Il n'y a pas d'action sans motivation ni de motivation sans but.A partir des années 80, les nouveaux oligarques de la mondialisaton se sont accaparés une grande partie des médias. Grâce à ce puissant diffuseur, ils ont discrédités la part bienveillante et sociale des valeurs de l'énnemi que le capitalisme venait de terrasser ; du communisme. Profitant de la stupéfaction générale, ces nouveaux dominants ont également imposés une nouvelle vision ultralibérale, élitiste, injuste et dérégulée au monde ouvrier.
En effet, une grande majorité du patronat à la fâcheuse tendance de considérer le monde ouvrier comme un monde de fainéant. S'il ne le dit pas directement, il le laisse supposer par son comportement. Selon eux, les employés refuseraient de travailler s'ils n'étaient pas menacés de diverses représailles. C'est pourquoi le patronat s'ingénie à démolir les acquis sociaux du monde ouvrier (pour le maintenir dans la précarité). Une réflexion de la patronne actuelle du Medef est emblématique de ce point de vue. Selon elle : « la vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ». Ce point de vue, disons-le, est non seulement injuste et surannée, mais également parfaitement pervers. Il s'oppose au sens de notre évolution qui s'acharne au contraire et depuis des millénaires, à lutter contre la précarité des existences et du travail. Cette façon d'agir est surtout symbolique de l'état d'esprit patronal archaïque.
Penser et donner à penser que le monde ouvrier serait fainéant, est un monstrueux mensonge. Un mensonge destiné à culpabiliser le "prolétariat" pour le pousser à travailler tout en le maltraitant de plus en plus. Cette culpabilisation est injuste et immorale. Elle reflète le narcissisme de certains dominants qui culpabilisent les ouvriers pour en soutirer toute l'énergie et cherchent en permanence (et de façon inconsciente) à retrouver de nouvelles formes d'esclavage.
Depuis la fin du communisme, les ultra libéraux sont partis dans une sorte de toute-puissance. Ils ont alors ramené sur le devant de la scène, les vieilles mentalités narcissiques et esclavagistes. Des mentalités qu'ils avaient du contenir tant que le communisme représentait un danger électoral. Sous couvert de délocalisation, les nouveaux patrons restaurent un nouvel esclavage dans les pays sous-développés.
Ce nouvel esclavage perdure « grâce » à l'effondrement critique des penseurs et des médias. Ces derniers ont laissé le champ libre à l'expansionnisme progressif des élites élitistes. A vrai dire, ils ont participé à leur instauration. A partir du moment où les médias sont passés dans le giron du marché, la parole a été subtilisé au peuple. Elle a été essentiellement accordée aux diverses élites du moment.
En réalité, les ouvriers aiment travailler. Ils aiment leur travail et désirent ardemment s'épanouir à travers lui. Ils aiment être utile aux autres.
Par contre, certaines attitudes des dominants, démotivent aujourd'hui le peuple. C'est le cas lorsque le patronat ne respecte pas la dignité de ses employés. Lorsqu'il dévalorise ses activités. Lorsqu'il est incapable de donner du sens à son travail. C'est le cas également quand il détourne la sueur de peuple à des fins égoïstes. Et c'est le cas lorsqu'il précarise les ouvriers du monde.
Plus les grands patrons néo-libéraux augmentent leurs revenus, plus ils estiment excessif le « coût de la main-d’œuvre » J.F. Khan
Les systèmes démocratiques sont conscients du caractère profondément généreux, altruiste et scrupuleux du peuple. Ils devraient donc imposer aux patronats, la 2ème forme de motivation. La forme juste et équitable. Ils devraient laisser au idéologies primaires et archaïques, toutes les autres formes d'esclavages. Aujourd'hui nous savons que le meilleur rendement s'obtient par une motivation juste et consciente. Seulement ce type d'émulation exige une attitude profondément éthique. Un comportement honnête et loyal de la part de l'élite patronale. Il demande une véritable considération de l'ouvrier par le dirigeant.
C'est l'homme tout entier qui
est conditionné au comportement productif par l'organisation du travail, et hors de l'usine il garde la même peau et la même tête. Dépersonnalisé au travail, il demeurera dépersonnalisé chez lui. C.
Dejours
Les débuts de la mondialisation "consciente" semble dater des années 80. Le principe choisi alors pour motiver les ouvriers, consistait à leur donner l'illusion d'être inclus dans la « grande famille » de l'entreprise. De les associer à la « compétition féroce » du marché mondialisé en leur « promettant » de grands bénéfices mais plus tard. Malheureusement, le peuple a dû très vite déchanter. Une grande partie de ce marché a vite éclairé sa véritable nature. Il s'est montré égoïste, manipulateur, esclavagiste et voleur. Il s'est affirmé incapable de considération envers le peuple.
Diminution des salaires ouvriers et augmentation invraisemblable de ceux de l'élite. Limogeage du personnel après que celui-ci ait consenti à tous les efforts. Délocalisation sans prévenir. Démantèlement des acquis sociaux et des défenses ouvrières... Voilà la « récompense » des ouvriers pour avoir accepté la régression de leur salaire et l'augmentation du temps de travail.
Sans se concertés, les groupe dominants prenaient en tenaille le monde "prolétaire". Le marché faisait exploser ses prix (passage à l'Euro), en appauvrissant toujours plus les ouvriers et les employés. Le patronat exigeait toujours plus de sacrifices. Et les médias gardant le silence sur tous ces abus, ceux-ci se sont alors multipliés.
Aujourd'hui, le sentiment populaire d'avoir été abusé, est grand. Et il est en grande partie responsable de la démotivation progressive du peuple. Une démotivation que l'on peut observer depuis l'explosion néo libérale.
Certes, la « compétition impitoyable » motive les élites du marché. Elle titille leurs penchants guerriers. Seulement la plupart de ces industriels ne prend aucun risque réel, ne risquent pas de se retrouver à la rue du jour au lendemain. Une éventualité que connaît de plus en plus le peuple. Pour l'ouvrier, le surmenage, le non-sens, l'angoisse de la précarité, et l'obscénité des écarts de traitement, le démotivent plus qu'elles ne l'animent. Et elle lui font perdre ses valeurs ancestrales (conscience professionnelle, sentiment de participer ou d'agir pour le bien autrui... )
Comment espérer du peuple qu'il soit motivé par la compétition mondiale, quand les puissants du marché ne respectent même pas le fruit de son travail ? Quand ils ne se soucient pas des ravages engendrés sur les familles et sur l'environnement ?
Injustices et indécences libérales en sont les responsables.
C'est la raison pour laquelle le système est aujourd'hui contraint d'imaginer de nouveaux stratagèmes. D'incroyables manipulations, dignes de l'esclavage, pour forcer au labeur. Atteintes aux protections sociales, état de stress et de survie, working poor etc. Le marché profite de son intelligence froide pour abuser de la gentillesse et de la naïveté de la majorité humaine.
Il suffit de voir avec quelle détermination le peuple réclame du travail quand son œuvre est prise en compte. Quand sa dignité et son ouvrage sont respectés il choisit invariablement le travail à l'inactivité. Quand le sens de son action est respectable, il aime travailler.
Le principe de démotivation est simple. Il est la conséquence de plusieurs facteurs. Incompréhension du sens de son travail / Dévalorisation par les médias des métiers du peuple (seuls comptent les activités de l'élite) / Développement des écarts de salaires et du culte de la fortune. Mais si la mondialisation a débuter ainsi, c'est qu'il y a une raison car l'évolution à ses raisons que la raisons humaine bien souvent ignore.
Page réalisée en 2001
salaire
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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