. La démocratie nécessite par exemple, des contre pouvoirs forts et indépendants (médias, syndicats, justice etc.). Travailler à leur destruction comme c'est le cas depuis les années 80, démontre tout simplement que le monde dominant n'a pas intégré les valeurs démocratique et désire instinctivement revenir aux lois autocratiques de la natures.
a/ Dans une dictature classique (de gauche ou de droite) aucune contestation n'est possible. Toute critique est sévèrement réprimée ou codifiée. Les mouvements de résistance sont voués à l'enfermement ou à la mort (goulag, camps de concentration).
La violence (que les dictatures appellent terrorisme), est donc pratiquement la seule alternative pour s'opposer à ce genre de pouvoir.
b/ Dans une démocratie effective, la critique peut s'exprimer. Même une démocratie dénaturée (comme c'est le cas actuellement), offre des espaces d'expressions. Cela retire du coup, toute légitimité à la violence. Le peuple à les moyens de se fédérer pour contester. Des mouvements de défenses peuvent se constituer et utiliser l'intelligence et la créativité pour contourner les manœuvres des puissants. Et même si certaines démocraties parviennent à museler les critiques (faisant naître du ressentiment), elles ont malgré tout le droit d'exister.
Aujourd'hui, une grande partie du monde a adopté le système démocratique. Les démocraties en bonne santé se remarquent à deux choses.
La télévision (et bientôt internet) est le nouvel espace de dialogue et d'éducation citoyenne. Le combat entre progressistes et réactionnaires doit pouvoir s'y exprimer à égalité.
Une démocratie féconde, créatrice et éthique, doit disposer de journalistes libres, impartiaux, neutres et capables d'offrir l'espace juste à chacun.
Depuis l'investissement du marché dans les mass-médias, ce n'est plus vraiment le cas. Le monde médiatique semble de plus en plus géré par des journalistes star, inconscients, partisans et élitistes. Des journalistes valorisant des élites (oubliant les citoyens ordinaires) pour répondre aux exigences de leur nouveau patron : le marché.
Voilà pourquoi le peuple à le sentiment de se retrouver devant une sorte de nouvelle aristocratie. Une situation où des dominants imbus d'eux-mêmes parce que tout-puissants et narcissiques, en oublient l'existence d'une grande partie de la population.
Ces nouveaux libéraux, incapables d'écouter la souffrance des citoyens, délivrent comme message : « tu peux toujours causer ! ». Cette génération (1980-2000), foule tout simplement à ses pieds, une partie du travail démocratique déjà réalisé.
La surdité envers le peuples a naturellement des répercussions sur les humains les plus précaires. Elle détruit le tissus social, dégrade les conditions de vie, abandonne les villes, des quartiers entiers et les gens qui y vivent. Cette maltraitance, issus de l’égoïsme, engendre des contestations à l'intérieur des groupes opprimés et oubliés.
Cette contestation peut prendre alors plusieurs visages en fonction des caractères humains.
Évidemment, à distance et hors contexte, la meilleure solution saute aux yeux : c'est la résistance canalisée (en exerçant une pression morale et juridique sur les trois autres formes de violence, la société humaine dirige d'ailleurs vers ce type de contestation paisible).
Mais nous savons aussi que nous ne sommes pas égaux au niveau du caractère.
Si certains peuvent accepter une certaine servitude, d'autre en sont incapables. Si certains peuvent effectivement émettre des critiques canalisées et raisonnables, d'autres n'en ont pas les moyens et le ressentiment est proportionnel au pouvoir que développe l'oligarchie pour pour maltraiter le peuple (en thésaurisant l'image et la voix, ou en le poussant à se maltraiter lui-même).
2001
les médias
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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