L'humanité évolue vers l'éveil 🌱
☀️
🐦🐦🐦
L'humanité évolue vers l'éveil
La Mécanique Universelle
de l'atome à l'extase
Accueil Médias Soumission
|
Soumission et journalisme
Corruption et censure

La soumission du journalisme

De la censure à la corruption

GANESHLa corruption est plus forte que la censure pour soumettre les médias

Selon notre théorie, l'humanité évolue vers son ultime perfection ; la sagesse et la paix universelle.

Pour avoir quelques preuves de cette évolution vers le respect absolu de soi-même et d'autrui, il suffirait de comparer les châtiments qu'infligeait le XVIII eme siècle (voir par ex Damiens dans Surveiller et punir de Michel Foucault), avec les peines encourues actuellement.

Même si nous sommes encore loin de la paisibilité totale, la violence semble régresser de siècle en siècle. En quelques millénaires nous sommes passé des jeux cruels du cirque, aux spectacles sportifs. Des dictateurs aux manipulateurs démocrates.

De la même façon, le rapport des puissants avec le jeune média qu'est la télévision, évolue. La censure franche s'est transformée en corruption de velours. La corruption est une étape intermédiaire sur le chemin de la parfaite libération.

En comparant de façon schématique la télévision des années cinquante et soixante à la télévision actuelle, on peut estimer qu'il y a d'avantage de progression que de régression (cela n'empêche pas la télévision actuelle d'être encore sous la coupe des dominants). La liberté des journalistes contemporains est beaucoup plus étendue, même si le système dominant s'est organisé pour en avoir encore la mainmise.

Du militaire au marché

Le marché est devenu le nouveau leader de l'humanité. Il semble bien sûr préférable d'être assujetti aux forces de la consommation plutôt qu'aux forces militaires (mais il faudra également libérer les journalistes de cette nouvelle emprise). L'argent, l'élitisme, la peur de perdre sa place, sont les nouveaux moyens de pressions du marché sur les médias. Sous certains aspects, ils sont plus puissantes en terme de soumission que la contrainte par la force.

Après des décennies d'assujettissement aux pouvoirs politiques, les médias ont été subordonnés aux puissances du marché. Dans les années 50 à 70, la plupart des journalistes étaient inféodés aux politiques et la télévision semblait pourtant beaucoup plus libre qu'aujourd'hui. Beaucoup plus proche des peuples et des populations opprimées (les journalistes luttaient contre le colonialisme, la guerre du Vietnam... ). Depuis le début des années 80 au contraire, les médias se sont globalement rangés du côté des puissants.

En quelques décennies, le marché a sur valorisé l'élite au détriment du peuple. Il a inclus dans cette élite, tous les systèmes chargés de protéger le peuple des puissants (intellectuels, médias, syndicats). Il a ainsi neutralisé l'ensemble des corps susceptibles de lui apporter la contradiction. C'est pourquoi le potentiel critique des années 50 à 70 était bien supérieur au potentiel critique actuel.

La corruption par l'argent

Le marché utilise un moyen de pression beaucoup plus puissant que la censure directe. Il s'appuie sur le potentiel corruptible de chaque humain. Le processus est simple.

Le marché, a pris le contrôle des médias et offert des salaires de Nabab aux élites mis à leur tête. Ces "grands" journalistes se sont donc hissé dans la corporation des nantis. A partir de cette position stratégique le narcissisme, le goût du pouvoir et des passes-droit, le sentiment d'être protégé par des gens influents et de partager les secrets des hautes sphères, à pris le dessus sur leur vocation.

C'est ainsi que le marché a éteint toute contestation journalistique.

Une soumission par le haut

Malgré les critiques et la perte croissante de leur crédibilité, les pontes des médias sont incapables de se libérer de l'emprise du marché (moins de la moitié des téléspectateurs leur font confiance). Ces "grands journalistes" ne peuvent rompre avec cette soumission, parce que l'oppresseur n'est plus extérieur mais en eux-mêmes. C'est leur propre ambiguïté qu'ils ont à combattre. C'est le sens même de leur éthique, qu'ils ont perdu.

