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Le Bien et le mal

Les valeurs universelles

Guernica-Pablo_Picasso

Les créateurs d'humanité

L'impression d'absurdités qui nous tourmente parfois vient du spectacle du mal autour de nous et en nous. Voir mourir un enfant, un être aimé, voir souffrir, torturer, tout cela fait mal. Louis Millet métaphysique

En s'imposant les notions de "bien" et de "mal", de "juste" et "d'injuste", " "morale" ou "immorale", notre espèce est définitivement sortie du royaume de la nature. En s'imposant des interdits verbaux (tabou, sacré, impur), puis écrits (morale, lois religieuses, lois laïques), le phénomène humain s'est définitivement constitué en humanité. En hissant les interdits instinctifs tels qu'ils existent dans la nature, au niveau des interdits culturels tels qu'ils existent à présent dans notre culture, l'homme à pu les faire progresser jusqu'au droit que nous connaissons aujourd'hui, et qui se prolongera bien après nous, jusqu'a faire de l'homme un agneau pour l'homme.

Plusieurs points sont à observer à propos du bien et du mal.

Ces deux notions sont en évolution permanente et en direction de leur perfection. D'années en années, le "bien" se peaufine et s'instruit de mieux en mieux au sein de l'humanité et ce qui est "mal", se condamne de plus en plus précisément. Les lois s'enrichissent, deviennent de plus en plus justes et humaines, contraignent de plus en plus l'homme à maîtriser ses comportements abusants, et à améliorer le respect de ses congénères.

Le but inconscient de cette évolution, est d'anéantir progressivement le danger que représente l'homme pour l'homme (et pour la planète), et d'humaniser totalement l'homme, afin d'instaurer la paix et la sérénité, au sein de l'humanité.

Bien, mal, des notions universelles en leur sommet

Les valeurs de "bien" et de "mal" n'ont d'existence, qu'en relation l'une envers l'autre. Une action est dite « mal » en la comparant à des actions estimées « bien ».

Elles sont relatives aux temps et à la culture.

Le mal et le bien, d'hier ou de demain, d'ici ou d'ailleurs, sont variables. La notion de bien et de mal comme pouvait la concevoir la grèce antique, est différente de l'idée que nous nous en faisons aujourd'hui. Un Peul et un Ardéchoise actuels, leur donneront sans doute des sens parfois différents.

Pourtant en leur sommet, l'humanité entière se rejoint autour de quelques grandes lignes. Issues d'un pot commun (les lois instinctives de la nature), développées à partir de notre origine commune (les premiers hommes), tous les êtres humains qui composent notre espèce aujourd'hui, ont à peu près la même vision de ce qui est "bien" et ce qui est "mal" en conduites humaines. En leur sommet, ces valeurs touchent l'absolu et l'universel. C'est pourquoi, la plupart des sociétés valorisent l'amitié et l'amour et condamnent le meurtre ou la cruauté.

Le mal est à comprendre, le bien est évident

La notion de « bien » est inclut à la racine même de l'humanité. Elle est le pilier central de notre évolution. C'est pourquoi, nous allons nous pencher en priorité sur le concept de « mal » et celui-ci en particulier :

Le « mal » pris au sens moral et universel du terme (le meurtre, l'injustice, la cruauté, l'abus du faible, la maltraitance de la Terre, etc). Le « mal » moralement condamnable au nord comme au sud. Par un hindouiste, un animiste, un pratiquant du bouddhisme, un juif, un chrétien ou un musulman. Le « mal » condamné par la majorité des êtres humains élevés dans les valeurs humaines. Le mal condamné par l'inuit et le golden boy, le milliardaire et l'ascète. Le « mal » scandaleux pour le plus grand nombre d'entre nous.

Une nécessité à éliminer

Comprendre le mal est un progrès

jeune gens aux luthContraint à l'analyse

que tu puisses ériger en loi universelle ton action. Emmanuel Kant

Ce chapitre, sera donc entièrement dédié aux notions de bien et mal.

La sphéricité de la terre et la curiosité humain, ont poussé l'homme à découvrir son monde. De la même façon, l'insupportable présence du « mal » et ses ravages, nous obligent à le comprendre pour l'affaiblir. En plus d'œuvrer pour le bien, nous devons comprendre cette négativité.

Du pétrole pour l'athéisme

Naturellement, la présence du mal a de quoi discréditer le concept du divin. De quoi dévaluer 'idée d'un dieu « tout amour ». C'est effectivement difficile d'admettre la toute puissance d'un créateur et la présence de la cruauté ou du génocide. Sous cet angle-là, le mal semble bien être le meilleur ambassadeur de l'athéisme. Nous aurons donc à apporter quelques contre argumentations aux légitimes arguments des athées.

La création ne peut se passer du mal.

Il nous faudra alors expliquer pourquoi la création devait forcément inclure le « mal ». Pourquoi sans sa présence, notre espèce ne pouvait passer de l'état de « primate naturel » à l'état « d'homme constructeur ». Et pourquoi le philosophe de la théodicée; Gottfried Wilhelm Leibniz, a raison d'écrire : « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ».

Nous tâcherons ainsi d'expliquer pourquoi le mal, n'est pas atavique ni innée, mais résulte d'un ensemble de facteurs psychologiques, sociaux et éducatifs. Pourquoi il découle selon nous, des carences affectives, des défauts d'éducation à l'empathie, des apprentissages insuffisant à la gestion de la frustration, de l'absence de formation à la morale et à l'éthique et des pulsions violentes stimulées par certaines sociétés.

Nous aurons enfin à expliquer pourquoi les grandes valeurs humaines (morale, loi, éthique, sociabilité, amour du prochain, désir de s'améliorer, propension à aimer le bien), découlent de la faculté de juger nos actes, et pourquoi, sans l'invention de la notion de « mal », l'humanité n'aurait jamais pu se constituer.

Une première approche

fragment d'une ceramique greque, portant le nom de PericlesMais notre approche du concept de "mal", comme la plupart des notions traitées sur la mecaniqueuniverselle, sera succincte. Nous étudierons simplement son apport à l'évolution humaine et sa régression constante au cours des siècles.

Si nous voulions fournir des preuves incontournables de la nécessité du déliquance et de sa décroissance, il faudrait une étude minutieuse de chaque point de l'évolution et l'humanité et, me semble t-il, nous n'en avons pas encore les moyens techniques. Mais à mon sens, ce travail téléologique, scientifique et historique sur le devenir humain, s'imposera dans le futur et sera résolu. Ce jour là, la présence du mal sera enfin comprise et vraisemblablement vaincu. Le sens de l'humanité découvert, il éclairera l'homme, sans rencontrer d'obstacle.

2001

 

histoire du mal

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Platon-mecaniqueuniverselle

Pour moi, je suis à peu près persuadé que, parmi les philosophes, il n'y en a pas un qui pense qu'un homme pèche volontairement et fasse volontairement des actions honteuses et mauvaises ; ils savent tous au contraire que tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement, Les sophistes

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