Dans les années 50 la télé était censurée par le politique. La lutte contre cet oppresseur franc, stimulait les journalistes. Elle faisait émerger les valeurs héroïques, la solidarité, le goût pour la liberté, l'éthique, et la déontologie de leur corporation.

Le marché n'utilise pas la censure mais la faiblesse humaine pour dominer. La corruption est un oppresseur invisible. On le distingue bien après avoir été corrompu. Pour s'en libérer, les médias devraient au préalable reconnaître avoir été corrompus et renoncer aux nouveaux privilèges superficiels. Pour tout être humain, reconnaitre ses erreurs et se dépouiller du superflus est particulièrement difficile.

Des dominants plus rigides que le peuple

Devenus des nantis, les journalistes dominants ont naturellement du mal à abandonner les privilèges acquis. Le peuple, relativement spirituel, est beaucoup plus fataliste, paisible et résigné, il accepte assez bien le sacrifice (par exemple celui d'abandonner progressivement tous ses acquis).

Bien souvent les pauvres glissent vers la précarité sans se faire entendre, ils acceptent des réductions de salaire sans se révolter.

Pour les dominants, beaucoup plus matérialistes, bagarreurs et soumis aux tendances primaires (goût du pouvoir, de l'influence etc.) la perte des privilèges correspond à la perte de pouvoir et du sentiment de domination, c'est-à-dire à la mise en dépression de leur ego.

Le ravage de la solidarité

De plus, même si ces journalistes voulaient aujourd'hui se révolter contre leurs nouveaux maîtres, ils ne peuvent même plus compter sur la solidarité de leur corporation. En corrompant eux-mêmes leur profession, ils ont en effet détruit son esprit de solidarité. Lorsque l'un d'entre eux se révolte, il ne peut s'attendre à aucun soutient de la part de ses confrères. Au contraire, une quantité de prétendants est à l'affût pour prendre sa place.

Un cercle très fermé

Le trilogisme sacrilège ; médias politique marché

Les symboles sont légions de cette collusion entre les patrons des médias et les puissances du marché et de la politique. Des livres sont écrit en commun, des loisirs et des clubs sont partagés. L'acquisition des médias par le marché a fini par établir une pensée unique. Une pensée alignée sur les thèses les plus conservatrices. Celle des grands patrons, des grands "guerriers" des grands leaders du monde.

Collusion préjudiciable à l'ensemble humain, y compris à ceux qui l'initie qui périme toute la beauté d'une vocation et de leur propre choix d'existence. Elle démontre qu'une génération de journalistes a choisi ce métier sans la vocation qui honorait ses prédécesseurs. Une génération qui, en refusant de critiquer énergiquement le marché, permet le sacrifice de la population vulnérable mondiale.

L'humanité future considérera sans doute cette période journalistique comme une non assistance à personne vulnérable en danger.

Des jeunes journalistes vieillis par les vieux.

L'exemple de cette corruption s'est répandu dans l'ensemble de la profession. La plupart des jeunes journalistes, au contact des anciens (et choisi par eux), reproduisent les mêmes schémas. Ils privilégient le désir de se placer auprès des gens influents, le copinage, le jugement binaire et réactionnaire. Il font preuve de vénération et d'obséquiosité devant la force et l'ordre, le pouvoir et l'élite. Ils négligent le peuple et ceux qui n'ont rien à leur offrir. Ils contribuent à faire passer l'ensemble du métier, comme l'écrit Kapuscinski : d'une vocation élevée, noble, à laquelle les intéressés se consacraient pleinement, pour la vie, à une sorte de hobby qu'ils peuvent abandonner, à tout moment, pour faire autre chose.

La faute n'incombe pas aux reporters, ils sont les premières victimes de l'arrogance de leurs patrons, des groupes médiatiques et des grands réseaux de télévision. Nul n'ignore que, dans les rédactions des journaux, dans les studios de radio et de télévision, il y a des journalistes sensibles et de grand talent, des gens qui ont de l'estime pour leurs contemporains, qui considèrent que notre planète est un lieu passionnant, qui vaut la peine d'être connue comprise et sauvée. La plupart du temps, ces journalistes travaillent en faisant preuve d'abnégation et de dévouement, avec enthousiasme et esprit de sacrifice, renonçant à la facilité, au bien-être, jusqu'à négliger leur sécurité personnelle. Avec pour unique objectif, de témoigner du monde qui nous entoure et de la multitude de dangers et d'espoirs qu'il recèle.

La corruption des patrons-journalistes occidentaux, n'est pas sans conséquences.

A cause d'elle des pans entiers de l'humanité pauvre sont oubliés au profit d'une sur-visibilité de la jet set et des célébrités. A cause de cette démission, des forces mafieuses se sont installées partout sur la planète. Des forces qui assassinent impunément les opposants, les idéalistes, les progressistes et un nombre considérable de journalistes courageux et éthiques. Nous sommes loin des années ou les journalistes français se soutenaient mutuellement.

Réforme nécessaire des médias

Un média juste et indépendant est vital pour la démocratie

Le monde est en train de s'universaliser. Les lois et le droit international ne sont pas encore suffisamment efficaces pour maîtriser les dérives du marché. Seuls les médias, parce qu'ils détiennent aujourd'hui les clés de l'opinion publique, ont les moyens de remettre un peu d'éthique dans cette mondialisation. Pour cela il faut qu'ils se donnent les moyens de critiquer toutes les dérives du marché et du politique, donc redevenir eux-mêmes éthiques.

Etre éthique, cela signifie, se désolidariser du marché pour se repositionner entre les puissants et le peuples. Les patrons journalistes doivent donc regagner leur conscience journalistique.

La gestion du média par le marché marcherait si la cloison entre eux était bien étanche, si aucune collusion, aucune pression, aucun copinage n'était possible. Seulement ce n'est pas le cas. Il y a sans doute moyen de rendre cette séparation imperméable à toute corruption pour protéger les médias.

Ce qui aurait pu être

De l'influence majeure des médias dans la bonne marche de la mondialisation

Avec des "si", on pourrait mettre Paris en bouteille dit-on. Donc SI les journalistes avaient obéit à leur vocations, la mondialisation aurait été parfaite et se serait déroulée pour le bien du plus grand nombre. Ils auraient évité aux marché et aux politiques les dérives dont ils fait preuves et le discrédit naturel qui s'en suit.

Si depuis 20 ans par exemple, la télévision était devenu un véritable contre-pouvoir, si les chaînes de grande audience avaient accordé ne serait-ce qu'une heure par jour à la critique du système, le marché occidental (dont le but est de séduire le consommateur) aurait réellement permis au monde pauvre de se développer. L’Afrique n'en serait pas ou elle en est, la pollution non plus, etc…

Laisser de l'espace au spirituel

Et si une autre heure quotidienne avait été accordée aux valeurs de l'être (éthique, spiritualité, philosophie, bien-être, fraternité, entraide), (opposées à celles de l'avoir), l'occident aurait résolu une bonne partie des problèmes posés par les valeurs du marché (violence, ghettoïsation, fracture sociale, communautarisme, non-sens, dépression, stress, ascenseur social déficient.)

Ainsi, le monde démocrate serait devenu effectivement enviable pour l'ensemble humain spiritualisé. Ainsi l'Occident n'aurait pas besoin d'imposer par la force son idéologie démocratique ... le désir populaire aurait suffit.

 

2001

 

Le journalisme et le marché

Cette page vous a touché ? ✉️ Réagir à cette page
Partager
Facebook Twitter WhatsApp
⭐ ✨ 🌟 ✨ ⭐
🌅 🤝 🌱 💛 🕊️ 🌍

L'humanité va vers l'éveil

Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.

☀️ Découvrir le fondement
Rencontres Philosophiques et Spirituelles de Montfaucon en Velay — juillet-août 2026